Des tours de verre et d’acier de Kuala Lumpur à la jungle primaire de Bornéo, entre modernisme et aventure, la Malaisie nous a séduits par sa diversité. Si je ne devais trouver qu’un mot pour qualifier ce pays, ce serait « contrastes ».
Contrastes entre la démesure et le modernisme des grandes villes, en particulier de Kuala Lumpur, et le côté sauvage de la jungle de Bornéo (ou du moins ce qu’il en reste car la plus vielle forêt du monde est détruite par l’homme pour être remplacée par des plantations de palmiers à huile… désastre écologique !) ou les plages paradisiaques des îles Perenthian (où malheureusement les poissons colorés évoluent au milieu de coraux quasiment tous morts suite au réchauffement des océans...).
Contrastes entre les différents peuples et les religions : les mosquées côtoient les temples chinois ou hindous et les églises protestantes ou catholiques, l’appel du muezzin résonne dans les senteurs d’encens, les saris colorés se mélangent aux femmes voilées et aux tenues occidentales.
Tout au long de notre périple, nous avons privilégié deux de nos thèmes récurrents : le voyage dans le passé et l'architecture, ce qui nous a permis de visiter plusieurs régions du pays. Ainsi, pour remonter le temps, nous avons dormi dans une "long house" de l'ethnie Bidayuh sur l'île de Bornéo. Nous avons ensuite fait un saut à Malacca en 1650, pendant l'époque coloniale hollandaise, où subsistent de jolis bâtiments rouges autour d'une petite place. Puis nous sommes passés en 1850 pour découvrir l'architecture des maisons de clan chinoises (kongsi) à Georgetown, sur l'île de Penang. Nous avons enfin repris notre machine à remonter le temps pour nous rendre à Kuala Lumpur en l'an 1900, sur les traces de l'architecture coloniale anglaise mêlant les styles moghole indien et tudor. C'est également à Kuala Lumpur que nous avons fait la transition avec l'architecture contemporaine et notamment l'emblême de la ville : les fameuses tours Petronas (du nom de la compagnie pétrolière Malaisienne). L’Unesco a réussi à sauvegarder un ensemble de 1700 bâtiments de l'époque chinoise à Georgetown et des bâtiments des 15ème et 16ème siècles illustrant l'époque des sultans à Malacca. Heureusement, car des quartiers entiers sont rasés dans les grandes villes de Malaisie pour faire place à des tours de plus en plus hautes, dénuées de tout charme.
Nous aurons l’occasion de revenir plus en détails sur les différents aspects de ce voyage ;  en attendant, voici un mini-échantillon de photos piochées au hasard des cartes mémoires.

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