28 février 2007
Me revoilà !!!!!
Et oui, je suis de retour !!!! Me revoilà dans notre monde occidental "un peu fou" après une jolie pause dans un "autre" monde où le temps ne semble pas s'écouler de la même manière qu'ici...
Me revoilà avec des images plein la tête (et les cartes mémoires !!!) après une orgie de bouddhas, de pagodes, de stupas... et de riz ! Je vous livrerai mes impressions plus en détails avec quelques photos dès que j'aurai fait le tri des milliers de clichés que nous avons fait... c'est-à-dire d'ici quelques jours (semaines ???).
Pour l'instant, ce sont des tâches plus terre à terre qui m'attendent (courses, lessives, rangement... beurk !!!).
J'étais ravie de ce voyage mais contente aussi de rentrer, de retrouver mes fistons (Léo a profité de mon absence pour me dépasser...), mes chats (qui n'ont pas boudé non plus leur plaisir de nous revoir !!!), ma maison dans son petit coin de nature... et vous !!! Si si... Je suis contente de vous retrouver aussi... Je n'ai pour l'instant que "survolé" les commentaires que vous avez laissés en mon absence mais je vais tous les lire du début à la fin...
J'ai aussi très envie de découvrir ce que vous, scrappeuses-bloggueuses, avez réalisé durant mon absence (et là, j'ai du boulot !!!!).
J'avais promis une "surprise" aux scrappeuses de la région grenobloise mais il va vous falloir patienter jusqu'à demain (c'est PROMIS !!)
Et pour ne pas vous laisser sans "nourriture", voici une page que j'ai réalisée exprès pour vous hier soir, avant même de ranger mes valises...
NON, je plaisante... Je ne suis pas mordue à ce point quand même !!!! Cette page a été faite avant mon départ en voyage... Et puisque je vous parlais de stupas, je trouve qu'elle est d'actualité !!!
Retour au Sri Lanka... Il me reste encore des dizaines de photos de ce pays ! Et celle-ci est une de mes préférées. J'aime l'ambiance qui s'en dégage, j'aime le souvenir de ce joli endroit, j'aime ces couleurs et cet arbre à souhaits, où les Sri Lankais ont déposé leurs espoirs...
Une page que j'ai volontairement voulu simple et dépouillée, lumineuse comme cet endroit magique... Une page encore une fois en Rouge de Garance (je vous avais prévenues avant mon départ !!!)
Ah, une dernière chose.... Désolée pour celles qui ont tenté vainement de m'envoyer un mail lorsque j'étais absente mais ma boite a rapidement été saturée !!! J'ai tout "nettoyé" hier soir et vous pouvez de nouveau me joindre sans problème !!!!
"Ne cherchez pas le passé, ne cherchez pas le futur. Le passé est évanoui, le futur n'est pas encore advenu. Mais observez ici cet objet qui est maintenant."
Bouddha
27 février 2007
Un adorable mini
Je laisse aujourd'hui la place à Laurence, qui nous fait partager un mini tout mimi sur un bien joli chaton. Je vous invite aussi à découvrir son blog tout récent, Missenscrap.
"Voici un mini album mettant en scéne un petit chaton trouvé (abandonné) dans notre poulailler et qui a fait le bonheur de notre voisine.
L'album est réalisé avec des découpages de papier et des tampons; je n'ai ajouté que trés peu d'embellissements.
J'espére que ces quelques mini pages raviront les plus passionnés de félins."
Et si tout se passe bien, c'est aujourd'hui que je rentre...
26 février 2007
Un défaut dans la femme
J'ai envie aujourd'hui de vous faire partager ce superbe texte que m'a envoyé Eliza.
Eliza... encore une superbe rencontre que m'a offerte le scrap...
Eliza... que j'admire tant pour sa force de caractère et son dévouement aux autres...
Eliza... à qui ce magnifique texte correspond si bien...
Quand Dieu créa la femme, il en était déjà à son sixième jour de travail faisant même les détails.
Un ange apparut et lui demanda : « Pourquoi mets-tu autant de temps avec elle ? »
Et le Seigneur répondit : « tu as vu mon Projet pour elle ? Elle doit être complètement lavable, mais ne doit pas être en plastique, avoir plus que 200 parties amovibles, toutes remplaçables et être capable de fonctionner avec un régime quelconque, avoir un giron qui puisse accueillir quatre enfants en même temps, avoir un baiser qui puisse soigner aussi bien un genou écorché qu’un coeur brisé et elle fera le tout avec seulement deux mains. »
L’ange s'émerveilla des qualités.
« Seulement deux mains.... Impossible! Et celle-ci est seulement le modèle de base ?
C’est trop de travail pour un jour… Attends demain pour la terminer. »
« Je ne le ferai pas, protesta le Seigneur. Je suis si près de terminer cette création que j ’y mets tout mon cœur. Elle se soigne toute seule quand elle est malade et elle peut travailler 18 heures par jour. »
L'ange se rapprocha davantage et il toucha la femme. « Cependant tu l'as faite si délicate, Seigneur. »
« Elle est délicate, répondit Dieu, mais je l'ai faite robuste aussi. Tu n'as pas idée de ce qu’elle est capable de supporter ou d’obtenir. »
« Est-ce qu’elle sera capable de penser ? », demanda l’ange.
Dieu répondit: « Non seulement elle sera capable de penser mais aussi de discuter et d’exécuter. »
L'ange remarqua alors quelque chose et en allongeant la main il toucha la joue de la femme....
« Seigneur, il semble que ce modèle ait une fuite... »
« Je t'avais dit que je cherchais à mettre en elle beaucoup de choses. Il n’y a aucune fuite... c'est une larme », corrigea le Seigneur.
« À quoi servent les larmes? », demanda l’ange.
Et Dieu dit : « Les larmes sont sa manière d’exprimer sa joie, sa peine, sa désillusion, son amour, sa solitude, sa souffrance et son orgueil. »
Ceci impressionna beaucoup l'ange… « Tu es un génie, Seigneur, tu as pensé a tout. La femme est vraiment merveilleuse ! »
Et oui !
Les femmes ont des énergies qui étonnent les hommes.
Elles affrontent les difficultés, règlent les problèmes graves, cependant elles ont bonheur, amour et joie.
Elles sourient quand elles voudraient crier, elles chantent quand elle voudrait pleurer, elles pleurent quand elles sont heureuses et elles rient quand elles sont nerveuses.
Elles luttent pour ce en quoi elles croient.
Elles se rebellent contre l'injustice.
Elles n’acceptent pas un « non » pour réponse quand elles croient qu'il y a une meilleure solution.
Elles se privent pour maintenir la famille debout.
Elles vont chez le médecin avec une amie craintive.
Elles aiment inconditionnellement.
Elles pleurent quand leurs enfants ont du succès et elles se réjouissent pour les chances de leurs amis.
Elles sont heureuses quand elles entendent parler d'un baptême ou d’un mariage
Leur coeur se brise quand une amie meurt.
Elles souffrent pour la perte d'une personne chère. Sans doute elles sont fortes quand elles pensent ne plus avoir d’énergie.
Elles savent qu'un baiser et une embrassade peuvent aider à soigner un coeur brisé.
Il y n'a pas doute, dans la femme il y a un défaut:
C’est qu’elle oublie combien elle vaut.
25 février 2007
Le Grenier d'Elhenfr
Hélène nous invite aujourd'hui à la rejoindre dans sa nouvelle rubrique Héritage, le Grenier d'Elhenfr, sur le forum Swaps en tout genre
"Tortue 2007 m'a gentiment contactée pour lancer un challenge Héritage en voyant mes dernières pages et finalement, je lui ai proposé la première rubrique entièrement consacrée au style Héritage tel que je le sens.
Le Grenier est ouvert à toutes celles (ou tous ceux) qui ont des tas de vieilles photos de famille chez eux et qui n'osent pas se lancer. Je les guide en leur proposant des scraplifts, sketches... agrémentés de mes petits trucs.
Que toutes celles qui n'osent pas se lancer viennent nous rejoindre !"
Le Brésil
Patou aime le scrap, comme moi.. Patou aime les chats, comme moi... Et surtout, Patou aime les voyages, comme moi !!! Elle nous invite au Brésil aujourd'hui...
Cath nous a demandé si on était ok pour animer son blog pendant son absence, c’est un grand honneur et comme nous partageons une (entre autre !!) passion à savoir les voyages j’ai eu envie de vous parler du Brésil, eh oui quand elle rentrera je serais à J- … enfin proche de mon départ au Brésil !!
J’ai eu envie de vous faire partager cette folie qui anime les membres de 7 à 77 ans des écoles de samba.
J’espère que ce petit périple vous plaira…
La vie d’une école de Samba
L’école de samba est au Brésil une structure mêlant l’activité sociale et culturelle, son principal objectif est la participation au carnaval de la ville, compétition officielle dans laquelle chaque école présente tout le travail d’une année et tente d’acquérir des points au classement général.
L’histoire des écoles de samba est intimement mêlée à l’histoire du carnaval.
Les écoles fonctionnent à l’échelle d’un quartier ou d’un bidonville, et peuvent rassembler de 300 à 5000 personnes selon leur notoriété, leur niveau dans la hiérarchie issue du classement général et selon qu’elles sont accessibles ou non financièrement aux habitants des alentours.
La plupart sont situées dans les favelas ou dans les quartiers ouvriers, et sont un motif de fierté pour les habitants.
On peut se demander comment ces gens pauvres peuvent financer de parades aussi somptueuses !! L’argent des écoles de samba vient de dons de gens riches (dont l’argent vient souvent de d’activité illicite liée à la drogue ou au jeu).
L’organisation interne d’une école de samba est tournée toute entière vers la production d’un spectacle complet pour le prochain carnaval, mais elle peut aussi assurer des missions sociales (assistance aux plus démunis, éducation, emplois dans des domaines liés au carnaval).
L’école se découpe donc entre les artistes et les personnes qui produisent les chars, les costumes, les instruments. Elle peut posséder son propre local qui servira pour les répétitions et au stockage du matériel. La construction des chars est réalisée dans des hangars étroitement surveillés de peur d’être copié par les écoles concurrentes.
Pour le défilé, chaque école doit présenter différents tableaux liés au thème de l’année qu’elle a choisi librement, et l’originalité du thème retenu est un des critères pour choisir l’école gagnante. Chaque tableau étant constitué d’une aile de danseurs costumés, pour les grandes écoles de samba 3000 personnes peuvent défiler dans ses ailes. La batterie de percussions compte environ 300 musiciens, les chars sont chargés de nombreux autres danseurs. L’ensemble est précédé par un autre groupe de 10 à 15 danseurs effectuant une chorégraphie en relation avec le thème.
Défilent également le porte drapeau, qui est la reine de l’école et son partenaire
Pour avoir une idée du nombre de personnes, il y a plus de 50 écoles sur Rio.
Chaque école a droit à 90 minutes pour montrer sa parade et convaincre le jury, c’est le moment de montrer le résultat de toute une année de travail, le plus beau défilé remportera le titre de l’Ecole Championne de l’année.
Tous partagent le même rêve : être le temps d’un jour le roi du carnaval, le roi de Rio et le roi de tout le Brésil. Demain ils rangeront leurs costumes, les tambours et les boîte à maquillage et retrouveront la réalité de la débrouille, de la survie et de l’inquiétude. Ils le savent et s’en moquent, car dès la semaine suivante ils reprendront leur travail pour le carnaval de l’année suivante et prolonger leurs rêves.
Si le défilé des écoles de samba vous tente cliquez ICI il ya des très belles images.
24 février 2007
Les voyages de Dominique
Depuis quelques années, je me permets d’assouvir mon besoin de vivre d’autres choses, rencontrer d’autres gens, vivant d’une autre manière.
Ce n’est pas toujours facile de raconter ces moments, car ce sont des émotions difficiles à faire partager que celles offertes par un voyage.
Elles ne sont souvent qu’impressions diffuses, simples gravures dans la mémoire laissées par une musique, une odeur, un regard, un geste.
Il reste aussi d’autres traces plus profondes, semées comme des graines dans le champ du quotidien, par des mains invisibles
- un verre de thé
- un bol de lait de zébu
- quelques mètres en compagnie de dauphins sauvages
- une gazelle qui nargue la lionne,
- la lune, ma compagne sur cette planète.
Ce que je retiens de l’ensemble de ces escapades, c’est qu’elles m’ont permis de prendre le temps pour apprécier le quotidien, la beauté des parcs de Bruxelles, ville où je vis. La couleur du ciel quelle que soit la saison. Les nuances des feuillages des arbres qui bordent mon chemin journalier. Le sourire des gens que je croise en route.
Ces milliers de petites choses qui peuvent rendre belle une triste journée de brouillard que j’ai décidé de regarder autrement.
23 février 2007
A la découverte de la Nouvelle Zélande
On ne connait ce pays souvent que de nom... Pascale nous propose aujourd'hui d'en savoir un peu plus...
Par où commencer pour parler de la Nouvelle-Zélande ? Evoquer le passé de ce pays à la fois très jeune et très ancien, s’extasier devant ses paysages témoins de la force créatrice et dévastatrice de la nature, parler de son âme à la fois maorie et celtique, se laisser entraîner dans une leçon d’écologie appliquée ?
Détachée du grand continent Gondwana il y a 130 millions d’années, la Nouvelle-Zélande a été façonnée par les éruptions volcaniques, les tremblements de terre, l’érosion et les âges glaciaires. Sa faune et sa flore ont évolué dans un environnement parfaitement isolé et protégé jusqu’au début du XIXe siècle. Les premiers à aborder les rivages de ce pays formé de deux grandes îles ont été les Maoris, venus vraisemblablement de Polynésie aux alentours du XIIIe siècle. Le premier Occidental qui placera la Nouvelle-Zélande sur la mappemonde sera Abel Tasman en 1643, mais ce n’est qu’autour de 1820 que les premiers colons venus d’Angleterre - et pour certains, de France – créeront des établissements permanents sur les côtes.
Diversité est peut-être le mot clé pour parler de ce pays. L’île du Sud regorge de merveilleux sites naturels, de la péninsule d’Otago à l’Est, qui abrite une faune et une avifaune marine remarquables, en passant par les collines couvertes de moutons du Sud, jusqu’au prodigieux Milford Sound et aux glaciers Fox et Franz-Joseph sur la côte Ouest. Et que dire des magnifiques lacs de Wanaka et de Wakatipu et de l’extraordinaire parc national côtier Abel Tasman, aux allures faussement tropicales avec ses eaux turquoise et ses plages dorées entourées d’une végétation luxuriante. (Désolée, quand on décrit la Nouvelle-Zélande, on est un peu obligé d’abuser des superlatifs…) L’île du Nord n’est pas en reste avec le parc national de Tongariro, dominé par trois sommets volcaniques, les réserves de Waiotapu et Orakei Korako où boue bouillonnante, cascades colorées par les minéraux et geysers témoignent d’une l’intense activité souterraine et les péninsules boisées qui abritent d’adorables criques invitant à la baignade.
Diversité géographique mais aussi humaine. Tout est gaélique à l’est de l’île du Sud : Dunedin, qui porte le nom gaélique d’Edinburgh, s’enorgueillit d’une statue de Robert Burns (LE grand poète écossais). En traversant Balclutha ou Invercargill, on remarquera que les Stephenson, McIntosh et autres MacLeod abondent. Fermes, moutons, cueillette de fraises et de framboises, on pense immanquablement à l’Ecosse et à l’Irlande. A l’ouest, en revanche, flotte comme un parfum de Far West. Bourgades fantômes rescapées des ruées vers l’or, aussi nombreuses qu’éphémères, qui ont émaillé la deuxième moitié du XIXe siècle, panneaux indiquant que la prochaine station service se trouve à 250 km, étendues désertes dans lesquelles se dresse subitement une ferme dont on se demande bien par quel hasard elle a pu se retrouver là, réservoirs d’eau dans les jardins, pas de signal sur le téléphone portable… La côte ouest abrite certains des sites naturels les plus visités du pays, mais elle est aussi inhospitalière en raison de sa pluviosité et de la dense forêt qui la recouvre. 35 000 habitants sur 600 km, c’est peu ! Les localités de Fox et Franz-Joseph, au pied des glaciers du même nom, vivent uniquement du tourisme et s’apparentent davantage à ce qu’on appelle en anglais des « settlements » qu’à de véritables villages. Les gens de l’Ouest ont la réputation d’avoir conservé l’esprit pionnier, de savoir se débrouiller avec un bout de fil de fer et une ficelle, et de ne pas s’embarrasser de formalités. Dans l’île du Nord, les occasions d’aller à la rencontre de la culture maorie sont plus nombreuses. Whares (maisons communes maories) dans les villages, artisanat maori, mais aussi spectacles pour touristes ne manquent pas. Cependant, Rotorua a encore son quartier maori et l’art maori est à l’honneur dans les pourtant très victoriens Governement Gardens, au centre de la ville. Statues de bois aux proportions grotesques, aux visages tatoués faisant des mimiques terrifiantes, splendides canoés aux incrustations de coquillage, on est bien en Océanie.
En Nouvelle-Zélande, la nature a beaucoup donné, mais elle a aussi repris. En 1886, près de Rotorua, l’éruption du Mont Tarawera a complètement détruit les fameuses terrasses roses et blanches, terrasses de silice naturelles qui faisaient déjà l’objet d’une exploitation touristique à l’époque tant le site était remarquable. En 1931, c’est la ville de Napier qui a été anéantie par un tremblement de terre. Elle a depuis été reconstruite en style Art Déco et constitue depuis un ensemble architectural unique au monde. L’homme aussi, malgré son arrivée tardive, a eu le temps de commettre des dégâts parfois irréparables. Les énormes moas, oiseaux coureurs qui abondaient sur les deux îles, ont été exterminés par les Maoris, qui étaient exclusivement chasseurs avant d’épuiser leurs ressources alimentaires et de devenir agriculteurs par la force des choses. Les Européens ont épuisé en une centaine d’années les forêts de majestueux pins kauri du nord du pays. Ils ont introduit des mammifères (avant l’arrivée des colons, les plus gros mammifères terrestres étaient des chauves-souris) dont l’action sur l’écosystème s’est révélée extrêmement nuisible : l’oppossum, véritable fléau national, dévore des forêts entières, privant plusieurs espèces d’oiseaux, dont l’emblématique kiwi, de leur habitat naturel. De ce fait, plusieurs espèces endémiques sont aujourd’hui menacées d’extinction. Mais la Nouvelle-Zélande a tiré les enseignements des erreurs de son récent passé. Aujourd’hui, quasiment un tiers du pays est protégé, il existe quatorze parcs nationaux, et on ne compte pas les réserves forestières, parcs marins et autres zones préservées. Le tourisme est une manne pour le pays, qui a cependant su dire non au tourisme de masse et prévilégier l’écotourisme. Sur la péninsule d’Otago, par exemple, on peut véritablement aller à la rencontre de la faune dans son milieu naturel, sans déranger les animaux. Le parc national Abel Tasman se découvre uniquement à pied ou en bateau, kayak de mer, etc. Sentiers parfaitement aménagés et balisés, documentation et cartes précises, la Nouvelle-Zélande est un paradis pour les randonneurs et certaines des pistes comptent parmi les plus belles du monde (c’est le cas de la Milford Track, par exemple, une randonnée de quatre jours près du Milford Sound).
Tant de diversité sur un territoire qui fait la moitié de la France est une véritable aubaine pour le voyageur. Quatre cents kilomètres à peine séparent les glaciers des criques au sable blond du parc Abel Tasman. La très bonne qualité des infrastructures routières et hôtelières en font un pays très facile à visiter. Il reste encore bien des choses à dire sur ce merveilleux pays, mais j’espère vous avoir donné l’envie de les découvrir par vous-même…
Une boite très explosée !
La parole à Mamyline aujourd'hui...
"Bonjour à tous,
Comme Catherine, je prends beaucoup de photos de la nature et suite au givre de decembre 2005 en Normandie, j'avais l'idée de fabriquer une boite à explosion avec 21 photos + 4 textes. Mes visites quotidiennes sur le site de Catherine m'ont donné le titre et les textes sont inspirés de ses commentaires et de citations du site Evene. Vous aurez reconnu les papiers Basic Grey Dasher."
Et pour finir, une citation qui m'a été envoyée par Renée :
"La mort c'est comme un bateau qui part vers le large , ce n'est pas parce qu'il a disparu de l'horizon qu'il n'existe plus."
22 février 2007
Orchidées sauvages
Mad nous présente aujourd'hui les orchidées que vous pourrez découvrir au printemps, au détour d'un chemin.. si vous savez ouvrir vos yeux et observer la nature...
"Si vous ouvrez bien les yeux en vous baladant dés le début du printemps et même pendant l'été vous découvrirez ces petites merveilles (il y en a qui sont vraiment très très petites) qu'on appelle "orchidées sauvages". Attention certaines sont protégées, alors on regarde, on prend en photo et surtout on ne cueille pas. Ainsi ceux qui passent après vous peuvent aussi se "régaler" à les admirer… Il faut de bons yeux, ne pas hésiter à se pencher pour scruter l'herbe ou les talus ( parfois les gens qui passent vous demandent ce que vous cherchez tant votre attitude les intrigue) et vous les verrez au bord des chemins, dans les champs, au bord des routes, en plaine, en montagne… Leurs noms sont évocateurs…"
21 février 2007
Félix
La parole est (encore !) à ma Maman aujourd'hui... Mais je suis certaine que vous avez apprécié ses deux premiers messages... et que vous allez encore savourer celui-ci ! Un autre souvenir d'enfance...
Félix...
Non, non…Ce n’est pas le nom du chat bien qu’il y ait un chat dans mon histoire…Le chat, lui, s’appelait Micky. C’était un beau matou noir angora ; mais depuis qu’on lui avait ôté sa virilité ( sans lui demander son avis, d’ailleurs), c’était plutôt un pacha énorme et paresseux. Ma mère avait toujours aimé les chats et pendant toute mon enfance j’ai cohabité avec eux.
Félix, c’était le secrétaire de la mairie du village. Il ne ressemblait en rien à ses concitoyens , paysans généralement costauds, un peu rustres, dotés d’un bel appétit et prompts à « lever le coude ». Félix était maladif, très grand et maigre.J’avais toujours l’impression qu’il allait se briser et mon regard d’enfant étonné avait peine à comprendre comment un cou aussi décharné pouvait soutenir sa tête….Il avait fait quelques études ce qui lui avait permis d’obtenir ce poste ( à temps très partiel ) de secrétaire de mairie. Il était « vieux garçon » et vivait dans une grande solitude dans sa petite maison non loin de la place. Sa « différence » faisait qu’il était tout à fait l’écart des autres hommes : il ne travaillait pas aux champs, il ne fréquentait pas les cafés. Et bien que son beau prénom, unique au village, signifie « heureux » en latin, Félix était loin d’être heureux.
Chaque fois qu’il se rendait à la mairie il passait devant l’école, et si ma mère était à la maison, il avait pris l’habitude de frapper à la porte et d’entrer discrètement, un sourire timide aux lèvres, son chapeau noir à la main. Ma mère était une femme généreuse et sensible. Elle avait sans doute compris la grande détresse affective de Félix. Elle lui offrait une chaise, une tasse de café, bavardait un instant avec lui. A la façon dont il la couvait du regard, il était évident qu’il était secrètement amoureux d’elle. Et jamais je n’ai oublié le jour où, en la quittant, il posa son regard sur le chat pacha, étalé, abandonné, confiant sur les genoux de ma mère et dit d’un ton triste : « Comme j’aimerais être chat chez vous ! »
La tradition voulait que le soir de Noël on ajoute un couvert à la table de fête pour y faire asseoir le « pauvre » qui passerait par là. Mais le « pauvre », c’est aussi celui qui vit sans famille, sans amis, sans amour…Et je me souviens que Félix s’est parfois assis à notre table familiale.
Et puisqu'on parle de chat, je ne peux résister au plaisir de vous faire partager une petite série de photos sur Djembé...
"Chat qui dort ne chasse pas."
(proverbe indien)































































