Loin des clichés de carte postale, je voudrais vous faire partager aujourd'hui, par le biais de quelques photos, une scène qui nous a beaucoup touchés lors de notre voyage en Sicile. Alors que nous visitions un petit port de pêche, dans un coin à l'écart des circuits touristiques, nous sommes tombés sur un "cimetière" de bateaux. Étrange vision que ces carcasses, dont certaines à moitié calcinées, éventrées, gisant sur le flanc. En nous approchant, nous avons vu que tous ces bateaux portaient des inscriptions en arabe, certains des dessins... Nous avons tout de suite compris qu'il s'agissait de bateaux de migrants et en avons eu la confirmation par les pêcheurs avec qui nous avons discuté ensuite.
C'est une chose de voir les images à la télé... une autre d'avoir sous les yeux ces bateaux, sachant qu'ils ont un jour été surchargés de personnes fuyant la guerre et la misère. Des bateaux représentant le seul espoir d'une vie meilleure...

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Pour rester dans le sujet, je voudrais aussi vous faire partager cette superbe et très émouvante chanson d'HK (si vous êtes des fidèles de mon blog, vous vous souvenez probablement que je vous ai déjà parlé de lui ici il ya plus de 5 ans... ou encore en 2015).

Cette chanson illustre un long métrage de Rachid Oujdi, "J'ai marché jusqu'à vous - Récits d'une jeunesse exilée", qui a obtenu le prix du public au Festival Amnesty International 2017. Ce reportage est diffusé de nouveau vendredi 28 juillet à 15h sur LCP

"Ils ont moins de 18 ans, on les appelle les « Mineurs Isolés Etrangers ». Venus seuls, principalement d'Afrique et du Moyen Orient, ces voyageurs sans visas débarquent à Marseille, au terme d'un long périple.
En attendant leur majorité, ils sont censés se trouver sous la protection de l'Aide Sociale à l'Enfance. Mais avant cette « mise à l'abri » rarement immédiate, ces jeunes subissent la rue, les réseaux malveillants et la suspicion des institutions.
Un parcours éprouvant filmé avec distance et pudeur par les caméras de Rachid Oujdi qui révèle un double paradoxe. Car à leur majorité, ces jeunes n'auront, peut-être, pas la possibilité de rester sur le territoire français."