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Le vent nous portera (Jojo Moyes) 
Présentation de l’éditeur : Animée par une soif d'aventures et de grands espaces, Alice s'éprend d'un bel Américain et s'empresse d'accepter sa demande en mariage, laissant derrière elle son Angleterre poussiéreuse. Mais le rêve américain est mis à rude épreuve au cours de la Grande Dépression dans la petite ville du Kentucky où elle atterrit, entre un mari qui s'avère décevant et un beau-père au tempérament ombrageux.
Aussi, quand la jeune femme répond à l'appel d'Eleanor Roosevelt pour créer des bibliothèques ambulantes afin de lutter contre l'illettrisme, c'est d'abord pour échapper à son quotidien étouffant. Elle se lie alors d'amitié avec Margery, une femme qui n'a peur de rien ni de personne. Ensemble, elles se jettent à corps perdu dans l'aventure et sillonnent à cheval les montagnes du Kentucky, bravant tous les dangers, pour apporter des livres dans les zones les plus reculées. Mais s'il y a bien une chose dont ces porteuses d'histoires ne manquent pas, c'est de courage.

Pour son dernier roman, Jojo Moyes s’est inspirée du « Pack Horse Library Project », un projet initié sous le gouvernement de Franklin Roosevelt. Ces bibliothèques itinérantes, chargées d’apporter des livres aux personnes les plus démunies, dans les régions reculées des Appalaches, ont été en service de 1935 à 1943 et ont joué un rôle important de lutte contre l’illettrisme. Elles ont aussi favorisé l’émancipation des femmes dans une Amérique encore très puritaine (la majorité des bibliothécaires à cheval étaient en effet des femmes). Sur ce fond historique (très bien documenté et passionnant !) l’auteure nous plonge au cœur du Kentucky et nous offre une jolie galerie de personnages attachants.
L’écriture est très agréable et on dévore les 600 pages de ce livre avec avidité (et surtout avec plaisir).
En bref, j’ai eu un vrai coup de cœur pour ce roman historique (et féministe) que j’ai trouvé captivant et je ne peux que vous le conseiller.
Vous trouverez plus d'infos sur le "Pack Horse Library Project" dans  cet article.

  

Parade-enfants-perdus

La parade des enfants perdus (Pam Jenoff) 
Présentation de l’éditeur : 1944, Allemagne nazie, Noa, 16 ans, découvre un wagon contenant des dizaines de bébés juifs, en partance pour les camps, la plupart morts de froid. Bouleversée, elle enlève l'un des survivants et trouve refuge dans un cirque itinérant. Son directeur, Herr Neuhoff, s'engage à l'accueillir ainsi que son soi-disant petit frère à une condition : qu'elle maîtrise le trapèze volant en équipe avec Astrid, trapéziste juive. Dans cette guerre où chaque faux pas peut s'avérer fatal, Noa et Astrid doivent apprendre à se faire confiance en dépit de leurs terribles secrets.

Je suis souvent attirée par les romans traitant de la seconde guerre mondiale. J’ai découvert celui-ci un peu par hasard et le fait qu’il se déroule dans le milieu du cirque a aiguisé ma curiosité. J’ai finalement dévoré cette belle histoire d’amitié et de solidarité qui, si elle n’est pas une histoire vraie en elle-même, est inspirée de faits réels. L’écriture est juste et le roman très émouvant. Les sujets abordés changent un peu des autres romans historiques que l’on peut lire sur cette période et l’auteure a fait un gros travail de recherche pour rendre son récit tout à fait crédible (et passionnant !).  Un roman que je vous conseille sans hésiter !

 

Disparaitre

Disparaitre (Mathieu Menegaux) 
Présentation de l’éditeur : Une jeune femme met fin à ses jours à Paris, dans le XVIII° arrondissement.
Un homme est retrouvé noyé sur une plage, à Saint-Jean Cap Ferrat, sans que personne soit en mesure de l’identifier : le séjour en mer l’a défiguré, et l’extrémité de chacun de ses doigts a été brûlée.
Quel lien unit ces deux affaires ? Qui a pris tant de soin à préserver l’anonymat du noyé, et pour quelles raisons ? Qu’est-ce qui peut pousser un homme ou une femme à vouloir disparaître ?

Après avoir beaucoup apprécié « je me suis tue » et « est-ce ainsi que les hommes jugent », j’ai eu envie de découvrir le dernier roman de Mathieu Menegaux. J’ai retrouvé le style implacable de l’auteur et tourné les pages de son roman avec avidité. Sous ses faux airs de thriller (et sur fond de passion amoureuse), ce roman à plusieurs niveaux nous pousse une fois encore à nous interroger sur la dureté de notre société et sur ses dérives. L’auteur brosse un portrait sans concession de monde de la finance, de son élitisme et de la violence qui règne dans ce milieu, véritable rouleau compresseur prêt à broyer les hommes au nom du profit.
Le roman est très rythmé et même si on comprend rapidement le lien entre les personnages, cela ne gâche en rien le plaisir de lecture et on dévore les pages pour savoir comment les deux protagonistes en sont arrivés là.

 

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Les refuges (Jérôme Loubry) 
Présentation de l’éditeur : Installée en Normandie depuis peu, Sandrine est priée d’aller vider la maison de sa grand-mère, une originale qui vivait seule sur une île minuscule, pas très loin de la côte.
Lorsqu’elle débarque sur cette île grise et froide, Sandrine découvre une poignée d’habitants âgés organisés en quasi autarcie. Tous décrivent sa grand-mère comme une personne charmante, loin de l’image que Sandrine en a.
Pourtant, l’atmosphère est étrange ici. En quelques heures, Sandrine se rend compte que les habitants cachent un secret. Quelque chose ou quelqu’un les terrifie. Mais alors pourquoi aucun d’entre eux ne quitte-t-il jamais l’île ?
Qu’est-il arrivé aux enfants du camp de vacances précipitamment fermé en 1949 ?
Qui était vraiment sa grand-mère ?
Sandrine sera retrouvée quelques jours plus tard, errant sur une plage du continent, ses vêtements couverts d’un sang qui n’est pas le sien…

Ce thriller psychologique m’a tenue en haleine du début à la fin ! Avec ses « refuges », Jérôme Loubry nous offre une histoire à tiroirs à la construction machiavélique. Il nous balade et nous manipule tout au long du roman, nous emmenant sur une piste puis nous renvoyant sur une autre. On tente d’imaginer la suite mais on se trompe à tous les coups ! Et quand tout semble terminé, que l’on pense détenir toutes les clés, hop ! un dernier twist final !
Bien sûr, ce livre a aussi les défauts de ses qualités... L’intrigue est tellement tarabiscotée que l’on s’y perd un peu parfois et certaines situations manquent totalement de crédibilité. Mais si on oublie notre logique rationnelle, on se laissera facilement happer par ce roman très prenant et surprenant dont on tourne les pages avec avidité, jusqu’à la fin, totalement inattendue. On se demande où l’auteur peut bien aller chercher tout ça ! Quelle imagination… quelle maitrise dans le cheminement (tordu !) de cette histoire !

 

 

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J'ai terminé...

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Histoire-d'@