Un petit passage dans le coin lecture, où vos commentaires* sont toujours les bienvenus...

Lectures-decembre

Dora Bruder

Présentation de l'éditeur :
Dans un vieux Paris-Soir daté du 31 décembre 1941, l'œil de Patrick Modiano est attiré par l'annonce suivante: "On recherche une jeune fille, Dora Bruder, 15 ans, 1 m 55, visage ovale, yeux gris-marrons, manteau sport gris, pull-over bordeaux, chaussures sport marron. Adresser toutes indications à M. et Mme Bruder, 41, boulevard Ornano, Paris ".
Cet entrefilet amène l'auteur à enquêter sur cette fille et ses parents envoyés à Auschwitz en 1942. Il essaie de redonner vie à leur existence qu'il traque sur des papiers administratifs, sur des photos. Le texte se présente comme un chassé-croisé dans Paris entre présent et passé, des souvenirs de l'auteur s'entremêlant à ce qu'il découvre de la jeune fugueuse, de sa famille et des personnes qui l'ont côtoyée. 
Mais aucun document officiel ne peut restituer les occupations de Dora pendant ses fugues qui ainsi demeurent le secret de ce destin tragique décrit tout en subtilité par Patrick Modiano.

Lorsque Modiano a reçu le prix Nobel de littérature, j'ai regardé la liste de tous les livres qu'il avait écrit et je crois n'avoir lu de lui que "Rue des boutiques obscures" (probablement lorsque j'étais au lycée puisque ce livre est sorti l'année où j'étais en première littéraire...) dont  je ne me souviens plus du tout ! Pour mon anniversaire, on m'a offert deux de ses livres : son dernier, "Pour que tu ne te perdes pas dans le quartier" et Dora Bruder. J'ai commencé par lire Dora Bruder mais dès le début, cette "enquête" (ou cette "quête" ?) m'a paru bien ennuyeuse. J'ai tenu bon, ne voulant pas passer à côté de quelque chose, certaines des critiques que j'avais lues étant plutôt élogieuses à l'égard de cet ouvrage. Mais plus j'avançais dans le livre et plus je m'ennuyais. Au 2/3, je l'avoue, je l'ai refermé définitivement ! Et du coup, me voilà peu motivée à commencer la lecture de "Pour que tu ne te perdes pas dans le quartier".

 

Le plus bel endroit du monde est ici

Présentation de l'éditeur :
Iris, âgée de trente-six ans, est bouleversée par la mort de ses parents dans un accident de voiture. Par un après-midi froid et gris où rien ne semble plus avoir de sens, elle songe à commettre l'irréparable. Quand soudain, elle découvre un petit café auquel elle n'avait jamais prêté attention. Son nom étrange, Le plus bel endroit du monde est ici, ayant éveillé sa curiosité, elle décide de pousser la porte et d'aller s'asseoir à une table. Un jeune Italien vient bientôt l'y rejoindre, il se prénomme Luca. Ensemble, ils commencent à évoquer la vie d'Iris. Pendant six jours d'affilée, ils se retrouvent au même endroit et, progressivement, Iris semble sortir la tête de l'eau. Mais au septième jour, Luca demeure introuvable. Iris comprend qu'elle ne le reverra plus. Ce qu'elle ignore en revanche ce sont les raisons de sa disparition. Mais une chose est certaine, la semaine qui vient de s'écouler avait quelque chose de magique... Au sens propre du terme.


J'ai été charmée par ce petit conte moderne, écrit à quatre mains, qui se lit très facilement. Une histoire "positive",  pleine de charme et joliment écrite, de l'espoir, de la légèreté, de la sérénité.... tout ce que j'aime est réuni dans ce petit livre que j'ai eu du mal à lâcher avant d'avoir tourné la dernière page ! Je lui ai même trouvé un léger parfum de "Petit Prince" ("Le Petit Prince" que j'ai d'ailleurs relu juste après. Comme le dit une des mes Amies, voilà un livre qu'il faudrait lire au moins une fois par an....).

Abandonne le passé et le présent démarrera. 

On ne peut comprendre la vie qu'en regardant en arrière, mais on ne peut la vivre qu'en regardant vers l'avant 


Le jour où j'ai appris à vivre

Présentation de l'éditeur :
Et si tout commençait aujourd'hui?

Imaginez: vous vous baladez sur les quais de San Francisco un dimanche, quand soudain une bohémienne vous saisit la main pour y lire votre avenir. Amusé, vous vous laissez faire, mais dans l’instant son regard se fige, elle devient livide. Ce qu’elle va finalement vous dire… vous auriez préféré ne pas l’entendre. À partir de là, rien ne sera plus comme avant, et il vous sera impossible de rester sur les rails de la routine habituelle.
C'est ce qui va arriver à Jonathan dans ce nouveau roman de Laurent Gounelle. À la suite de cette rencontre troublante, il va se retrouver embarqué dans une aventure de découverte de soi ponctuée d’expériences qui vont changer radicalement sa vision de sa vie, de la vie. Ce roman, dont l’intrigue est basée sur des expériences scientifiques réelles, éclaire d’une lumière nouvelle notre existence et nos relations aux autres, et apporte un souffle d’air pur dans notre vie.


Je suis restée sur ma faim avec ce dernier roman de Gounelle. Si le fond est intéressant, l'écriture n'a rien d'exceptionnel et l'intrigue n'est qu'un prétexte à faire passer un message moralisateur. J'ai aimé la partie où Jonathan discute avec sa tante Margie et c'était à mon avis la seule partie intéressante du livre, le reste n'étant que remplissage ! Si j'avais aimé les deux premiers romans de l'auteur ("l'homme qui voulait être heureux" et  "les dieux voyagent toujours incognito"), j'avais déjà été très déçue par le troisième ("le philosophe qui n'était pas sage") et ma déception se confirme avec ce dernier roman. Je crois que je ferai l'impasse sur le prochain !

 

Pars avec lui

Présentation de l'éditeur :
On retrouve dans Pars avec lui l'univers tendre et attachant d'Agnès Ledig, avec ses personnages un peu fragiles, qui souvent nous ressemblent. L'auteur de Juste avant le bonheur sait tendre la main aux accidentés de la vie, à ceux qui sont meurtris, à bout de souffle. Mais aussi nous enseigner qu'envers et contre tout, l'amour doit triompher, et qu'être heureux, c'est regarder où l'on va, non d'où l'on vient.

Voilà encore un roman que l'on pourrait classer dans la catégorie des "romans qui font du bien"... et moi, je l'avoue, j'aime ça ! Il est rempli d'amour, d'espoir, de bons sentiments et est écrit avec beaucoup de justesse et de délicatesse. Bref, je suis une fois de plus tombée sous le charme de la plume simple et efficace d'Agnès Ledig et j'ai retrouvé à la lecture de ce livre le même plaisir qu'avec "Juste avant le bonheur".

Nous sommes la somme de nos choix mais aussi de nos non-choix. Il faut assumer, et les regrets ne changent pas le passé. Par contre ils ternissent le présent.

On ne réalise la valeur de la vie que lorsqu’elle est menacée.

Nous sommes des êtres complets et la nature nous amène à le ressentir profondément, alors que la société crée en nous le manque. Elle sait nous faire croire et nous faire ressentir qu'il nous manque quelque chose pour être heureux. Elle nous interdit d'être satisfaits de ce que nous avons, de ce que nous sommes. Elle ne cesse de nous faire croire que nous sommes incomplets.


Glacé

Présentation de l'éditeur :
Décembre 2008, dans une vallée encaissée des Pyrénées. Au petit matin, les ouvriers d'une centrale hydroélectrique découvrent le cadavre d'un cheval sans tête, accroché à la falaise glacée.
Le même jour, une jeune psychologue prend son premier poste dans le centre psychiatrique de haute sécurité qui surplombe la vallée.

Le commandant Servaz, 40 ans, flic hypocondriaque et intuitif, se voit confier cette enquête, la plus étrange de toute sa carrière.
Pourquoi avoir tué ce cheval à 2 000 mètres d'altitude? Serait-ce, pour Servaz, le début du cauchemar?
Une atmosphère oppressante, une intrigue tendue à l'extrême, une plongée implacable dans nos peurs les plus secrètes, ce premier roman est une révélation!
Bernard Minier a grandi au pied des Pyrénées. 
Primé à l'issue de plusieurs concours de nouvelles, il publie avec Glacé son premier roman.

Voilà plus d'un an que ce livre attendait dans ma pile de livres à lire... M. Cath m'en avait dit beaucoup de bien ; le titre était aussi revenu plusieurs fois dans les commentaires de cette rubrique. Courant décembre, je me suis donc décidée à commencer ce pavé (730 pages dans la version poche) mais j'ai eu du mal à rentrer dans l'histoire (dont l'ambiance m'a dès le début fait penser aux Rivières pourpres). La première partie du livre m'a paru si longue que j'ai été tentée d'abandonner la lecture, rendue parfois soporifique par des descriptions à n'en plus finir. Heureusement, j'ai tenu bon et j'ai pris davantage de plaisir dans la seconde partie, où le suspense est enfin là ! 

 

Petits crimes conjugaux

Présentation de l'éditeur :
Lorsque, à la suite d'un accident, Gilles perd la mémoire, il lui faut tout réapprendre, redécouvrir sa vie. Sa femme Lisa lui raconte leur intimité, son charme fou, leur complicité. Mais chacun doute peu à peu de l'autre et le marivaudage prend peu à peu l'allure d'un affrontement sans merci.

 J'ai lu avec plaisir cette pièce théâtre qui m'avait été conseillée par une personne que j'apprécie beaucoup (bisou à toi si tu passes par ici !). E.E. Schmitt porte un regard à la fois cynique et tendre sur le couple et je pense que l'on retrouve tous une part de nous-mêmes dans ses personnages !
Mon seul regret : ne pas avoir eu l'occasion de voir cette pièce jouée par Charlotte Rampling et Bernard Giraudeau !

 

*Cette rubrique n'est pas celle qui engendre le plus de commentaires de votre part (tout le monde n'est pas amateur de lecture !) mais je sais que certaines personnes l'apprécient et de mon côté j'ai fait grâce à elle de jolies découvertes. Je la continue donc avec plaisir, un plaisir que j'espère partagé par une minorité !