Ce mois-ci, dans mon "coin lecture", je vous présente 4 ouvrages dont 3 m'ont été conseillés ici même ! C'est la preuve que je lis avec beaucoup d'attention et d'intérêt les messages que vous avez la gentillesse de déposer. Et je sais que je ne suis pas la seule à les lire, alors n'hésitez pas, exprimez-vous ! Comme je le dis à chaque nouvel article, cette rubrique est aussi la vôtre !
Depuis, j'ai lu d'autres livres (dont certains conseillés ici même) mais je n'ai pas eu pris le temps de rédiger un petit article à leur sujet ; ce sera pour le mois prochain !

Lectures-octobre


Jolie libraire

Présentation de l'éditeur :
« Elle a lu la quatrième de couverture, a frissonné d'étonnement. Ce récit ressemblait à s'y méprendre à un épisode de son existence. Elle a déposé l'ouvrage sur le comptoir et est allée ouvrir la porte de la librairie. À neuf heures, les clients sont encore rares et, dans la lumière du matin qui glissait sur la vitre, elle a commencé à lire ce texte inattendu. » 
Les événements de notre vie, même les plus obscurs, sont posés dans la main des anges. Quand les hasards se rencontrent, c'est la lumière qui les rassemble. Une jolie libraire retrouve un fait marquant de son passé dans un livre qui la conduit à tisser des liens et à s'interroger sur son présent. Ce roman délicat, qui rend hommage aux libraires et qui chante l'univers des livres, est une ode à la lumière, à la tendresse et à l'amour.

J'ai été charmée par ce conte de fée moderne, aussi joli que son titre, avec une intrigue bien ficelée. Plein de poésie, de délicatesse, de douceur et d'espoir,  il se lit très vite pour la bonne raison qu'une fois commencé, c'est difficile d'en sortir !
Oui, bien sur, d'aucuns diront qu' il s'agit encore d'un livre qui parle de livres (!!!). Moi j'ai plutôt envie de dire qu'il s'agit là d'un très bon livre qui parle de livres et de ceux qui les aiment. A lire absolument si vous les aimez aussi (et si vous lisez cette rubrique, c'est probablement le cas)

"Être libraire, c'est être passeur de mots, passeur de phrases, passeur de vie." 

"Pendant que tu penses aux ombres de ton existence, tu ne t'émerveilles pas du soleil qui se lève chaque matin".

 

Le liseur du 6h27

Présentation de l'éditeur :

Employé discret, Guylain Vignolles travaille au pilon, au service d’une redoutable broyeuse de livres invendus, la Zerstor 500. Il mène une existence maussade mais chaque matin en allant travailler, il lit aux passagers du RER de 6 h 27 les feuillets sauvés la veille des dents de fer de la machine… Dans des décors familiers transformés par la magie de personnages hauts en couleurs, voici un magnifique conte moderne, drôle, poétique et généreux : un de ces livres qu’on rencontre rarement.

Tiens, voilà un second livre qui parle de livres... Et un second livre que j'ai beaucoup aimé et que je recommande chaudement ! Cet ouvrage est un très bel hommage aux livres et à la lecture.
C'est le genre de roman qu'il faudrait savoir déguster pour mieux le savourer mais que je n'ai pas pu m'empêcher de dévorer (peut-être pour mieux pouvoir le relire ?). 
De la tendresse, de l'humour, de l'optimisme, de la poésie, de la fantaisie, il ne manque rien à cette belle histoire d'amitié et d'amour dont le fil conducteur est l'écrit (sous toutes ses formes).

 

La carapace de la tortue

Présentation de l'éditeur :
Lorsque Clotilde décide de venir s'installer à Bordeaux, sa ville natale, elle ne sait pas encore que sa vie va en être bouleversée : d'abord la découverte de voisines drôles et fantaisistes, puis l'amour d'un enfant et qui sait, celui d'un homme ? La recherche d'un travail va la conduire par le plus heureux des hasards à pénétrer un cercle bien fermé, celui de l'art contemporain. C'est dans un musée en quête de création et d'esthétisme que Clotilde va s'épanouir. Un hymne à l'amitié, à la culture et à la différence ! Une écriture décomplexée et vive qui fait exploser les idées préconçues sur l'apparence physique

Ce petit roman facile et rapide à lire m'a beaucoup plu ! Les personnages sont attachants, les portraits de femmes amusants. C'est un bel hymne à l'amour et à l'amitié écrit avec beaucoup de sensibilité. Lorsque j'ai choisi ce roman, j'ai lu plusieurs critiques disant qu'il rappelait "Ensemble c'est tout" ou "L'élégance du hérisson". Ce roman est à mon avis loin d'égaler le superbe livre de Muriel Barbery mais c'est vrai qu'on y retrouve un peu la même ambiance.
Un bémol pour la fin, surprenante et peu crédible !

 

Une si belle école

Présentation de l'éditeur :
En 1954, une jeune femme de 20 ans rejoint son premier poste de maîtresse d'école à Ségalières, un hameau à 800 m d'altitude entre la vallée du Lot et les monts d'Auvergne.
Ornella Perrugi est la fille d'un maçon italien, ses parents sont pauvres mais elle a choisi très tôt son destin "cinq ans, mais déjà je savais : les livres règneraient sur moi comme je règnerai sur eux".
La foi dans son métier chevillée au corps, elle va se heurter, dans son premier poste, à la rudesse des paysans qui ont besoin de leurs enfants pour le travail des terres, qui souhaitent pour eux le Certificat mais pas l'entrée en 6e.
Mutée parce qu'elle va défendre, bec et ongles, un enfant en détresse, elle va rejoindre un poste double. Ce sera la rencontre avec Pierre qui s'occupe des petits et elle des grands. Amoureux, jeunes époux, puis parents, ils vivront tout au long de leur vie leur passion commune pour l'éducation et poursuivront leur carrière au gré des réformes...
Dans ce très beau roman, Christian Signol, nous raconte avec l'émotion, la tendresse et la nostalgie qui lui sont propres un demi-siècle de notre histoire et donne un visage à ces successeurs magnifiques des "hussards noirs de la République" à qui nous devons tant.

Gentillet... Si je devais résumer ce livre en un seul mot, voilà celui qui me viendrait spontanément à l'esprit ! Certes, le style est facile et agréable et le roman se lit sans aucun ennui. On y retrouve cette ambiance "terroir" chère à Signol (et que j'aime beaucoup).
Ce roman m'a fait passer un agréable moment de lecture mais il n'est pas mon préféré de l'auteur  (j'avais beaucoup aimé la trilogie "La rivière espérance" ; tiens, je devrais la relire !)