Avant de vous dévoiler le nom de la gagnante choisie (avec difficulté !) par M. Cath,  voici une petite séquence bonus...
Nous étions à Badami la veille de Holî, où se déroulent des rituels religieux particuliers (non ce n'est pas une manif contre l'écotaxe !)

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Pour la petite histoire, M. Cath a réalisé les clichés suivants "au feeling", en brandissant mon reflex à bout de bras au dessus de la foule en liesse, car il y avait beaucoup trop de monde pour se glisser au premier plan. Les photos n'ont pas eu besoin de recadrage alors que le sujet n'était pas visible de l'endroit où elles ont été prises. C'est bien la preuve qu'à Badami, le Dieu des  photographes veillait sur nous ! 

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Nous n'avons pas connaissance de la signification de cette cérémonie. Toutefois nous avons quelques indices et surtout une nouvelle experte qui doit nous livrer ses conclusions avant dimanche prochain, j'ai nommé Gis, qui s'est gentiment proposée*. Pour l'aider nous savons :
-  que la noix de coco est considérée par les hindous comme la forme la plus pure de l'offrande aux Dieux puisqu'elle renferme une eau qui n'a pas été souillée par l'homme. Son écorce dure représente le monde physique, les fibres enchevêtrées qui la recouvrent caractérisent les vices de l'homme : jalousie, égoisme, avarice. La chair blanche est le symbole de la pureté de l'âme tandis que le liquide interne est assimilé à la spiritualité. La noix de coco possède trois yeux, tout comme l'homme (le voila notre scoop !!!) : physiquement l'homme possède deux yeux auxquels il faut ajouter le 3ème oeil de la conscience.
- que le riz (contenu dans le récipient où est planté le sabre) symbolise universellement les richesses de la terre, la prospérité et la paix. Pour les hindous le riz évoque, à travers les écritures sacrées, les quatre éléments de base de la nature : la terre, l'eau, le soleil et l'air. Le riz décortiqué est omniprésent dans les cérémonies hindoues.
- que lors de  l'offrande de riz aux Dieux il faut réciter le mantra suivant (nous comptons sur vous pour  le réciter en même temps, l'efficacité n'en sera que meilleure) : AKSHTATCHA SOURSHRESHIT KOUMKOUMAKTAH SOUSHOBHITAH. MAYA NIVEDITA BHAKTYA GRIHAN PARAMESHWAR (n'oubliez pas de contacter la rédaction si vous avez relevé une fôte d'ortografe dans ce mantra).
À toi de jouer maintenant Gis !

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Quant à l'utilisation que les indiens font de leur maison, nous allons verser une pièce importante au dossier : il s'agit d'une séquence photo prise en intérieur  dans le village voisin d'Aihole.

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Entrons, la porte est ouverte.... Déchaussez-vous car, tout comme dans les temples, la tradition veut que l'on laisse ses chaussures à l'entrée.

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Tiens, tiens... il y a du monde dans cette maison ! Toute la famille est là, sauf le membre qui nous accompagne car, vous vous en doutez, nous ne sommes pas entrés par effraction.

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Après le garage à boeufs, la partie "salon où l'on cause". Dans le fond, on devine le garde-manger

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Même le grand-père a souhaité poser avec sa vache pour le Blog de Cath (!!).

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Le grand-père est fier de son petit-fils... 

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.. et heureux de poser avec sa femme !

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Une petite photo-souvenir en ressortant !

Il est temps de vous dévoiler le choix de M. Cath (et ceux qui sont descendus lire la fin de l'article avant le début pour connaître la réponse plus vite vont s'attirer les foudres de Shiva, le destructeur de la trinité hindoue !).
M. Cath a beaucoup apprécié les efforts fournis pour l'écriture des commentaires et par conséquent a eu du mal à faire son choix final ! Il a apprécié le fait que l'article ait été lu en profondeur (les messages en témoignent) et que vous ayez exprimé vos sentiments.
Beaucoup ont insisté sur les odeurs que nous ne pouvons pas vous restituer... Sachez que malgré la température élevée qui régnait à Badami, il n'y avait pas de mauvaises odeurs qui flottaient dans l'air (contrairement à d'autres endroits que nous avons visités en Inde !). Sur le marché, il flottait plutôt des odeurs d'épices...
Vous avez aussi été nombreux à souligner la condition de la femme, qui est bien pire que ce que les images montrent. Cependant, contrairement à ce que pensent certaines d'entre vous, les hommes travaillent aussi et ne passent pas leur journée à bayer aux corneilles (d'ailleurs, nous n'avons pas vu de corneilles !).
Mais venons-en au gagnant... ou plutôt à LA gagnante !
Le commentaire choisi par M. Cath est celui publié par Anne-Marie :

Ne pas te parler pendant ces quelques jours… c’était aussi difficile que de faire un régime… surtout que vos photos sont tellement belles, j’avais envie de vous dire ce qu’elles m’inspirent…
Alors j’ai tenu mon « road-book » jour après jour pour être sûre de ne rien oublier ! 

Mercredi : les grottes 
Quelle splendeur ! Ce magnifique site sublimé par vos photos, j’y ai même reconnu CATH (pour dire la qualité des photos !) c’est bien elle qui se cache derrière les bras de Shiva : scrap ; tricot, voyages, photos, blog… sans oublier repas, ménage, jardinage, repassage…. 
Derrière ces photos, j’imagine déjà le mini qui est en gestation dans ta tête ! 

Jeudi : le marché 
Quel beau moment ! 
Mais 1ère constatation… aucune boutique de scrap !  
Reportage haut en couleurs – entre les saris, les légumes et les fruits, c’est un festival ! 
Vos si belles photos me permettent de me croire avec vous au cœur de ce marché entre les vaches sacrées, les cochons-nettoyeurs et les chèvres… 
Un p’tit tour en calèche (plutôt qu’en charrette !) me conviendra tout à fait – lorsque le cheval aura fini de manger bien sûr ! – cela me permettra d’admirer les magnifiques portraits que vous nous proposez et de m’attendrir devant ces enfants et ces femmes au travail, voire de répondre au bonjour de ces messieurs. 
Je me ramènerai peut-être une (ou plusieurs) potiche… dans mon jet privé bien sûr ! 
Pour manger ce sera plus dur… je n’ai pas le palais aventurier… mais je vous dirai que leur masala est le ras el hanout (la tête de l’épicier) d’Afrique du Nord : chaque épicier y met ce qu’il a envie… 
Enivrée par l’odeur des épices et celle du collier de fleurs jaunes, je m’assoupis en rêvant déjà à la promenade que vous nous réservez pour demain… 

Vendredi : le village 
c’est vrai que cette couleur bleue me rappelle beaucoup le Maroc… Mes pas sont dans les vôtres… je commence la visite… 
Les visages sont peut-être plus souriants qu’hier au marché mais quand même je trouve les enfants tristes ou peut-être intimidés… 
Les saris sont toujours aussi colorés, quelles belles tenues ! On ne voit pas les hommes à part quelques « vieux »… ils travaillent ou sont au café ?? 
Est-ce que les « trucs » oranges sont les zlabias algériens – pâtisserie frite et trempée dans le miel ?? - parce que si c’est ça je vais en déguster quelques uns… j’en salive déjà ! 
S’ils cuisinent… dorment… etc … dehors c’est parce qu’il fait beau ! mais quand il pleut ?? ou il fait peut-être froid ??? ils rentrent peut-être chez eux – je te prépare des sujets pour un autre post… tu répondras bien à nos interrogations ?…  - 
La promenade continue...Tiens, j’aime bien la pub… est-ce que ça vous a incités à en acheter ?  (à part l’eau…) 
Et aujourd’hui, toujours pas de boutique de scrap… ni de laine d’ailleurs !… Peut-être demain sur les ghats??? 

Samedi : les ghats 
Je suis toujours là pour vous suivre… bien sûr je prends un peu de retard en photographiant les fleurs que j’avais déjà repérées en arrivant mercredi aux grottes. 
Quel magnifique endroit ! Les marches me paraissent un peu raides… mais le plaisir de contempler ce paysage me fait vite oublier la difficulté… Merci à M. Cath pour tous les détails sur ce site dont les singes toujours présents (en cliquant sur les photos et en les faisant défiler on sait qui les a prises ! j’avais ainsi admiré hier les jolis portraits de Cath dans le village…) et bravo à Cath pour les reflets dans l’eau. 
Les différents programmes de leur machine à laver m’ont beaucoup amusée et j’ai pu admirer les différents « jeux d’eau » au cours du lavage et toujours les belles couleurs des saris. L’essorage est sportif ! 
Très amusant aussi le lavage des animaux… avec les vaches si bien pomponnées (l’expression vient de là ??) ! – Une question quand même… pourquoi la laine des moutons ne feutre pas ???? 
Quelle adorable petite (fleur) fille pour terminer ce reportage ! 
La promenade est finie... quel dommage ! 

Donc ce n’est pas là que tu as trouvé du scrap… car même les bracelets des petites filles seraient bien trop gros pour faire des anneaux ! ….et à part la laine sur les moutons, tu as trouvé quelques pelotes?? 

Un grand MERCI à vous deux pour ces quelques jours passés ensemble, je me suis régalée ! J’en redemanderais bien… mais quand on sait le travail que ça représente… je me contenterai largement de toutes ces photos ! 
Merci aussi au barde Cath de terminer l’album en chantant… et 2 chansons en plus!!! 

Je vous embrasse 
Anne-Marie

Je ne résiste pas au plaisir de vous faire partager un très beau commentaire, malheureusement déclaré hors-concours pour cause de "conflit d'intérêt" (et oui, il émane de Madame Belle-Plume... alias Alexane... autrement dit, ma maman !) :

Ce reportage sur Badami m’a emmenée dans un voyage virtuel extraordinaire. La première impression est le festival de couleurs éclatantes que ce soit au marché, dans les rues du village, au bord de l’eau et même dans les tons ocre et rosés des monuments parfois noyés dans la verdure. Mais il y a beaucoup plus de profondeur dans toutes ces superbes photos. J.M et Cath nous font entrer en douceur dans cette civilisation si éloignée de la nôtre, encore marquée par le sous-développement, le manque d’hygiène, la misère, les dures conditions de vie, surtout pour les femmes. En même temps ils nous montrent des portraits de gens ouverts et souriants, des visages beaux et expressifs, jeunes et moins jeunes mais tous avec quelque chose de spécial à nous faire comprendre. C’est un reportage de contrastes : beauté et laideur, sourires et dureté de la vie, éclat et médiocrité, sans doute le visage même de ce pays immense, riche d’une civilisation remarquable et d’une philosophie religieuse omniprésente, mais qui doit faire face à d’innombrables difficultés encore. J.M. et Cath nous font approcher au plus près les sentiments qu’ils ont eux-mêmes ressentis et tout cela avec humour, l’humour qui permet de capter l’aspect joyeux des choses et de ne pas tomber dans le misérabilisme tout en restant conscient de la rudesse de la vie à Badami. 
Quelle belle réussite !

*Voici le commentaire qu'avait posté Gis : Je veux bien être nommée experte, pour éclaircir certaines zones d'ombre...