Je vous propose de faire une petite halte dans le coin lecture de mon blog pour vous faire partager quatre des derniers ouvrages que j'ai lus.

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Kinderzimmer

Kinderzimmer (Valentine Goby) ♥♥♥♥♥
Présentation de l'éditeur : En 1944, le camp de concentration de Ravensbrück compte plus de quarante mille détenues. Dans les baraquements, chaque femme doit trouver l'énergie de survivre, au plus profond d'elle-même, puiser quotidiennement la force d'imaginer demain. Quand elle arrive là, Mila a vingt ans. Elle est enceinte mais elle ne sait pas si ça compte, si elle porte une vie ou sa propre condamnation à mort. Sur ce lieu de destruction, comme une anomalie, une impossibilité : la Kinderzimmer, une pièce dévolue aux nourrissons, un point de lumière dans les ténèbres. Ce roman virtuose écrit dans un présent permanent, quand l'Histoire n'a pas encore eu lieu, rend compte du poids de l'ignorance dans nos trajectoires individuelles.

J'ai eu du mal à me décider à commencer ce livre, qui trônait sur le haut de ma PAL depuis un moment  (à dire vrai, je l'avais commencé il y a quelques temps puis abandonné car je n'arrivais pas à rentrer dedans, avant de le reprendre, bien décidé à aller jusqu'au bout cette fois !)
Mon sentiment est très mitigé et j'ai beaucoup de mal à dire si je l'ai aimé ou non....
Tout d'abord, j'ai eu un mal fou à rentrer dans l'histoire à cause du style d'écriture qui m'a beaucoup déroutée au départ. Un style haché, que j'ai trouvé très fouillis et difficile à lire. C'est certainement voulu pas l'auteure mais pour ma part, cela a juste gêné ma lecture et m'a empêchée de vraiment rentrer dans le livre. La seconde partie est moins brouillonne, plus fluide et par conséquent plus  agréable à lire.
Malgré le sujet traité, je n'ai pas été touchée par les personnages, ni émue à la lecture des atrocités racontées. Par contre, je me suis souvent sentie mal à l'aise, probablement à cause de la volonté de choquer que j'ai ressentie durant ma lecture. Malheureusement, les phrases incisives et les descriptions sordides (à grand renfort de mots crus) ont eu chez moi l'effet inverse de celui probablement désiré par l'auteure.
En bref, un livre aussi dur sur le fond que sur la forme mais qui ne m'a pas apporté l'émotion que je pensais ressentir à sa lecture. Sur le même thème, parmi mes lectures récentes, j'ai de loin préféré "Et tu n'es pas revenu" (écrit avec énormément de pudeur) dont je vous avais parlé ici.

 

 

je-peux-tres-bien-me-passer-de-toi

Je peux très bien me passer de toi (Marie Vareille) ♥♥♥
Présentation de l'éditeur : Chloé et Constance sont bonnes copines, bien qu’elles n’aient en commun que leurs vies sentimentales catastrophiques. Un soir, les deux jeunes femmes décident de prendre leur vie en main en concluant un pacte. Chloé, séductrice dans l’âme et Parisienne jusqu’au bout des ongles, devra s’exiler en pleine campagne avec l'interdiction d’approcher un homme pendant six mois. Constance, incorrigible romantique, s’engagera à coucher le premier soir avec un parfait inconnu. Des vignobles du Sauternais à Londres en passant par Paris, cet étrange pacte entraînera les deux amies bien plus loin que prévu…

J'ai dévoré cette comédie romantique très bien écrite. Une belle histoire d'amitié et d'amour, des personnages très attachants (dans lesquels on se retrouve forcément un peu !), de l'humour, de l'émotion, voilà une excellente lecture-détente, zéro prise de tête ! Oui, bien sur, ce livre a des défauts (les défauts de ses qualités ?) : certains personnages sont un peu trop stéréotypés, le dénouement est cousu de fil blanc, ça dégouline parfois de bons sentiments mais moi je ne boude pas mon plaisir et si vous êtes amatrices du genre "chick lit", vous devriez aimer aussi.....

 

 

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La mélodie des jours (Lorraine Fouchet) ♥♥♥
Présentation de l'éditeur : Aujourd'hui, on guérit du cancer du sein s'il est pris à temps. C'est ce qu'on dit à Lucie, et c'est vrai. Sauf que, si on est maman célibataire d'une petite Léa de onze ans qu'on tient à protéger, et si on se retrouve seule dans une nouvelle ville où on ne connaît personne... où trouve-t-on le soutien pour traverser vaillante l'espace incertain qui sépare le diagnostic de la fin du traitement? Pour dépasser la peur, pour supporter la radiothérapie, pour remonter en piste ? Parce qu'elle n'a personne à qui se confier, Lucie demande de l'aide sur le Site des Voisins. Tout de suite, des internautes lui répondent et Lucie découvre à travers ce réseau de proximité une solidarité insoupçonnée. Au fil des jours, ces amitiés virtuelles deviennent réelles, prennent de plus en plus de place dans sa vie. Et puis il y a Charlie, son préféré, le seul qu'elle n'a jamais vu. Charlie et ses messages provocants et drôles, Charlie et ces musiques qu'il lui envoie chaque jour via son iPhone. Autant de messages d'amour, autant de petits cailloux blancs sur le chemin de la guérison... Généreuse et optimiste, une histoire qui fait du bien.

 

Sur un thème difficile, Lorraine Fouchet réussit à écrire une histoire touchante, pleine d'espoir et de tendresse. Les personnages sont attachants, l'écriture est agréable, le livre regorge d'optimisme, d'humanité (et de musiques !). On pourrait lui reprocher d'avoir aussi les défauts de ses qualités : un peu trop de mélo et de bons sentiments, une fin tout à fait prévisible, certains personnages très caricaturaux. Pourtant, malgré cela, et  même si tout n'est pas crédible, ce roman, qui se lit très vite, est une jolie leçon de vie et fait du bien au moral ! Et ne serait-ce que pour la découverte de ce superbe Ave Maria de Caccini, je ne regrette pas de l'avoir lu.....

 

 

 

Amours

Amours (Léonor de Récondo) ♥♥♥♥♥

Présentation de l'éditeur (que j'ai volontairement coupée car cette présentation, tout comme la quatrième de couverture, en révèle beaucoup trop sur le roman !) : "L'amour est là où il ne devrait pas être, au deuxième étage de cette maison cossue, protégé par la pierre de tuffeau et ses ardoises trop bien alignées, protégé par cette pensée bourgeoise qui jusque-là les contraignaient et qui, maintenant, leur offre un écrin." Nous sommes en 1908. Léonor de Récondo choisit le huis clos d'une maison pour écrire un éblouissant roman sur l'épanouissement du sentiment amoureux le plus pur - et le plus inattendu. Victoire est mariée depuis cinq ans avec Anselme de Boisvaillant. Rien ne destinait cette jeune fille de son temps, précipitée dans un mariage arrangé avec un riche notaire et que les choses du sexe plongent dans l'effarement, à prendre en mains sa destinée. Surtout pas son trouble face à l'inévitable question de l'enfant qui ne vient pas. Sa détermination se montre pourtant sans faille lorsque la petite bonne de dix-sept ans, Céleste, tombe enceinte : cet enfant sera celui du couple, l'héritier Boisvaillant tant attendu. Comme elle l'a déjà fait dans le passé, la maison aux murs épais s'apprête à enfouir le secret de famille. (...) Léonor de Récondo fait alors exploser les cadres de la conformité bourgeoise pour toucher à l'éclosion du désir, la prise de conscience de son propre corps, la ferveur et la pureté d'un sentiment qui balayera tout. Grand roman d'amour, ce livre est aussi celui de l'émancipation féminine.

Ce très court roman joliment écrit, tout en délicatesse et en finesse,  dresse deux superbes portraits de femme au début du XXème siècle. Un livre qui parle d'amours ( l'amour inconditionnel d'une mère pour son enfant, l'amour interdit entre deux êtres qui brisent les tabous) mais qui évoque aussi l'émancipation de la femme au début du siècle et dresse un tableau des différences de classes sociales. Un livre d'une grande sensibilité que je conseille (même si je mets un bémol pour la fin que je n'ai pas aimée du tout !).

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 J'ai depuis fini ces livres (avec des déceptions et de belles surprises ! Vous en saurez plus dans le prochain article...)

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Ma lecture en cours

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