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Une évidence (Agnès Martin-Lugand)  
Présentation de l’éditeur : Reine mène une vie heureuse qu'elle partage entre son fils de dix-sept ans et un métier passionnant. 
Une vie parfaite si elle n'était construite sur un mensonge qui, révélé, pourrait bien faire voler son bonheur en éclats... 

Mon avis est assez partagé sur ce roman. Les personnages m’ont semblé un peu trop caricaturaux (et le personnage principal, Reine, m’a même passablement agacée !), les situations très peu crédibles, les bons sentiments déversés à la pelle. Malgré ces défauts, l’histoire est émouvante et bien menée, l’écriture sensible, la lecture très facile et j’avoue avoir eu du mal à lâcher ce livre avant la fin. Même si l’auteure tombe parfois (souvent !) un peu trop dans le pathos à mon goût, je me suis laissée prendre par le récit car les rebondissements sont savamment distillés pour tenir le lecteur en haleine. Ce livre nous porte aussi à réfléchir sur les choix que nous faisons et sur les éventuelles conséquences qu’ils peuvent avoir sur notre vie future. En bref, même si ce ne fut pas un coup de cœur, ce fut une lecture très agréable et addictive, que je vous conseille si vous avez envie de passer un bon moment (mais préparez vos mouchoirs parce qu’il semblerait bien que le but de l’auteure soit de faire verser le maximum de larmes à son lectorat !!). Et en prime, on respire un bon bol d’air iodé au fil des pages…

 

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Qui ne se plante pas ne pousse jamais (Sophie Tal Men)  
Présentation de l’éditeur : Lorsqu'elle apprend qu'elle est malade, Jacqueline mesure plus que jamais le prix de chaque instant. Au crépuscule d'une vie riche d'expériences et de souvenirs, elle veut faire partager son goût du bonheur aux deux êtres qui comptent le plus à ses yeux. Alexandre, le garçon qu'elle a élevé, jeune interne en médecine, et Margaux, sa petite-fille, qui travaille dans l'illustre chocolaterie familiale. Tous deux ne sont qu'à la moitié du chemin et déjà happés par leur vie professionnelle ! Depuis les falaises du Cap Fréhel où la vieille dame les a réunis, elle met sur pied un projet un peu fou pour qu'enfin ils ne s'empêchent plus de rêver et écoutent battre leur cœur. Car savoir qui on est, c'est savoir où on va... sans redouter les obstacles qui vous font grandir !

Je suis restée sur ma faim avec ce roman à l’eau de rose gentillet, plein de clichés et de personnages caricaturaux. Certes, il se lit vite et facilement mais dans le même style, j’ai vu beaucoup mieux et surtout beaucoup plus captivant. Je ne suis jamais vraiment rentrée dans l’histoire que j’ai trouvée très banale et je n’ai même pas réussi à m’attacher aux personnages. Sitôt lu, sitôt oublié !

 

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Grossir le ciel (Franck Bouysse) 
Présentation de l’éditeur : Les Doges, un lieu-dit au fin fond des Cévennes. C’est là qu’habite Gus, un paysan entre deux âges solitaire et taiseux. Ses journées  : les champs, les vaches, le bois, les réparations. Des travaux ardus, rythmés par les conditions météorologiques. La compagnie de son chien, Mars, comme seul réconfort. C’est aussi le quotidien d’Abel, voisin dont la ferme est éloignée de quelques mètres, devenu ami un peu par défaut, pour les bras et pour les verres. Un jour, l’abbé Pierre disparaît, et tout bascule  : Abel change, des événements inhabituels se produisent, des visites inopportunes se répètent.
Un suspense rural surprenant, riche et rare.  

Les ouvrages de ma rubrique lecture se suivent et (parfois !) ne se ressemblent pas ! Celui-ci est à l’opposé du précédent par sa noirceur ! Pas d’eau de rose ici... loin de là !
L’atmosphère de ce roman est si particulière que j’ai du mal à en parler. Il est décrit comme étant un roman policier (il a même reçu le prix du polar SNCF en 2017) mais je ne trouve pas le terme « polar » vraiment adapté (même s’il y a des meurtres, ceux-ci sont à peine évoqués). Je dirais plutôt qu’il s’agit d’un drame psychologique, un roman noir, parfois sordide, qui parle de non-dits, de secrets de famille et de solitude.
L’histoire se déroule au rythme lent de la campagne (qui est un personnage à part entière de ce roman) et est servie par une superbe écriture. La tension entre les personnages monte au fil des pages, jusqu’au dénouement, peut-être un peu trop vite expédié et qui aurait mérité quelques pages supplémentaires (surtout que ce roman est très court).
Au final, malgré une ambiance bien sombre, ce fut une belle lecture qui a laissé des images fortes gravées dans ma mémo

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J’ai dû rêver trop fort (Michel Bussi) 
Présentation de l’éditeur : Les plus belles histoires d'amour ne meurent jamais.  Elles continuent de vivre dans nos souvenirs et les coïncidences cruelles que notre esprit invente.  Mais quand, pour Nathy, ces coïncidences deviennent trop nombreuses, doit-elle croire qu'il n'y a pas de hasard, seulement des rendez-vous ?  Qui s'évertue à lui faire revivre cette parenthèse passionnelle qui a failli balayer sa vie ?  Quand passé et présent se répètent au point de défier toute explication rationnelle, Nathy doit-elle admettre qu'on peut remonter le temps ? 
En quatre escales, Montréal, San Diego, Barcelone et Jakarta, dans un jeu de miroirs entre 1999 et 2019, J'ai dû rêver trop fort déploie une partition virtuose, mêlant passion et suspense, au plus près des cœurs qui battent trop fort.

Je suis un peu partagée au sujet de ce nouveau roman de Bussi… Partagée car tous les ans j’espère retrouver le Bussi découvert avec « un avion sans elle » et qui m’avait aussi enthousiasmée avec « les nymphéas noirs ». 
Ce ne fut pas le cas avec son dernier livre, qui a un arrière-goût de roman à l’eau de rose (sans aucune morale au demeurant !) et qui manque totalement de crédibilité.  Je suis probablement trop exigeante avec cet auteur mais c’est de sa faute ! Il nous avait habitué à l’excellence avec ses premiers romans, où il manipulait le lecteur avec finesse, l’envoyant sur de fausses pistes, jusqu’à un twist final toujours inattendu. 
Mais après tout, si ce roman n’avait pas été écrit par Bussi, mon avis n’aurait peut-être pas été aussi mitigé. L’intrigue est prenante et il est impossible de lâcher le livre sans connaitre le dénouement, sans avoir une explication à toutes ces coïncidences. Il y a du suspens, des rebondissements et il se lit très facilement, sans aucune prise de tête.
Le bouquin détente par excellence, à lire en écoutant la chanson de Gauvain Sers, BO du livre….

 

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J'ai terminé... 

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Je suis en train de lire...

ceux-qui-voulaient