Une petite nouveauté dans ma rubrique lecture : avant de vous donner mon avis (très succinct et partial !) sur chacun des livres que je vous présente, j'ai fait un copier coller de la présentation faite par l'éditeur, afin que vous ayez une idée plus précise du sujet de l'ouvrage. 

Lectures-novembre

Vieux, râleur et suicidaire, la vie selon Ove

Présentation de l'éditeur : Toutes les tentatives de suicide de Ove, un veuf, sont arrêtées par ses nouveaux voisins, une iranienne, son mari et ses deux enfants. La vie de ce vieux monsieur au sale caractère avec ses principes hérités de son père, va être bouleversée de manière inattendue. 
A cinquante-neuf ans, Ove se sent vieux. Veuf, grincheux et dépressif, il n’attend plus qu’une seule chose de la vie : la mort ! Depuis que sa femme est décédée et qu’il a été licencié, il erre dans sa maison, fait des rondes de sécurité dans le quartier pour vérifier que tout est en ordre, engueule les résidents de son lotissement et se sent atrocement inutile, au point de décider d’en finir. 
Mais entre la corde qui cède alors qu’il s’apprête à se pendre et un chat de gouttière impertinent, ce n’est pas si simple. Sans compter que ses nouveaux voisins, Parvaneh, une jeune Iranienne, son mari et leurs deux charmants enfants, dérangent Ove en permanence et interrompent chacune de ses tentatives de suicide, ce qui le met dans une rage folle. Bref, Ove n’est pas près d’accéder au repos éternel.

Au début de la lecture, ce livre m'a rappelé "Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire" ; ce sentiment s'est estompé au fil des pages car "Vieux, râleur et suicidaire" est moins "loufoque" et surtout plus "profond". Le "râleur" se révèle plein de sensibilité et d'amour pour son prochain et on s'attache très vite à tous les personnages qui l'entourent. Une fois la lecture commencée, il est difficile de lâcher ce roman ! Il fait pour moi partie de ces livres dont on se sent orphelin lorsque la dernière page est tournée.

 

Certaines n'avaient jamais vu la mer

Présentation de l'éditeur : L'écriture de Julie Otsuka est puissante, poétique, incantatoire. Les voix sont nombreuses et passionnées. La musique sublime, entêtante et douloureuse. Les visages, les voix, les images, les vies que l'auteur décrit sont ceux de ces Japonaises qui ont quitté leur pays au début du XXe siècle pour épouser aux États-Unis un homme qu'elles n'ont pas choisi.
C'est après une éprouvante traversée de l'océan Pacifique qu'elles rencontrent pour la première fois à San Francisco leur futur mari. Celui pour lequel elles ont tout abandonné. Celui dont elles ont tant rêvé. Celui qui va tant les décevoir.
A la façon d'un chœur antique, leurs voix s'élèvent et racontent leurs misérables vies d'exilées ... leur nuit de noces, souvent brutale, leurs rudes journées de travail dans les champs, leurs combats pour apprivoiser une langue inconnue, la naissance de leurs enfants, l'humiliation des Blancs, le rejet par leur progéniture de leur patrimoine et de leur histoire ... Une véritable clameur jusqu'au silence de la guerre. Et l'oubli...

Le sujet est intéressant et retrace une page d'histoire que je ne connaissais pas : l'exil des jeunes femmes japonaises qui ont embarqué pour les États-Unis au début du XXème siècle afin de retrouver des hommes épousés à distance. L'espoir qu'elles placent dans cette nouvelle vie sera vite déçu...
Le procédé d'écriture utilisé par Julie Otsuka est pour le moins déconcertant et j'avoue que je n'ai pas accroché du tout. Je n'ai pas aimé cet usage du "nous" tout au long du roman, ces inventaires à la Prévert (parfois interminables !) qui rendent la lecture soporifique. Par conséquent, je ne suis jamais vraiment rentrée dans le livre et si je l'ai lu jusqu'au bout c'est uniquement en raison de son petit nombre de pages  (je pense que je l'aurais abandonné si il avait fait ne serait-ce que 50 pages de plus !) et parce que je trouvais le thème intéressant.
Ce livre a reçu le Prix Fémina étranger en 2012 et les critiques des lecteurs à son égard sont en grande majorité positives ; ce style littéraire plutôt étrange plait donc à certains !

 

Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran

Présentation de l'éditeur : Paris. Rue bleue. Dans les années 60. Moïse, onze ans, mal aimé, supporte comme il le peut de vivre avec seul avec son père. Monsieur Ibrahim, le vieux sage, tient l'épicerie arabe et contemple le monde de son tabouret. Un jour, le regard de monsieur Ibrahim rencontre ce lui de Momo et, de conversation en conversation, la vie devient plus souriante, les choses ordinaires extraordinaire...

Ce petit conte philosophique se lit facilement (et très très rapidement !) mais j'avoue être restée sur ma faim car j'ai trouvé cette leçon de vie (et de tolérance) un peu simpliste et cousue de fil blanc. Ce livre m'a semblé bien insipide par rapport à "Oscar et la Dame Rose" du même auteur. 

 "Ce que tu donnes, c'est à toi pour toujours ; ce que tu gardes, c'est perdu à jamais !" 

"Nous avions le temps. Lui, parce qu’il était vieux, moi parce que j’étais jeune."

 

Ça peut pas rater

Présentation de l'éditeur : - J'en ai ras le bol des mecs. Vous me gonflez ! J'en ai plus qu'assez de vos sales coups ! C'est votre tour de souffrir! Marie pensait avoir trouvé l'homme de sa vie, jusqu'à ce que son couple implose de façon brutale et scandaleuse. Anéantie, elle prend une décision sur laquelle elle jure de ne jamais revenir: ne plus faire confiance aux mâles et surtout, ne plus rien leur passer. Ni dans sa vie privée, ni au travail. On remet les compteurs à zéro. On renverse la vapeur. La gentille Marie est morte, noyée de chagrin. À présent, c'est la méchante Marie qui est aux commandes.
Marie est remontée comme un coucou. Marie ne croit plus à l'amour, ce mirage source de tous les malheurs des femmes.
Mais voilà, Marie a du cœur, une famille, des amies aussi tordues qu'elle et une soif de vivre qui n'a pas fini de la précipiter dans des plans impossibles. Et si, au-delà de ses illusions perdues, il était temps pour elle de découvrir tout ce qui vaut vraiment la peine d'être vécu?

Dans ce dernier roman, j'ai retrouvé avec bonheur le Legardinier de "Demain j'arrête"  et "Complètement cramé"  (j'avais moins aimé "Et soudain tout change", son précédent roman). J'y ai retrouvé les "ingrédients" que j'aime chez cet auteur : de l'humour, de la fantaisie, une écriture agréable, des personnages attachants... et toujours un chat, partie prenante de l'histoire.
Un livre qui fait du bien et que l'on a du mal à lâcher une fois commencé !

 

L'âme du monde

Présentation de l'éditeur : Pressentant l'imminence d'un cataclysme planétaire, sept sages venus des quatre coins du monde se réunissent à Toulanka, monastère perdu des montagnes tibétaines, pour transmettre à Tenzin et Natina, deux jeunes adolescents, les clés de la sagesse universelle. Au-delà des divergences culturelles et historiques de leurs traditions respectives, ils s'appuient sur leur expérience personnelle et se savent inspirés par ce que les philosophes de l'Antiquité appellent l'Âme du monde : la force bienveillante qui maintient l'harmonie de l'univers. 
Leur message répond aux questions essentielles : quel est le sens de mon existence ? Comment réussir ma vie et être heureux ? Comment harmoniser les exigences de mon corps et celles de mon esprit ? Comment apprendre à me connaître et à réaliser mon potentiel créatif ? Comment passer de la peur à l'amour et contribuer à la transformation du monde ?
Loin des croyances dogmatiques, ils ouvrent le chemin simple et concret d'un humanisme spirituel qui aide à vivre.
À la suite de son Petit traité de vie intérieure, Frédéric Lenoir transmet ses connaissances philosophiques et spirituelles à travers un conte initiatique lumineux qui touche le cœur autant que l'intelligence.

Ce très court ouvrage philosophique (que l'on m'a conseillé plusieurs fois) m'a beaucoup touchée. Son contenu simplifié constitue une approche facile et  agréable de la philosophie et de la spiritualité. Les "enseignements universels" que nous livre ici Lenoir sont tirés de différentes religions mais sont présentés dénués de leur caractère religieux, ce qui les rend d'autant plus efficaces.
J'ai pour habitude, au fil de mes lectures, de relever certaines phrases ou certains passages qui me "parlent". Je ne l'ai pas fait pour cet ouvrage car je pense que j'aurais pu en recopier les 3/4 !
Un livre à lire, à relire, à offrir.

"Ce qui compte, ce n'est pas de gravir cette montagne, ou bien celle-ci, ou bien encore celle-là, mais de parcourir le chemin. Et de le faire avec attention, persévérance, avec le coeur ouvert et l'esprit vigilant. Ce n'est pas le nom du sommet que nous avons gravi qui nous transforme, mais la présence et l'amour que nous avons mis dans la marche. Le monde est beau par la variété de ses paysages. La vie spirituelle est belle par le foisonnement de ses chemins."

 "Le regard que nous portons sur le monde n'est pas le monde lui-même, mais le monde tel que nous le percevons à travers le prisme de notre sensibilité, de nos émotions. Si le monde vous apparaît triste ou hostile, transformez votre regard et il vous apparaîtra autrement. C'est par un travail intérieur, psychologique et spirituel, que nous pouvons véritablement changer et faire évoluer notre perception du monde extérieur."

 

 

Avant toi

Présentation de l'éditeur : Une histoire d’amour bouleversante et poignante, sur le goût de vivre, l’amour sans limite et le handicap. Un récit touchant et drôle à la fois, qui ne laissera personne indemne.
Quand Lou apprend que le bar où elle est serveuse depuis des années, met la clé sous la porte, c’est la panique. En pleine crise, dans ce trou paumé de l’Angleterre, elle se démène pour dégoter un job qui lui permettra d’apporter à sa famille le soutien financier nécessaire. On lui propose un contrat de six mois pour tenir compagnie à un handicapé. C’est alors que la jeune femme découvre Will, un jeune tétraplégique qui rêve de mettre fin à ses jours. Lou n’a que quelques mois pour le faire changer d’avis..

Ce livre m'a été recommandé plusieurs fois dans le cadre de cette rubrique et je n'ai vraiment aucun regret à avoir suivi ces recommandations.
Le thème de ce roman pourrait faire peur mais il est écrit avec beaucoup de délicatesse, sans sombrer dans le pathétique. Et même si certaines situations sont peu crédibles, certains personnages caricaturaux, on se laisse emporter par l'émotion tout au long de la lecture et j'ai "avalé" les 480 pages sans même m'en rendre compte !

Comme toujours, cette rubrique étant aussi la vôtre, n'hésitez pas à vous exprimer

 

 

 

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J- 23

Cette année, les monstres sont le thème des vitrines de Noël aux Galeries Lafayettes. En attendant le reste de sa bande, voici Gustave, le monstre en chef.

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