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La-vie-est-belle

La vie est belle et drôle à la fois (Clarisse Sabard) ♥♥♥♥

Présentation de l’éditeur :« Il me reste quelques rêves à réaliser et le moment est venu de m'y atteler. Je vous aime très fort. À très bientôt ! Maman. » 
Léna n'en revient pas. Comment sa mère, qui l'a convoquée pour passer Noël dans la maison de son enfance, a-t-elle pu disparaître en ne lui laissant que ce message sibyllin ? La voilà donc coincée dans le petit village de Vallenot au coeur des Alpes de Haute-Provence et condamnée à passer la fête qu'elle hait plus que tout, entourée de sa famille pour le moins… haute en couleur ! Mais les fêtes de famille ont le don de faire rejaillir les secrets enfouis. Les douloureux, ceux qu'on voudrait oublier, mais aussi ceux qui permettent d'avancer… 

J’avais beaucoup aimé « Les lettres de Rose », le premier roman de Clarisse Sabard , puis j’avais été déçue par le second, « La plage de la mariée ». Finalement, je me suis réconciliée avec l’auteure grâce à son troisième roman, « Le jardin de l’oubli », que j’avais trouvé très abouti.
Pour ce quatrième ouvrage, on trouve à nouveau des personnages attachants et un secret de famille, dévoilé petit à petit au fil des pages, mais qui est beaucoup moins captivant que dans les précédents romans. Qu’à cela ne tienne… Cette romance très agréable à lire, sans prise de tête, est une petite bulle de bonheur et de détente, idéale entre deux lectures plus ardues.

 

Dans-la-forêt

Dans la forêt (Jean Hegland) ♥♥♥♥

Présentation de l’éditeur :Rien n'est plus comme avant : le monde tel qu'on le connaît semble avoir vacillé, plus d'électricité ni d'essence, les trains et les avions ne circulent plus. Des rumeurs courent, les gens fuient. Nell et Eva, dix-sept et dix-huit ans, vivent depuis toujours dans leur maison familiale, au coeur de la forêt. Quand la civilisation s'effondre et que leurs parents disparaissent, elles demeurent seules, bien décidées à survivre. Il leur reste, toujours vivantes, leurs passions de la danse et de la lecture, mais face à l'inconnu, il va falloir apprendre à grandir autrement, à se battre et à faire confiance à la forêt qui les entoure, emplie d'inépuisables richesses. Considéré comme un véritable choc littéraire aux États-Unis, ce roman sensuel et puissant met en scène deux jeunes femmes qui entraînent le lecteur vers une vie nouvelle.

Ce roman m’a été conseillé par Martine, dans cette même rubrique. Le résumé et les avis d’autres lecteurs m’ont donné très envie de le découvrir. La première partie, avec de nombreux flash back, pas forcément chronologiques, m’a un peu dérangée et quelques longueurs font que j’ai eu du mal à entrer dans l’histoire. Mais je ne regrette pas d’avoir poursuivi ma lecture, qui m’a rapidement captivée. J’ai suivi avec grand intérêt le retour aux sources de Nell et Eva, deux sœurs qui vivent isolées dans la forêt et qui, par la force des choses et par instinct de survie, apprennent à vivre en autarcie. L’évolution de leur relation est très bien décrite, entre complicité et conflit.
Les problématiques écologiques et économiques à la base de ce récit sont malheureusement tristement d’actualité (et pourtant il a été écrit en 1996. Il aura fallu 20 ans pour qu’il soit enfin traduit en français !). « Dans la forêt » dénonce les dérives actuelles de notre mode de vie : surconsommation qui nous éloigne de l’essentiel, épuisement de nos ressources naturelles, pollution de notre planète…
Ce roman, que je vous conseille à mon tour, est un superbe ode à la nature, servi par une très belle écriture. Il nous porte à réfléchir à notre mode de vie mais aussi à notre capacité d’adaptation en dehors de notre monde « dit » civilisé.

 

Amie-prodigieuse

L’amie prodigieuse (Elena Ferrante) ♥♥♥

Présentation de l’éditeur : Naples, fin des années cinquante. Deux amies, Elena et Lila, vivent dans un quartier défavorisé de la ville, leurs familles sont pauvres et, bien qu'elles soient douées pour les études, ce n'est pas la voie qui leur est promise. Lila, la surdouée, abandonne rapidement l'école pour travailler avec son père et son frère dans leur échoppe de cordonnier. Elena, elle, est soutenue par son institutrice, qui pousse ses parents à l'envoyer au collège puis, plus tard, au lycée, comme les enfants des familles aisées. Durant cette période, les deux jeunes filles se transforment physiquement et psychologiquement, s'entraident ou s'en prennent l'une à l'autre. Leurs chemins parfois se croisent et d'autres fois s'écartent, avec pour toile de fond une Naples en ébullition, violente et dure. Des chemins qui les conduiront, non sans ruptures ni souffrances, à l'aube de l'âge adulte. Formidable voyage dans Naples et dans l'Italie du boom économique, L'amie prodigieuse trace le portrait de deux héroïnes inoubliables, qu'Elena Ferrante traque avec passion et tendresse jusqu'au plus profond de leur âme.

Voilà un live qui était depuis bien longtemps dans la file d’attente de ma liseuse. Un roman qui a suscité beaucoup d’engouement au moment de sa sortie (et encore maintenant) mais personnellement, je suis beaucoup moins enthousiaste. Je ne me suis pas passionnée pour cette histoire d’amitié et de rivalité entre deux adolescentes qui essaient, chacune à sa manière, de se libérer de leur milieu. J’ai eu du mal à rentrer dans l’histoire et j’ai été parfois perdue parmi la flopée de personnages ! Par ailleurs, j’ai trouvé pas mal de longueurs à ce livre.
Par contre, j’ai beaucoup aimé l’écriture d’Elena Ferrante, qui m’a évité d’abandonner le livre en cours de route quand il menaçait de me tomber des mains lors des passages ennuyeux ! Et j’ai beaucoup aimé l’atmosphère de cette Naples de la fin des années 50. C’est une région que je connais bien pour y être très souvent allée dans une « autre vie »  et finalement, je n’ai pas trouvé de gros changements par rapport à l’Italie que j’ai connue dans les années 80 !
Mon avis est donc mitigé... Pour moi c’est un bon roman mais pas un « chef d’œuvre » comme je l’ai lu quelquefois. Je pense que je vais tout de même essayer de lire le second tome de cette saga en quatre volumes

 

Adieu-femme-rougeL’adieu à la femme rouge (Vénus Khoury-Ghata) ♥♥♥♥

Présentation de l’éditeur : Le photographe ne voyait que la mère qui lavait ses cheveux rouges puis les nattait sous l'oeil de verre qui suivait ses bras nus levés haut pour fixer la masse de tresses au sommet du crâne. Clic clac malgré les regards désapprobateurs des voisins. Ne voyait qu'elle et ses cheveux mélangés à l'argile rouge. La boîte noire retombée sur la poitrine de l'homme, la mère n'aurait pas dû sourire mais rentrer chez elle, refermer sa porte, dérouler sa natte. Après le passage d'un photographe occidental, la femme aux cheveux rouges disparaît brutalement de la palmeraie où elle vivait, laissant derrière elle ses deux enfants bouleversés. Le mari et les enfants suivront les traces de la mère de ville en ville, et la retrouveront des mois plus tard sur les murs de Séville, devenue top model célèbre grâce au photographe. Ascension rapide suivie d'une chute brutale : l'engouement de l'Occident pour l'étrangère est de courte durée ; les mannequins noirs ne sont plus à la mode, remplacés par les Slaves éthérées... Misère et maladie rattrapent la reine d'hier. Avec son incroyable talent de romancière, Vénus Khoury-Ghata nous entraîne dans les rues et les faubourgs de Séville, et livre un roman tragique et drôle sur l'exil, la famille et la condition des migrants.

Voilà un livre qui ne peut pas laisser indifférent. Pour tout vous avouer, lors de sa lecture, mon ressenti était mitigé et j’avais du mal à dire s’il me plaisait ou non... Il m’a fallu le « digérer » pour finalement l’apprécier à sa juste valeur.
Ce livre court mais très intense, servi par une très belle écriture, pourrait ressembler à un conte mais aborde de nombreux sujets graves. Avec beaucoup de sensibilité et sans aucun voyeurisme ni manichéisme, l’auteure porte un regard très particulier sur l’exil, les migrants, l’amour (sous toutes ses formes), la foi (et l’extrémisme religieux), la famille. J’ai trouvé saisissant le contraste entre la réalité sordide contée dans cet ouvrage et la plume très poétique de Vénus Khoury-Ghata.
Au final, c’est un roman que je vous recommande de lire, pour son côté atypique et la beauté de l’écriture.

 

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J'ai terminé...

 

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Et je suis en train de lire...

 

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