En voiture Simone ! (2ème partie)
Je laisse de nouveau la parole à mon cher et tendre pour la suite de l'article commencé la semaine dernière... Si vous avez raté le début, ça se passe ici !
Merci pour vos commentaires motivants lors de la première partie de cet article. J'espère que vous n'avez pas perdu le fil *de la visite ; ce serait le comble dans une ancienne filature* !
Nous passons maintenant au joyau de la collection Schlumpf : la Bugatti Royale, appelée ainsi car elle était destinée aux têtes couronnées de la planète.
La belle est propulsée par un moteur à 8 cylindres de 12,763 litres de cylindrée (non, ce n'est pas la consommation mais bien le volume intérieur des cylindres) d'une puissance de 300 chevaux (puissance énorme pour l'époque), le tout pouvant rouler à 200 km/h sans recevoir, la semaine suivante, une lettre à en-tête de la république Française dans la boite (j'entends ceux ou celles qui ont un profil 2* sur leur permis surenchérir* : "quelle époque formidable !").

Cette auto a été dessinée par Jean Bugatti, le fils d'Ettore, lorsqu'il avait 20 ans. Elle devait être construite à 50 exemplaires mais le krach boursier de 1929 (l'Histoire n'est qu'un éternel recommencement) en a décidé autrement. Sur les six autos qui furent assemblées, toutes avec des carrosseries différentes, seules trois ont trouvé preneur (elles étaient vendues 500 000 francs de l"époque, ce qui était trois fois plus cher qu'une Rolls Royce). Les trois autres sont restées à l'usine. Ettore Bugatti en a utilisé une ; c'est l'exemplaire de la photo, appelé "la Bugatti du patron". Après la mort d'Ettore, dans les années 50, sa femme a échangé les deux autres contre 3 000 dollars de l'époque et un réfrigérateur électrique à deux Américains. Ce fut un investissement judicieux puisqu'en 1987 une Bugatti Royale s'est vendue aux enchères au Japon pour un montant de 10 millions de dollars.
Pour éviter la faillite, Ettore Bugatti développe la fabrication d'autorails (visibles au musée du train à Mulhouse), ce qui lui permet de recycler ses moteurs destinés à la Royale, à raison de deux exemplaires par locomotive. Aujourd'hui le musée de Mulhouse possède trois Royales, plus un exemplaire qui a été reconstruit avec des pièces détachées rachetées à l'usine suivant un dessin de l'époque. C'est la Royale Esders (du nom de son premier acheteur qui avait commandé une auto sans phare car il ne conduisait jamais la nuit ! Comme si on pouvait sortir sans fard* même la journée...... pffffff !).

La légende fait allusion au rêve car l'auto ayant été modifiée peu après son acquisition, sa carrosserie d'origine n'existait plus. Sur le tableau à l'arrière-plan apparaissent les dessins des six carrosseries différentes des Royales
Les deux Bugatti échangées par les Américains se trouvent toujours aux États-Unis mais on a perdu la trace de l'exemplaire vendu aux enchères au Japon. Peut-être est-il exposé dans le salon de l'un ou l'une d'entre vous ?
Enchainons sur quelques photos de calandres, car c'est la première chose que l'homme regarde sur une auto. On peut faire le parallèle avec la première chose que le même homme va regarder chez la femme... Je confirme que c'est bien les fesses yeux (excusez l'erreur de frappe !).
Vous apprécierez, je l'espère, l'originalité des commentaires de cette série.

Oh, une Bugatti jaune !

Oh, une Bugatti jaune et noire !

Oh, une Bugatti verte !

Oh, une Bugatti Mercedes rouge et noire ! Encore une faute de frappe... décidément, il va falloir que je pense à changer de secrétaire !

Oh, une Bugatti rouge !

Oh, une Bugatti bleue !

Tiens, apparemment les hommes ne regardent pas que les calandres... Jolies courbes, d'ailleurs !

Moteur de Rolls Royce... quand esthétique rime avec mécanique, cela rime aussi avec "t'as pas cent briques ?"

Petit hommage aux plus de deux mille victoires de Bugatti en compétitions.
Nous allons maintenant poursuivre la collection de mascottes commencée lors de l'article Uriage Cabriolet Classic 2009.

La mascotte de Bugatti est un éléphant en argent, œuvre de Rembrandt Bugatti, le frère d'Ettore. C'était à l'origine un presse-papier posé sur son bureau. L'année dernière, l'exemplaire qui ornait le radiateur de la "Bugatti du patron" s'est vendu, toujours aux enchères, 238 000 euros. Cela confirme qu'argent ne rime définitivement pas avec bon goût car je trouve pour ma part cette mascotte vraiment laide ! Il parait qu'un éléphant debout porte bonheur... J'ajouterai : "sauf s'il a la malencontreuse idée de redescendre ses pattes avant sur le toit de la voiture du photographe immortalisant l'instant".

Cette mascotte, bien plus esthétique et aérienne, représente la cigogne de la marque Hispano-Suiza. C'est un hommage à l'escadrille des cigognes de Paul Guynemer, composée d'avions de chasse motorisés par la marque lors de la 1ère guerre mondiale . Pour l'anecdote, les propriétaires d'Hispano-Suiza se reconnaissaient au bouchon en liège qu'ils gardaient précieusement dans la poche. Ils plantaient le nez de la cigogne dedans avant d'utiliser la manivelle pour démarrer leur auto, ceci afin d'éviter de se blesser avec cet aiguillon proéminent durant la manœuvre.

Cette marque était européenne avant l'heure. En effet, elle fut fondée par deux financiers espagnols et un ingénieur suisse qui faisaient fabriquer leurs autos de prestige en France. A partir de 1938, Hispano-Suiza arrête la fabrication d'automobiles pour se consacrer à l'aviation. Cette marque existe toujours.

La mascotte de Horch, une marque quasi inconnue ; c'est pourtant son créateur qui a fondé la marque Audi en 1910. Quant à savoir ce que représente cette mascotte, les paris sont ouverts...

Encore une mascotte aérienne, représentant les ailes de la marque Avions-Voisin. Comme son nom l'indique, c'était une société d'aéronautique qui s'est lancée dans la construction automobile en 1918.

Là, c'est fastoche, c'est écrit dessus !
Pour terminer, vous n'allez pas échapper à deux petites devinettes : il s'agit de trouver les marques automobiles représentées par les mascottes ci-dessous. Comme cet article est aussi destiné à nos amies les blondes, la première devinette leur est réservée. C'est assez facile, surtout si on a une culture automobile* (non, ce n'est pas un jardin où pousse des voitures ; téléphonez, vous verrez !).

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La seconde devinette est beaucoup plus difficile... mais lors du précédent article, j'ai constaté que le niveau était assez élevé. Je compte sur vous pour trouver la solution de cette énigme.

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Rendez-vous lundi pour la réponse à ces deux devinettes...
Je me suis laissé dire que vous aimez les Bugatti bleues, alors je vous en ressers une dernière pour la route...

