Avant de vous inviter dans le coin lecture de mon blog, une fois n'est pas coutume, je vais vous demander un petit coup de pouce....
Vous connaissez mon adorable petite-nièce, Jeanne. Vous connaissez même son papa, que vous avez vu dans cet album ou encore sur des pages (ici, ou encore ....). Aujourd'hui, c'est un coup de pouce à l'entreprise familiale des parents du jeune papa que vous pouvez donner. En effet, ils participent à un concours d'entreprises artisanales organisé par la chambre des métiers de Rhône-Alpes Auverge et ils ont été nominés dans la catégorie "Entreprise responsable". Ils peuvent maintenant gagner le prix "coup de cœur" en rassemblant un maximum de votes (l'enjeu est principalement un gain de notoriété puisque la récompense est un publi-reportage dans une revue, avec, en outre, la préence de la presse  locale à la soirée de remise des prix).
Pour soutenir cette petite entreprise, il vous suffit d'aller sur cette page et de voter  pour "Cordonnerie de Guibert". Un grand merci d'avance pour eux !

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"Un lecteur vit un millier de vies avant de mourir. Celui qui ne lit pas n'en vit qu'une."
George R. R. Martin

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Pourvu que la nuit s'achève (Nadia Hashimi) ♥♥♥♥
Présentation de l'éditeur : « J’avais imaginé un million de morts pour mon mari : il aurait pu mourir frappé par la foudre. Ça aurait été tellement plus simple pour tout le monde : un éclair tombé du ciel. Mais les orages ne sont jamais là quand on a besoin d’eux. »
Lorsqu’on retrouve Zeba, le cadavre de son mari gisant à ses pieds, il paraît évident aux yeux de tous qu’elle l’a tué. Depuis son retour de la guerre, Kamal est devenu un autre homme, alcoolique et violent. Mais cette femme dévouée est-elle vraiment capable d’un tel crime ? Présumée coupable, elle est incarcérée dans la prison pour femmes de Chil Mahtab, laissant derrière elle ses quatre enfants.
C’est à Yusuf, revenu des États-Unis pour régler une dette symbolique envers son pays d’origine, que revient la défense de ce cas désespéré. Mais alors que son avocat l’exhorte à parler, Zeba garde obstinément le silence. Qui cherche-t-elle à protéger en acceptant de jouer le rôle du suspect idéal ? Il faudra beaucoup de courage à Yusuf pour faire innocenter celle que tout le monde voit déjà pendue haut et court.

"Pourvu que la nuit s'achève" est le troisième roman de Nadia Hashimi que je lis en l'espace d'une année, après  Si la lune éclaire nos pas et  La perle et la coquilleSi j'ai beaucoup aimé les deux premiers, j'avoue avoir eu plus de mal à rentrer dans l'histoire pour ce nouveau roman, auquel j'ai trouvé beaucoup de longueurs, notamment dans la première partie.
A travers l'histoire tragique de Zeba, l'auteure traite de la condition sociale des femmes en Afghanistan, qui ne semble pas avoir beaucoup évoluée depuis l'époque où les talibans étaient au pouvoir . Les hommes y ont tous les droits et les femmes aucun,  la religion y est souveraine, les coutumes pèsent très lourd.
Nadia Hashimi dénoue petit à petit le fil de l'histoire et lève le mystère sur le drame à l'origine de l'emprisonnement de Zeba. Au fil des pages, le lecteur passe par toute une palette de sentiments : l'injustice, la révolte, la compassion mais aussi l'espoir dans cette prison de femmes.
Malgré ses quelques longueurs, je vous conseille ce roman bouleversant, à l'écriture pudique et sensible, que l'on referme en se disant que l'on a beau être en 2018, certains pays ont encore du chemin à faire pour l'égalité des sexes et la justice ! Et on se félicite, en tant que femme, d'être née au bon endroit....

 

il était une lettre

Il était une lettre (Kathryn Hugues) ♥♥♥♥♥
Présentation de l'éditeur : N°1 des ventes en Angleterre, une saga bouleversante qui relie deux destins de femmes au cœur brisé.
Tina est malheureuse auprès d'un mari trop porté sur la boisson et souvent violent. Le week-end, pour ne pas être à ses côtés, elle se réfugie dans une boutique caritative où elle est vendeuse bénévole. C’est alors que sa vie bascule lorsqu'elle y découvre une lettre dans la poche d'un vieux costume. Cette lettre n'a jamais été ouverte, le timbre n’est pas cacheté et elle date de septembre 1939 : c'est une demande en mariage.
Très émue que la destinataire n’ait jamais reçu cette demande, Tina va mener l'enquête et découvrir l'histoire bouleversante d'un amour impossible... Celui de Chrissie, jeune sage femme de 17 ans qui tombe éperdument amoureuse du jeune séducteur de son quartier, malgré les réticences de son père, un médecin très strict. La guerre finit par exploser et son grand amour est contraint de partir au front, la laissant enceinte, et seule face à ce secret honteux qui va faire exploser sa cellule familiale.
Pendant que Tina poursuit ses recherches, elle découvre qu’elle aussi est enceinte, mais d’un homme qu’elle n’aime plus. Elle décide d’essayer de retrouver à tout prix Chrissie et son enfant, en espérant ainsi redonner du sens à sa vie.

Si vous aimez les livres romantiques, placés sous le signe de l'amour et des secrets, je ne peux que vous conseiller ce premier roman de Kathryn Hugues. L'histoire est belle et touchante, joliment écrite.
L'auteure  construit son récit autour d'une lettre trouvée par Tina dans les années 70. Cette lettre, qui sera le fil conducteur du roman, aurait pu changer le destin des personnages dans les années 40... et bouleversera le cours des choses dans les années 70. Kathryn Hugues alterne les époques, les personnages (très attachants) et les lieux avec brio et sait tenir son lecteur en haleine.
D'aucuns diront qu'il y a beaucoup de clichés, des coïncidences bienvenues pour le déroulement (et le dénouement) de l'histoire, des situations parfois peu crédibles, des personnages caricaturaux (la femme battue, le mari alcoolique). Mais malgré cela, on se laisse prendre dans l'intrigue et ses rebondissements et on suit avec beaucoup d'intérêt le destin intimement lié de ces deux femmes. Pour ma part, j'ai dévoré ce premier roman très réussi qui m'a donné envie de lire le second (et c'est ce que j'ai fait puisque j'ai enchainé avec "il était un secret" !)

 

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Il était un secret (Kathryn Hugues) ♥♥♥
Présentation de l'éditeur : 1975. Lors d’une journée de canicule, une virée à la mer entre amis se termine par un accident tragique.
Ce même été, Mary, une jeune veuve en mal d’enfant, découvre un bébé abandonné devant sa porte…
2016. Beth vient de perdre sa mère. Or celle-ci ne lui a jamais révélé l’identité de son père. Ignorer tout de ses antécédents familiaux se révèle d’autant plus dramatique pour Beth qu’elle cherche désespérément un donneur compatible pour son petit garçon, qui a besoin d’une greffe de rein. Grâce à un vieil article de journal, elle parvient à remonter le fil du passé et à découvrir le secret qui pesait sur sa vie depuis son enfance. Cette révélation va rassembler des personnes qui n’ont jamais rien su du lien qui les unissait.

Enthousiasmée par ma lecture de "Il était une lettre", j'ai donc enchainé avec "Il était un secret" (qui est une histoire totalement indépendante). J'ai trouvé le roman moins captivant que "Il était une lettre". On y retrouve la même alternance entre passé et présent (une alternance très bien maniée) et là encore, les pièces du puzzle se mettent en place au fil des pages, dévoilant petit à petit les secrets qui ont influencé les vie des personnages.
A l'instar de "Il était une lettre",  il y a beaucoup trop de coïncidences pour que tout cela soit crédible... mais après tout, c'est un roman ! Quoiqu'il en soit, même si il ne me laissera pas un souvenir impérissable, j'ai passé un agréable moment de lecture en compagnie de personnages attachants.

 

Jeanne

Jeanne, sans domicile fixe (Lorraine Fouchet) ♥♥♥
Présentation de l'éditeur : J'ai toujours conduit avec les mains en bas du volant, et très proches l'une de l'autre, ce qui oblige à d'amples mouvements des bras dans les virages. Denis conduit avec les mains de part et d'autre. Il effleure la roue gainée de plastique lisse et la voiture tourne, docile. Moi, je me suis toujours agrippée. Au volant. A mon père. A Denis. A Christine. C'est ce qu'on appelle une " direction assistée ". Elle, c'est Valérie, 28 ans, médecin, Balance ascendant Balance. Denis, son mari, en aime une autre. Christine, sa meilleure amie, vit à l'autre bout du monde. Et puis il y a Franck, l'acteur en panne de rôle qui lui donne la réplique... Débarque Jeanne, vieille originale sans domicile fixe, insupportable et adorable. Pas de baguette magique, mais un vieux Leica... Fée, ou sorcière ? 

Lorraine Fouchet fait partie de ces auteurs pour qui j'ai une tendresse particulière car ils écrivent des livres que je qualifierais volontiers de "livres-doudous". J'avais donc envie de découvrir son premier roman, paru il a déjà presque 30 ans ! Même si il m'a semblé moins abouti que les trois autres (beaucoup plus récents) que j'ai lus, j'y ai retrouvé des personnages attachants, beaucoup d'humanité et de tendresse.  Et si il ne restera pas dans mes favoris de l'auteure, ce fut tout de même une lecture plaisante.

 

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