"On parle souvent de l'enchantement des livres. On ne dit pas assez qu'il est double.
Il y a l'enchantement de les LIRE, et il y a celui d'en PARLER."
Amin Maalouf

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No-home

No home (Yaa Gyasi) ♥♥
Présentation de l'éditeur : XVIIIe siècle, au plus fort de la traite des esclaves. Effia et Esi naissent de la même mère, dans deux villages rivaux du Ghana. La sublime Effi a est mariée de force à un Anglais, le capitaine du Fort de Cape Coast. Leur chambre surplombe les cachots où sont enfermés les captifs qui deviendront esclaves une fois l’océan traversé. Effi a ignore que sa soeur Esi y est emprisonnée, avant d’être expédiée en Amérique où des champs de coton jusqu’à Harlem, ses enfants et petits- enfants seront inlassablement jugés pour la couleur de leur peau. La descendance
d’Effia, métissée et éduquée, connaît une autre forme de souffrance : perpétuer sur place le commerce triangulaire familial puis survivre dans un pays meurtri pour des générations.
Navigant brillamment entre Afrique et Amérique, Yaa Gyasi écrit le destin d’une famille à l’arbre généalogique brisé par la cruauté des hommes. Un voyage dans le temps inoubliable.

Du Ghana aux Etats-Unis, cette fresque qui se déroule sur trois siècles raconte l'histoire de l'esclavage, de la ségrégation, du métissage, du déracinement. Yaa Gyasi a dû fournir un travail de documentation énorme et le côté historique de ce roman est très intéressant, servi par une belle écriture.
Le roman débute par l'histoire de deux sœurs, nées de la même mère mais qui auront des destins bien différents. Chaque chapitre présente un nouveau personnage, descendant des deux lignées. Un arbre généalogique figure d'ailleurs en début d'ouvrage pour que le lecteur ne soit pas trop perdu parmi les très nombreux personnages. Malheureusement, sur ma liseuse, il était quasiment illisible et ne m'a guère aidée à m'y retrouver !
Personnellement, j'ai trouvé que l'auteure sautait trop rapidement d'une génération à l'autre. J'aurais aimé passer plus de temps avec certains personnages que j'ai trouvé plus attachants que d'autres. Le livre compte déjà 450 pages mais peut-être aurait-il gagné à être scindé en deux tomes. Au bout d'un moment, je me suis lassée de ces sauts incessants d'un personnage à un autre et si j'ai commencé ma lecture avec beaucoup d'enthousiasme et de plaisir, arrivée aux deux tiers, j'étais impatiente de le terminer. Dommage car l'écriture est vraiment  belle et le livre très riche et intéressant (peut-être trop riche, finalement...).

 

De-tes-nouvelles

De tes nouvelles (Agnès Ledig) ♥♥
Présentation de l'éditeur : En moins de cinq ans, Agnès Ledig s'est imposée comme l'une des romancières françaises les plus aimées du grand public. Ses trois best-sellers, Juste avant le bonheur, prix Maison de la Presse 2013, Pars avec lui et On regrettera plus tard (Albin Michel) sont aujourd'hui traduits en 12 langues. Anna-Nina, pétillante et légère, est une petite fille en forme de trait d'union. Entre Eric, son père, et Valentine, qui les qui les a accueillis quelques mois plus tôt un soir d'orage et de détresse. Maintenant qu'Eric et Anna-Nina sont revenus chez Valentine, une famille se construit jour après jour, au rythme des saisons. Un grain de sable pourrait cependant enrayer les rouages de cet avenir harmonieux et longtemps désiré.

Les fidèles de cette rubrique lecture savent que je suis une inconditionnelle des livres d'Agnès Ledig. Je ne me suis pas ennuyée à la lecture de son dernier ouvrage mais c'est une tout de même une mini déception pour moi : "mini" parce que j'ai passé un bon moment en compagnie de ses personnages attachants et authentiques, parce que j'aime la plume de cette auteure, fluide et simple, sa sensibilité.... "déception" parce que j'étais beaucoup plus emballée par ses précédents livres, auxquels j'ai trouvé davantage de profondeur. "De tes nouvelles" est une jolie histoire gentillette, un peu bisounours sur les bords, dans laquelle il ne sa passe pas grand chose et avec une fin totalement prévisible. Mais malgré tous ces défauts, on passe un agréable moment de lecture et c'est une fois encore un livre à classer dans la catégorie des "feel good books", un livre "zéro prise de tête" qui remplit son objectif : nous détendre !

  

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On reconnait le bonheur au bruit qu'il fait en s'en allant (Marie Griessinger) ♥♥♥♥
Présentation de l'éditeur : Depuis quelque temps, le comportement de Jean-Michel a changé : il ne parle presque plus, ou prononce des phrases bizarres, comme emmuré dans un mal étrange. Océanographe passionné, père pudique mais bienveillant, amoureux de sa femme comme au premier jour, le septuagénaire sombre peu à peu dans le mutisme malgré l’acharnement de son épouse, qui s’épuise à croire que son amour pourra le guérir. Sa fille assiste impuissante à ce naufrage. Ses émotions à vif la replongent dans le passé. Elle convoque les souvenirs du bonheur. Des images d’îles lointaines surgissent à sa mémoire comme des paradis perdus, l’immensité de l’amour que se portent ses parents conférant à son chagrin une douceur apaisante. Sans pathos, avec des mots justes et simples (chaque phrase est chargée d’intensité, d’émotion), l’auteur explore l’impuissance face à la perte lente et inexorable de l’être aimé... Une histoire où seul l’amour sortira indemne.

J'avais lu beaucoup de bonnes critiques au sujet de ce roman autobiographique, dans lequel Marie Griessinger rend hommage à son père, touché par une maladie rare. J'ai même lu qu'il s'agissait d'un chef d'œuvre et qu'il faisait partie des livres qui changent le cours de notre vie... Euh....est-ce qu'on parle du même live, là ? Ou alors je suis passée totalement à côté !
Je n'ai pour ma part pas été touchée par ce très court roman et n'ai pas été sensible à l'écriture de l'auteure. J'ai trouvé que la construction était déroutante et manquait de fluidité (de très courts chapitres passant d'une époque à une autre). Le livre est écrit avec beaucoup de pudeur (peut-être trop... peut-être est-ce ce manque d'émotion qui fait qu'il ne m'a pas touchée ?) et il n'est à mon sens pas suffisamment approfondi. Il est heureusement  très court et je l'ai donc lu jusqu'au bout mais je n'ai pas vraiment accroché et je pense que je l'oublierai aussi vite que je l'ai lu !

 

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Les couleurs de la vie (Lorraine Fouchet) ♥♥♥♥
Présentation de l'éditeur : Quand Kim, jeune Groisillonne fraîchement débarquée de sa Bretagne natale à Antibes, est embauchée comme dame de compagnie par Côme, elle est touchée par le dévouement de ce fils pour sa mère Gilonne. D'autant que cette mondaine, ancienne actrice au caractère bien trempé, n'est pas toujours facile à vivre ! Quelle est donc sa surprise quand elle découvre, au hasard d'une conversation téléphonique, que le fils de Gilonne est mort... Ce jeune homme est-il un escroc, ou ses intentions sont-elles sincères ? Et pourquoi Gilonne, qui n'est pourtant pas sénile, le fait-elle passer pour son fils ? Guidée par sa curiosité et son attachement pour ces deux être cabossés par la vie, Kim se lance dans une enquête, afin de démêler le vrai du faux, et de faire la lumière sur la personnalité du " vrai " Côme, disparu dans des circonstances mystérieuses. 
Les apparences sont parfois trompeuses, et la vérité peut être plus douloureuse que le mensonge... Dans ce roman choral aux accents résolument optimistes, Lorraine Fouchet dépeint la vieillesse avec ses regrets, ses tracas, mais aussi ses espoirs. On retrouve avec plaisir les ingrédients qui font la magie des livres de l'auteur : des personnages pittoresques, une touche de Bretagne, des airs de musique, le tout formant un merveilleux hymne à la vie. 

Dès sa sortie, j'étais impatiente de lire le nouveau roman de Lorraine Fouchet car j'avais beaucoup aimé "La mélodie des jours" et "Entre ciel et Lou". Et c'est avec plaisir que j'ai retrouvé toute l'humanité de l'auteure dans ce roman joliment écrit, à l'intrigue bien menée et aux personnages attachants.
Lorraine Fouchet nous offre une fois encore un roman rempli d'amour et de tendresse, à lire comme on déguste une petite douceur, lovée sous un plaid dans un canapé moelleux (du moins est-ce ce qu'il me fait ressentir !!)
Quant au titre, parfaitement  choisi, il est le fidèle reflet de ce roman, palette de tout ce que la vie peut nous offrir ou nous infliger (les couleurs chatoyantes des petits et grands bonheurs ou celles plus sombres des peines et des doutes....). Mais la couleur qui domine quand on referme un livre de Lorraine Fouchet, c'est le rose.... le rose de ce baume qu'elle nous met au cœur.

 

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