...c'est toucher l'autre dans son essentiel secret, c'est la réponse providentielle à ce grand défaut que l'on a tous de n'être que soi."
Serge Joncour

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Cupidon

Cupidon a des ailes en carton (Raphaëlle Giordano)
Présentation de l’éditeur : Meredith aime Antoine. Éperdument. Mais elle n'est pas prête. Comédienne en devenir, ayant l'impression d'être encore une esquisse d'elle-même, elle veut éviter à leur histoire de tomber dans les mauvais pièges de Cupidon. Alors, il lui faut se poser les bonnes questions : comment s'aimer mieux soi-même, aimer l'autre à la bonne distance, le comprendre, faire vivre la flamme du désir ? Meredith pressent qu'avec ce qu'il faut de travail, d'efforts et d'ouverture, on peut améliorer sa capacité à aimer, son " Amourability ".
Son idée ? Profiter de sa prochaine tournée avec sa meilleure amie Rose, pour entreprendre une sorte de "Love Tour". Un tour du Moi, un tour du Nous, un tour de l'Amour.
Aussi, afin de se préparer à vivre pleinement le grand amour avec Antoine, elle doit s'éloigner. Prendre le risque de le perdre pour mieux le retrouver. Ils se donnent 6 mois et 1 jour. Le compte à rebours est lancé, rythmé par les facéties de Cupidon. 
Meredith trouvera-t-elle ses réponses avant qu'il ne soit trop tard ?
 

Mais quelle idée m’a pris de vouloir lire ce roman ? J’aurais dû me méfier puisque je n’avais déjà pas aimé "ta deuxième vie commence…" (qui avait pourtant recueilli de nombreux avis positifs). J’ai trouvé celui-ci ennuyeux au possible… plat, plat…. désespérément plat ! Je n’ai eu aucune empathie pour le personnage principal qui passe son temps à se regarder le nombril et se faire des nœuds au cerveau.
Il ne se passe rien dans ce roman à la psychologie de bas étage, où des platitudes sont assénées à toutes les pages (ou presque !). A la moitié du roman, j’ai abandonné ma lecture (cela m’arrive rarement !), n’ayant pas envie de perdre mon temps avec une si mauvaise littérature alors que tant de romans (que j’espère meilleurs !) m’attendent…. Désolée pour l’auteure mais là (vous l’aviez compris !), je n’ai pas aimé du tout !

 

Les-victorieuses

Les victorieuses (Laetitia Colombani) 
Présentation de l’éditeur : À 40 ans, Solène a tout sacrifié à sa carrière d’avocate  : ses rêves, ses amis, ses amours. Un jour, elle craque, s’effondre. C’est la dépression, le burn-out.
Pour l'aider à reprendre pied, son médecin lui conseille de se tourner vers le bénévolat. Peu convaincue, Solène tombe sur une petite annonce qui éveille sa curiosité  : «  cherche volontaire pour mission d’écrivain public  ». Elle décide d'y répondre.
Envoyée dans un foyer pour femmes en difficulté, elle ne tarde pas à déchanter. Dans le vaste Palais de la Femme, elle a du mal à trouver ses marques. Les résidentes se montrent distantes, méfiantes, insaisissables. A la faveur d'une tasse de thé, d'une lettre à la Reine Elizabeth ou d'un cours de zumba, Solène découvre des personnalités singulières, venues du monde entier. Auprès de Binta, Sumeya, Cynthia, Iris, Salma, Viviane, La Renée et les autres, elle va peu à peu gagner sa place, et se révéler étonnamment vivante. Elle va aussi comprendre le sens de sa vocation : l’écriture.
Près d’un siècle plus tôt, Blanche Peyron a un combat. Cheffe de l'Armée du Salut en France, elle rêve d'offrir un toit à toutes les exclues de la société. Elle se lance dans un projet fou  : leur construire un Palais.
Le Palais de la Femme existe. Laetitia Colombani nous invite à y entrer pour découvrir ses habitantes, leurs drames et leur misère, mais aussi leurs passions, leur puissance de vie, leur générosité.

J’avais adoré "La tresse"  et j’étais donc impatiente de découvrir ce second roman de Laetitia Colombani. Là encore, il s’agit d’un récit féministe, qui rend un bel hommage aux bénévoles qui œuvrent en silence pour le bien des autres. Elle met notamment en lumière une figure de l’Armée du salut, Blanche Peyron qui, à force de courage et de ténacité a créé « le palais de la femme » en 1926 (toujours en activité à l’heure actuelle). Dans son roman, elle alterne deux histoires principales, sur deux périodes distinctes : celle de cette fameuse (et pourtant méconnue) Blanche Peyron et celle de Solène qui, suite à un « burn-out », se reconstruira et découvrira son utilité à travers le bénévolat. Elle entremêle également les histoires touchantes de femmes venues des quatre coins du monde et qui, pour diverses raisons, ont trouvé refuge dans ce Palais de la Femme, dans l’espoir de commencer une nouvelle vie, loin de la misère ou de la cruauté des hommes.
Même si j’ai aimé cette lecture où j’ai retrouvé avec plaisir la plume fluide et agréable de Laetitia Colombani, ce ne fut pas un coup de cœur comme pour son précédent roman. Mais cela reste une lecture agréable et ne serait-ce que pour l’histoire de Blanche Peyron, ce livre vaut la peine d’être lu.

 

33fois

33 fois mon amour (Nicolas Barreau) 
Présentation de l’éditeur : Julien Azoulay, jeune auteur de comédie romantique, perd tragiquement son épouse âgée de trente-trois ans. Malgré ses réticences et la douleur, il honore la dernière volonté de son aimée : écrire trente-trois lettres pour lui raconter l'après, cette vie qui se poursuit sans elle. Ce sera leur dernier secret. Mais, alors qu'il les pensait en sécurité, cachées dans un compartiment de la pierre tombale, les lettres disparaissent... et réapparaissent ! 
Un poème de Prévert, le dessin d'une fleur ou encore un ticket de cinéma, quelqu'un a répondu à Julien. Pour le jeune homme et son fils Arthur commence une aventure qui conjugue à nouveau l'espoir au présent.
 

Dans cet émouvant roman, Nicolas Barreau nous parle de reconstruction après la mort d’un être cher, sans mélodrame.
Les personnages sont très attachants et les émotions parfaitement retranscrites.
Un roman plein d’espoir et de philosophie de la vie, notamment à travers le personnage de Sophie (dont le prénom ne doit pas être choisi au hasard !). Pas un coup de cœur mais une lecture très agréable.

 

ivresse-libellules

L’ivresse des libellules (Laure Manel) 
Présentation de l’éditeur : Quatre couples d'amis dans la quarantaine décident de s'octroyer des vacances sans enfants dans une villa de rêve.
Mais l'ambiance qui se voulait insouciante et idyllique ne tarde pas à se charger d'électricité. La faute aux caractères (et petites névroses) de chacun, aux modes de vie différents, à l'usure et la routine qui guettent les amoureux quand s'invite le quotidien, et à des parents qui ont oublié ce qu'était leur vie lorsqu'ils ne l'étaient pas encore...
Quand débarque une jeune et jolie célibataire, le groupe est plus que jamais au bord de l'implosion.
On ne badine pas avec l'amour.

A travers ce roman, Laure Manel fait une analyse des relations de couple et décortique les états d’âmes d’un groupe d’amis en pleine crise de la quarantaine. On se retrouve tous plus ou moins dans un (voire plusieurs !) des personnages car les questionnements de ces quadragénaires, nous les avons tous vécus à un moment ou à un autre (dans une moindre mesure).
Malgré cela, je n’ai pas été emballée par ma lecture. J’ai trouvé que Laure Manel tournait en rond, que ses personnages (très stéréotypés !) étaient plus agaçants qu’autre chose à se regarder le nombril et à s’inquiéter de ce que les autres pouvaient penser d’eux.
J’ai lu certaines critiques disant que c’était un livre « sans prise de tête », un « feel good book » mais je ne suis pas du tout de cet avis ! Je le trouve plutôt « plombant » et très désabusé vis-à-vis de la vie de couple et des relations hommes-femmes. Peut-être est-ce parce que j’ai passé cette fameuse « crise de la quarantaine » que les tranches de vie de ce groupe de quadra ne m’ont pas touchée… De la même auteure, j'avais de loin préféré "La mélancolie du kangourou".

 

barre-livres

J'ai terminé...

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Je suis en train de lire...  

La-vie-qui-m-attendait