Le blog de Cath

19 janvier 2018

Les pêcheurs du lac Inle

Après la découverte des jardins flottants la semaine dernière, nous retournons sur le lac Inle pour en apprendre un peu plus sur les pêcheurs et leurs techniques traditionnelles.
Les Inthas ont mis au point une manière de ramer particulière, debout, avec un seul pied, ce qui leur permet de voir dans la profondeur du lac et d'utiliser leurs mains pour pêcher. Cette méthode est essentiellement utilisée par les hommes. Les femmes, quant à elles rament en position assise, de façon beaucoup plus classique.
Les Inthas utilisent des barques en teck qui depuis peu sont équipées de moteur pour leur permettre de rejoindre plus rapidement les lieux de pêche.

JMB_6993

JMB_6123


Ils ont également développé des techniques de pêche inédites, en rapport avec les caractéristiques du lac. La plus ancienne, qui est en train de disparaître (nous avons vu tout au plus une dizaine de ces pêcheurs sur le lac), utilise un filet en coton. Ce filet est tendu sur une armature en bambou conique ; l'ensemble est appelé "saung". Cette méthode de pêche nécessite de repérer visuellement le poisson avant de plonger le filet pour le cerner, puis le harponner à l'aide d'une perche terminée par un trident. Cette technique, très photogénique, ne permet malheureusement pas de capturer beaucoup de poissons, d'autant plus qu'elle est spécifique aux gros poissons nageant en eau très claire. Cette tradition est en train de disparaître pour deux raisons principales : l'eau du lac est de plus en plus trouble à cause du brassage provoqué par les bateaux transportant les touristes. Par ailleurs, les poissons n'ont plus le temps de grossir car ils sont capturés avant par les pêcheurs de plus en plus nombreux.

JMB_5213

JMB_7014

JMB_7540

Elle est depuis quelques temps remplacée par la mise en place de grands filets en matière synthétique. Les pêcheurs donnent ensuite des coups de rames sur la surface de l'eau afin d'effrayer le poisson et de le chasser en direction des filets, où les prises sont beaucoup plus importantes.
Les pêcheurs utilisent leurs deux mains pour faire glisser le filet au fond de l'eau tout en ramant avec une jambe. Ils sont donc en équilibre sur une seule jambe durant toute cette opération et la vision de cette technique de pêche s'apparente à un ballet.

JMB_6195

JMB_6211

JMB_7049

JMB_7054

Une troisième technique, utilisée malheureusement dans de nombreux pays, mais interdite en Birmanie, est pratiquée la nuit (quand tous les chats sont gris !). Il s'agit de la pêche à l'aide d'un courant électrique, en provenance d'une batterie, appelée électro-pêche. Le champ électrique choque les poissons qui se laissent remonter à la surface et sont capturés à l'aide d'épuisettes. Bien entendu, cette méthode très efficace fait des dégâts considérables, y compris parmi les poissons non capturés qui en gardent des séquelles.
Enfin, il existe aussi une technique à base de nasses immergées durant une journée entière, qui permet de capturer des crevettes. 

Au fil du temps, comme pour la production de tomates des jardins flottants, les Inthas ont élargi le cercle de commercialisation du poisson issu du lac qui à l'origine était destiné uniquement à l'alimentation des populations vivant sur celui-ci. L'apparition de grossistes qui alimentent les grandes villes de la région a fait augmenter la demande. Pour y répondre, de plus en plus d'Inthas se mettent à pêcher sans prendre en compte les ressources du lac déjà impactées par la pollution. Ce nombre de pêcheurs en constante augmentation, participe à la disparition de certaines espèces de poissons, notamment les espèces endémiques, et à  la baisse des prises. Depuis notre dernier passage ici il y a dix ans, le nombre de pêcheurs a doublé et le résultat de leur pêche a diminué de moitié. Pour compenser cela, une nouvelle espèce a été introduite récemment : le tilapia, qui se reproduit plus rapidement mais qui risque de bouleverser la biodiversité  du lac. Les pêcheurs, pour garder un revenu permettant de faire vivre leur famille, sont contraints d'augmenter la durée de leur journée de travail qui est passée à 16h ! C'est ainsi que le cercle vicieux qui va entraîner la disparition des poissons dans le lac Inlé est bouclé... 

Pour le folklore, afin d'attirer les touristes en leur faisant croire que la pêche traditionnelle est toujours utilisée, les organismes de tourisme ont incité certains pêcheurs à se placer à des endroits stratégiques du lac (à la sortie du chenal de Nyaungshwe) pour poser dans des positions qui s'éloignent de plus en plus de la technique ancestrale, tout cela en échange (évidemment !) d'un pourboire ! Les clichés sont certes esthétiques (et beaucoup plus faciles à réaliser) mais n'ont plus rien d'authentiques. 

JMB_5089

JMB_5098

JMB_7620

JMB_6793

JMB_6798

JMB_5052

JMB_6811

Lors du prochain reportage, nous vous emmènerons  au marché. Vous pourrez ainsi voir quelques-unes des différentes  espèces  de poissons du lac Inle  (environ une trentaine dont cinq sont endémiques), la plus emblématique étant une variété de carpe.

Posté par Cath- à 07:23 - - Commentaires [25] - Permalien [#]


18 janvier 2018

Deux jours trop tard (chapitre 1)

Elle s’attarde sur une photo en noir et blanc qui a accroché son regard. Pourquoi ce petit garçon accroupi qui joue dans une flaque et dont elle ne voit même pas le visage lui rappelle-t-il Jean-François ? Peut-être est-ce à cause du bateau de bois qu’il pousse sur la mare minuscule, un jouet d’un autre temps, rudimentaire, précieux et porteur de rêves.

C’était la guerre. Les jouets étaient rares, souvent fabriqués sommairement par les parents, mais ils n’en étaient que plus chers et jalousement conservés. Jean-François n’a jamais eu de bateau, du moins elle ne s’en souvient pas, mais elle ne peut pas oublier le train. Ce train avait été déposé dans les souliers que les enfants avaient placés sous le sapin la nuit de Noël. Le petit garçon de trois ans avait déchiré fébrilement le papier qui entourait le cadeau et découvert la locomotive et ses trois wagons. Des étoiles s’étaient allumées dans ses yeux verts, il avait poussé de petits cris de joie entrecoupés de rires. Elle ne se souvient plus s’il y avait quelque chose dans ses propres souliers mais elle sait qu’elle n’était pas envieuse et elle était illuminée par la joie de l’enfant. Elle s’était penchée avec lui sur le petit train de bois aux couleurs vives : locomotive rouge sang, et du bleu vif, du vert criard, du jaune d’or pour les wagons. Pendant des mois, les jeux avaient tourné autour du train multicolore qui transportait allègrement petits cailloux, brindilles, écorces et même les miettes du repas que Jean-François allait donner aux oiseaux.

Elle fouille dans sa mémoire pour retrouver les traits de l’enfant. Ses souvenirs sont flous. N’apparaissent que des flashs, des morceaux de vie heureuse. Il est dans la cour devant la maison, assis sur son petit vélo à roulettes, les deux pieds posés sur le sol de chaque côté du vélo, les mains sur le guidon. Il porte une barboteuse en coton à carreaux bleus et blancs, un vêtement démodé qui ferait sourire les enfants d’aujourd’hui. Il rit et quand il rit, il ouvre la bouche en grand, les yeux plissés. Ses cheveux blonds bouclés baignés de soleil forment une auréole d’or autour de son visage rond. Il est beau comme le sont les petits enfants joyeux et confiants qui aiment la vie. Aujourd’hui, elle ne sait plus si c’est vraiment un souvenir ou si elle se rappelle simplement une photo qu’elle a regardée des centaines de fois. Dans ces années-là, on ne connaissait pas les orgies de clichés numériques. Les photos étaient rares, on ne mitraillait pas à tout va. Chaque photo était pensée, préparée, on prenait la pose, sourires de circonstance, tenues du dimanche. Elle connaît chaque photo par cœur.

Elle se concentre pour débusquer et faire revivre des instants de ce passé si lointain. Ils sont tous les deux seuls dans la cuisine. La mère vient de partir. « Je vais aller tout de suite à la ferme chercher les tommes et le beurre. Ça me gagnera du temps pour demain matin » a-t-elle dit. Elle cherche toujours à gagner du temps comme si le temps lui échappait, mais souvent, elle gagne du temps pour mieux en perdre parce qu’au lieu de faire la course au plus vite, elle s’attarde à bavarder avec les uns et les autres, ou elle en profite pour s’arrêter en chemin chez une amie. C’est un peu comme si elle avait besoin de sortir de la maison pour respirer mieux. Elle a ajouté : « Je n’en ai pas pour très longtemps. Soyez sages et jouez gentiment. Toi qui es la plus grande, tu fais bien attention à ton petit frère. ». Imaginatif et espiègle, il sait inventer ses jeux. Il aligne les chaises contre le seul mur libre de tout meuble. Il grimpe sur la première chaise à un bout, court de chaise en chaise, saute, repart à toute vitesse vers la première chaise, remonte, court encore. Il se déchaîne, il s’emballe. Puis une chaise bascule et il tombe lourdement en avant. Il reste sur le sol, immobile et silencieux. Pétrifiée elle ne bouge plus, elle ne sait pas que faire. Et s’il était mort ? Soudain, il hurle et se relève. Sa lèvre est fendue et le sang coule sur la fossette de son menton. Elle est soulagée. Elle le prend dans ses bras, il ravale peu à peu ses sanglots quand elle embrasse ses joues rondes sillonnées de larmes. Il est doux et chaud et elle aime le sentir abandonné contre elle comme un gros baigneur. Elle n’a pas de poupée.

Le père n’est plus à la maison. À cette époque-là, on n’explique pas les choses aux enfants ; ils ne doivent pas savoir ou ils ne peuvent pas comprendre. Elle a tendu l’oreille et saisi les mots maquis et résistance dans les conversations à voix basses entre la mère et les voisines. Dans l’entourage, on n’aime pas les Allemands, les Boches comme on dit, et la lutte clandestine est ressentie comme nécessaire pour la libération du pays. Elle imagine le courage dont les maquisards doivent faire preuve face au danger et elle se sent fière de son père, un peu inquiète cependant. Un autre mot lui fait peur : représailles. Elle ne voit pas très bien ce que cela sous-entend mais c’est à cause des représailles que chaque soir elle quitte la maison avec Jean-François et la mère pour aller dormir chez les Jacottes. C’est le diminutif affectueux attribué aux deux sœurs Jacot, Angèle et Amélie, deux vieilles filles bigotes qui tiennent une des rares boutiques du village. Elles ont choisi le camp de la Résistance et vouent une admiration inconditionnelle au Général de Gaulle. Elles protègent et dorlotent l’épouse et les enfants d’un maquisard. Leur épicerie-bazar est une véritable caverne d’Ali Baba remplie de trésors introuvables ailleurs que chez elles. Elles y conservent précieusement ce qu’elles appellent avec gourmandise « les produits d’avant-guerre » qui ne sont plus en vente depuis longtemps mais qu’elles sortent pour de grandes occasions. C’est ainsi qu’elles servent à la mère un « vrai » café qui embaume la grande cuisine et dont la plupart des Français de l’époque ont oublié le goût, condamnés à boire des ersatz à base de chicorée, d’orge, de glands de chêne grillés. Le matin, les enfants s’assoient à la longue table de chêne cirée. Le moment est magique. Jean-François attend sagement, sans un mot, mais son regard pétille et dès qu’Angèle pose devant lui le grand bol de faïence blanche, dans lequel fume un authentique cacao d’avant-guerre, il offre son sourire candide et reconnaissant. Quand il sourit, sa lèvre supérieure découvre sa gencive rose plantée de toutes petites perles blanches bien alignées. Deux canines pointues apportent à ce sourire une note carnassière comme si l’enfant s’apprêtait à mordre dans la vie. Angèle rayonne. « Régale-toi mon petit. Tu as bien besoin de te remplumer un peu, je ne te trouve pas très épais ». Le breuvage a un goût fort : il est préparé avec le lait des chèvres des Jacottes. Les enfants le trouvent divin.

 C’est une fin d’après-midi d’été. Le village est sens dessus-dessous : des jeeps américaines en route vers l’Ain ont fait escale sur la place. Une foule entoure les véhicules et essaie de communiquer avec leurs occupants ; ce n’est pas chose aisée ! Les enfants sont les plus curieux et les plus audacieux, ils s’agglutinent autour du convoi, ils cherchent à monter dans les voitures, ils se bousculent en riant aux éclats. Elle donne la main à Jean-François et ils s’approchent des premières jeeps. Soudain, ils s’arrêtent, interloqués, presque apeurés. Là, sous leurs yeux, un soldat noir debout dans un véhicule leur fait de grands signes, semblant leur demander de venir jusqu’à lui. Le seul visage noir qu’ils aient jamais vu jusqu’alors c’est celui qui figure sur les boîtes jaune vif du cacao Banania des Jacottes, nez épaté, sourire immense, chéchia rouge sur la tête. Celui-ci ne porte pas de chéchia mais un casque rond qui descend bas sur son front, masquant son regard. Il sourit lui-aussi et ses dents éclatantes font paraître sa peau plus sombre qu’elle ne doit l’être. Il tend les bras vers les deux enfants pour les aider à grimper à côté de lui. Timidement, ils s’asseyent sur la banquette avant et ils se sentent importants, installés dans la jeep à côté du soldat qui passe son bras autour de leurs épaules. La mère est là, juste devant, et elle prend la photo qui restera dans l’album de famille. Le GI tend aux enfants une friandise qu’ils n’ont jamais vue, quelque chose de plat, d’élastique, qui sent très fort la menthe. On dirait un bonbon mais ce n’est pas un bonbon. « Attention ! Il ne faut pas l’avaler ! » crie quelqu’un de bien informé. « C’est du chewing-gum ! Il faut juste le garder dans la bouche et le mâcher. » Ils mettent la plaque verte dans leur bouche et font connaissance avec une sensation toute nouvelle. C’est à la fois bon et étrange. Le goût frais s’échappe au fur et à mesure que la plaque se transforme en boulette caoutchouteuse. Au bout d’un moment ils ne savent plus que faire de cette petite boule devenue insipide, coincée derrière leurs dents. La fillette est inquiète et surveille Jean-François de peur qu’il avale le chewing-gum tout rond. Elle se sent responsable de lui et craint toujours qu’il lui arrive quelque chose de grave. Il est beau comme un petit prince. C’est une évidence sur la photo dans l’album.

Ce jour-là est éblouissant, magique, marqué du sceau de l’extraordinaire.

Elle a sept ans. Elle est heureuse. Elle ne sait pas encore que la vie n’apporte pas que du soleil et des rires.

Photo-Maman3

Posté par Cath- à 07:00 - - Commentaires [41] - Permalien [#]

17 janvier 2018

Rendez-vous avec Madame Belle Plume

Mes plus récentes visiteuses ne la connaissent peut-être pas encore ; les plus anciennes me demandent souvent de ses nouvelles et espèrent un nouveau texte....
Aujourd'hui, son fan club devrait donc se réjouir puisque dans les prochaines semaines je vous propose un RV régulier avec Madame Belle Plume, qui va nous faire partager une nouvelle écrite il y a  deux ans, dans le cadre de son atelier d'écriture. Il s'agissait d'un travail à partir d'un souvenir réel mais romancé (avec des personnages et des situations de fiction).
Cette nouvelle, intitulée "Deux jours trop tard", m'avait beaucoup émue ; je viens de la relire pour la publier sur mon blog et elle me touche toujours autant. J'espère qu'il en sera de même pour vous !
Nous vous donnons donc rendez-vous demain pour le premier chapitre.
Et pour vous mettre dans l'ambiance, je vous fais partager cette photo de ma maman et de son petit frère, prise lors de l'arrivée des américains dans son petit village, choisie pour illustrer la couverture du livret imprimé publié avec cette nouvelle.

Photo-Maman2

"Quoi qu’on dise, ce n’est jamais facile l’enfance.
On s’illusionne quand on la décrit comme un paradis perdu."
                                                                      H.Roux
(citation placée en exergue à l'édition imprimée de la nouvelle)

Posté par Cath- à 07:00 - Commentaires [24] - Permalien [#]

16 janvier 2018

Mon joli courrier

Même si j'ai grandement limité l'envoi de voeux spontanés cette année (pour diverses raisons sur lesquelles je n'ai pas envie de m'étendre ici....), j'ai le plaisir de découvrir de bien jolies cartes dans ma boite à lettres. 

Annick 08
Je suis en totale admiration de son superbe travail de broderie !
Annick1

Annick2

Annick
Annick

Annie
Annie

Annie B
AnnieB 

Annie F
AnnieF

Catherine
Catherine

Catherine B
CatherineB

Cécile
Cécile

Claire
Claire

Florence
Flo

Katia
Katia

Marilou
Marilou

Martine
Martine

Michèle
Michèle

Miji
Miji

Mipia
Mipia

Monique
Monique

Nicham
Nicham

Nichat
Nichat

Pascale
Pascale

Sabine
Sabine

Virginie
Virginie

Merci à vous toutes pour ces jolis envois !

"J'ai la naïveté de croire que quand on fait les choses sincèrement, on touche les gens."
Simon Astier

Posté par Cath- à 07:00 - - Commentaires [31] - Permalien [#]

15 janvier 2018

Un petit rien qui a le parfum du Bonheur

Voilà une nouvelle page ajoutée à l'album consacré à notre adorable Jeanne (album offert à ses parents à Noël et que je compléterai petit à petit, au fil des mois).

Jeanne-Bonheur3

Jeanne-Bonheur4

"L'amour est cette condition dans laquelle le bonheur d'une autre personne est essentiel pour le vôtre."
Robert Heinlein

Posté par Cath- à 07:00 - - Commentaires [40] - Permalien [#]


12 janvier 2018

Les jardins flottants

JMB_6538

Au fil des siècles, les Inthas ont organisé leur autonomie sur le lac et ses berges. Pour leur alimentation, une partie d'entre eux pratique la pêche. De nombreuses espèces de poissons, dont certaines sont endémiques, vivent dans le lac. Cette activité fera l'objet d'un prochain reportage.
Le riz étant l'aliment de base en Birmanie, présent aux trois repas de la journée, les Inthas ont aménagé des rizières en bord de lac. Sur la terre ferme, ils ont aussi planté des cannes à sucre.

Afin de diversifier leur nourriture, ils ont eu un coup de génie en créant de toutes pièces des jardins flottants qui leurs fournissent des légumes et aussi des fleurs, qui vont servir aux offrandes à Bouddha (cette ethnie, comme la majorité des Birmans, est bouddhiste).

Ils ont également développé un cycle de marchés, dans les différents villages sur et autour du lac, afin de permettre leurs échanges alimentaires avec les ethnies voisines, vivant dans les montagnes qui bordent le lac (nous en reparlerons aussi lors d'un prochain reportage). 

JMB_6584

Nous allons donc aujourd'hui nous intéresser aux jardins flottants qui, comme vous pourrez le constater, présentent deux aspects tout à fait contradictoires.
La base de ces jardins flottants est faite de jacinthes d'eau qui, au fil du temps, s'accumulent en lisière du lac et diminuent peu à peu la surface de celui-ci.

JMB_7401

Leurs racines s'emmêlent jusqu'à avoir environ un mètre de hauteur puis retiennent les sédiments qui vont permettre la culture. Cette base est découpée en bandes d'environ 1,5 m de large, sur une longueur assez impressionnante, elles sont ensuite remorquées vers les jardins flottants.

JMB_6608

Arrivées à destination, elles sont  arrimées à l'aide de nombreux piquets de bambous.

JMB_7339

JMB_6521

Bien entendu, les jardins flottants suivent la variation de niveau d'eau du lac. Astucieux, non ?
Une fois arrimée, la bande est désherbée et recouverte d'une couche d'algues récoltées à la surface du lac, prise en sandwich entre deux couches de limon, récupéré au fond du lac.

JMB_6241

Il reste à repiquer les jeunes plants dessus, pour obtenir par exemple des tomates à profusion, qui sont la spécialité d'une vingtaine de villages (90% des jardins produisent de la tomate, les 10% restant sont constitués de concombres, haricots, piments et fleurs).

Allons faire le plein à la station service pour partir visiter ces jardins flottants à bord de notre pirogue.

JMB_6477

La visite des jardins flottants procure un sentiment de zénitude qui pourrait laisser penser que ce mode de culture est totalement bio, alors que paradoxalement nous sommes au coeur de  la culture intensive. Les jardins d'origine servant à nourrir la population du lac ont été progressivement agrandis jusqu'à couvrir 3300 hectares actuellement.

JMB_6560

Pour accroître le rendement (supérieur d'environ 50% à la culture en pleine terre dans le Sud-Est asiatique), les plants de tomates cultivés ne sont pas des variétés anciennes ni même naturelles mais des plants hybrides génétiquement modifiés. Des pesticides et de l'engrais chimique sont utilisés pour les forcer afin d'obtenir deux récoltes annuelles. Ce mode de culture n'ayant pas besoin d'apport d'eau par voie céleste s'affranchit par conséquent de l'alternance de la saison des pluies et de la saison sèche. Ceci permet le ramassage des tomates (plus ou moins mûres... et même vertes !) 8 mois sur 12, ce qui va permettre, après stockage, de les vendre aux cours les plus hauts toute l'année. Lorsque les cours sont élevés, les Inthas accélèrent le mûrissement des tomates ramassées vertes à l'aide de produits chimiques pour obtenir en deux jours des tomates rouges !!!  90 000 tonnes de tomates sont récoltées sur une année et expédiées dans tout le pays. Ceci procure aux Inthas de fortes rentrées d'argent de manière régulière. Cet argent est réinvesti dans le tourisme.  

JMB_6819

JMB_6822

JMB_6823


Les Inthas, appliquent à la lettre les principes économiques de la mondialisation (privilégier les rentrées d'argent à court terme sans se préoccuper des dégâts collatéraux apportés à la nature). Il en résulte une asphyxie de plus en plus rapide de l'écosystème du lac Inle qui a pourtant permis de subvenir à leurs besoins au cours des siècles passés. Aujourd'hui les scientifiques qui observent la dégradation de l'environnement de cette région tirent la sonnette d'alarme (mais y a-t-il une sonnette au bout du fil ?).
A la pollution agricole locale s'ajoutent les apports d'engrais et de pesticides en provenance des cultures environnantes, puisque la région est totalement exploitée par l'homme (75 % des terres birmanes sont agricoles). Ces polluants sont transportés par les trente rivières qui alimentent le lac et se retrouvent dans les organismes des poissons qui y sont pêchés.
La construction de plus en plus d'hôtels participe à la déforestation  (que l'on peut apercevoir sur la 6ème photo), ce qui augmente l'entrainement de déchets végétaux vers le lac. Ces déchets se transforment en boue et diminuent petit à petit la profondeur de celui-ci.
Le trafic de plus en plus important des pirogues à moteur véhiculant les touristes contribue aussi à la pollution.
La durée de vie du lac est estimée à dix ou vingt ans maximum si la tendance actuelle de la diminution de sa surface se confirme (perte de 33% dans les 70 dernières années) car ceci va augmenter la concentration de polluants de manière exponentielle. 
L'image de carte postale a donc un verso beaucoup moins glamour !!!

Lors du prochain reportage, nous parlerons des différentes techniques de pêche pratiquées sur le lac. 

Posté par Cath- à 07:00 - - Commentaires [51] - Permalien [#]

11 janvier 2018

Vœux glacés

J'avais envie de refaire une série de cartes de voeux inspirées par copiées sur  celles-ci. J'avais aussi envie de bleu (notamment parce que certaines de ces cartes étaient destinées à ma maman et que c'est une couleur qu'elle aime beaucoup). J'ai donc sorti le heat gun et la poudre à embosser et je me suis bien amusée à les réaliser (je trouve toujours aussi magique l'embossage à chaud !).

Voeux2018embossage1

Voeux2018embossage2

Voeux2018embossage3

Voeux2018embossage4

Voeux2018embossage5

Voeux2018embossage6

Voeux2018embossage7

Voeux2018embossage8

Voeux2018embossage9

Voeux2018embossage10

"Le seul mur qui vous empêche d'avancer c'est celui que vous créez avec vos pensées."
Nicole Bordeleau

Posté par Cath- à 07:00 - - Commentaires [49] - Permalien [#]

10 janvier 2018

"Une fois que vous savez lire, vous êtes libre pour toujours" (Fréderick Douglass)

-



A-demain-Lou

A demain Lou (Marie-Claude Vincent) ♥♥♥♥
Présentation de l'éditeur : Ça ressemble à quoi la vie, à douze ans, quand le bonheur se fracasse ? 
Élisabeth, Lou et la petite Laura forment avec leurs parents une famille unie et joyeuse. Jusqu'au jour où Éli part passer le week-end chez une amie et ne revient pas. Bloquée par le silence des adultes, Lou n'ose pas poser de questions. Le corps pressent ce que l'esprit refuse d'accepter, mais admettre qu'Éli est morte serait plus terrible encore que ce mutisme qui, peu à peu, empoisonne tout.
C'est sur cet événement que Lou revient à la veille de ses seize ans, l'âge d'Éli à sa disparition. Comment continuer à vivre sans cette grande soeur qu'elle chérit tant ? Comment se résoudre à devenir plus vieille qu'elle ? Comment cesser d'être " la petite soeur d'Éli " ? Il va bien falloir, pourtant, passer ce cap...
Un roman lumineux, aussi fort que pudique, dont on ressort chaviré d'émotion. 
L'écriture épurée de Marie-Claude Vincent restitue admirablement l'univers de l'enfance, ses mots, ses rites, faisant écho avec une infinie délicatesse à l'enfant qui palpite en chacun de nous.

Ce roman attendait sur ma liseuse depuis pas mal de temps. Je l'ai lu durant le long voyage de retour de Birmanie et lorsque je l'ai commencé, je ne me souvenais plus du tout quel était son thème. Je me souvenais juste que je voulais le lire..... Et quelle claque ! Je pense que si je m'étais souvenu de quoi il traitait, je ne l'aurais probablement pas lu, du moins pas à ce moment-là.... Mais une fois commencé, je n'ai pas pu le lâcher et l'émotion m'a submergée durant toute la lecture. Il a remué beaucoup de choses en moi.
"A demain, Lou" aborde le deuil de façon délicate, avec une belle écriture à la puissance émotionnelle très forte.
Comment faire face à l'insurmontable, à l'inacceptable ? Comment se reconstruire et apprivoiser ce vide immense ? Comment, pour une petite sœur, franchir le cap du moment où elle deviendra plus vieille que son ainé(e) ? Tant de questions que je me pose depuis un an et demi et qui ont donc forcément eu une très forte résonance en moi.
Ce livre est petit par son nombre de pages mais très puissant émotionnellement. Ce n'est certes pas une lecture "facile" mais sa fin est aussi un hymne à la vie, qui doit continuer malgré tout.

 

Bonheur-pas-rides

Le bonheur n'a pas de rides (Anne-Gaëlle Huon) ♥♥♥
Présentation de l'éditeur : Il n'est jamais trop tard pour apprendre à s'aimer...
Paulette a 85 ans, un caractère bien trempé, et pas toute sa tête. Enfin, à ce qu’elle prétend. Lorsqu’elle se retrouve bien malgré elle la nouvelle pensionnaire de l’Auberge de Monsieur Yvon, elle n’a qu’une obsession : en partir ! Mais c’est sans compter sur l’étrange fascination que les autres habitants et leurs secrets vont bientôt exercer sur elle. Que contiennent ces lettres mystérieuses trouvées dans la chambre de Monsieur Georges ? Qui est l’auteur de cet étrange carnet découvert dans la bibliothèque ? Une chose est certaine : Paulette est loin d’imaginer que ces rencontres vont changer sa vie et peut-être, enfin, lui donner un sens.

Après la lecture de "A demain Lou", j'avais besoin d'un livre très léger et j'ai donc jeté mon dévolu sur "Le bonheur n'a pas de rides". C'était parfait pour terminer le long voyage qui me ramenait de Birmanie. Un livre qui se lit vite et facilement... mais qui, à mon avis, s'oublie tout aussi vite !
Les situations sont souvent invraisemblables, la psychologie des personnages (auxquels je n'ai pas réussi à m'attacher) est très mince, le roman est bourré de clichés. Cette histoire gentillette est sauvée par une écriture plutôt agréable. Bref, c'était parfait pour passer le temps en avion mais ce n'est pas un livre que je vous conseillerais particulièrement.


Un-appartement-a-Paris

Un appartement à Paris (Guillaume Musso) ♥♥♥♥
Présentation de l'éditeur : Paris, un atelier d’artiste caché au fond d’une allée verdoyante.
Madeline l’a loué pour s’y reposer et s’isoler. 
À la suite d’une méprise, cette jeune flic londonienne y voit débarquer Gaspard, un écrivain misanthrope venu des États-Unis pour écrire dans la solitude. Ces deux écorchés vifs sont contraints de cohabiter quelques jours.
L’atelier a appartenu au célèbre peintre Sean Lorenz et respire encore sa passion des couleurs et de la lumière. Terrassé par l’assassinat de son petit garçon, Lorenz est mort un an auparavant, laissant derrière lui trois tableaux, aujourd’hui disparus. Fascinés par son génie, intrigués par son destin funeste, Madeline et Gaspard décident d’unir leurs forces afin de retrouver ces toiles réputées extraordinaires. 
Mais, pour percer le véritable secret de Sean Lorenz, ils vont devoir affronter leurs propres démons dans une enquête tragique qui les changera à jamais. 
Guillaume Musso signe un thriller addictif et envoûtant porté par des personnages profondément humains. Une plongée vertigineuse dans le monde mystérieux de la création.

Ce n'est pas la première fois que je suis déçue par un roman de Guillaume Musso. Je devrais même plutôt dire que cela fait longtemps que je n'ai pas été emballée par un roman de Guillaume Musso !
Déception pour Central Park dont je vous avais parlé ici .
Déception pour  L'instant présent dont je vous avais parlé ici.
Déception pour  La fille de Brooklyn dont je vous avais parlé ici .
Et déception pour la 4ème année consécutive avec ce nouveau roman. Je me rends compte en relisant mes avis sur ses trois précédents livres que j'aurais pu écrire quasiment la même chose pour celui-ci ! L'histoire est tirée par les cheveux, avec une succession de coïncidences aussi improbables que bienvenues pour le déroulement de l'enquête. Les personnages ne sont pas attachants. Et l'histoire se traine en longueur ! A tel point qu'arrivé aux 3/4 du roman, l'intrigue n'a guère avancée, et du coup, tout s'accélère à la fin, sans aucune cohérence ni crédibilité, pour finir sur une apothéose de grand n'importe quoi ! Il y avait pourtant de bonnes idées au départ... dommage !
Peut-être serait-il temps que les maisons d'édition cessent de mettre la pression à leurs auteurs à succès pour qu'ils "pondent" un livre par an. On y gagnerait probablement en qualité....

 

Birmane

Birmane (Christophe Ono-dit-Biot) ♥♥♥
Présentation de l'éditeur : Partir! "Aujourd'hui, le paradis est à la portée de la carte bleue".
En délicatesse avec sa fiancée, son travail, et une vie sans surprise, César décide de gagner l'Asie de tous ses fantasmes avec une idée folle : rapporter de Birmanie , ce pays coupé du monde, l'histoire qui changera sa vie.
De Rangoon la tropicale aux mirages de la Vallée des rubis, il plonge dans une réalité où la violence et la dictature cohabite avec la beauté la plus ensorcelante. Guidé par une jeune femme médecin, il s'enfonce dans le pays.
Au cœur des ténèbres, le voyage du jeune Français va se transformer en formidable aventure. Vers une légendaire Femme-Tigre, réfugiée avec son peuple au cœur de la jungle du Triangle d'Or.


Lorsque je voyage sous d'autres latitudes, j'aime bien être accompagnée par des romans se déroulant dans le pays que je visite. Pour mon second voyage en Birmanie, c'est donc ce livre de Christohe Ono-dit-Biot que j'ai glissé dans ma valise chargé sur ma liseuse.
J'ai bien aimé la première partie où le personnage principal découvre la Birmanie. L'histoire du pays, la dictature, la corruption, les légendes, les ethnies.... l'auteur s'est bien documenté sur le pays. Malgré quelques clichés, c'était vraiment sympa de lire ça en étant directement plongée dans cette ambiance.
Par contre, j'ai trouvé l'intrigue totalement invraisemblable et malgré un style agréable,  j'ai eu du mal à accrocher avec la deuxième partie du roman (et par-dessus tout avec la fin !). Bref, une lecture en demi-teinte pour moi.

 

barre-livres

Mes lectures finies

lus

Ma lecture en cours

Il-etait-un-secret

Posté par Cath- à 07:00 - - Commentaires [23] - Permalien [#]

09 janvier 2018

Moment unique au Pas de Berrièves

Voici le vis à vis de cette page, avec là encore une photo carrée grand format (et donc une mise en page simplissime !).

Pas-de-Berrieves3

Pas-de-Berrieves4

"Toute difficulté offre une chance de se surpasser"
Duke Ellington

Posté par Cath- à 07:00 - - Commentaires [31] - Permalien [#]

08 janvier 2018

Album dentelle

Certaines l'attendent avec une impatience non dissimulée :-)
Voici donc dans son intégralité mon dernier projet de kit-atelier, avec, à la fin de l'article, toutes les informations si vous souhaitez acheter le kit (voir aussi l'edit publié à 10 h !!).
Pour ce projet un brin "shabby" (mais du shabby light comme j'aime...), j'ai choisi une série de photos de mariage de mon grand fiston, que j'ai fait imprimer en noir et blanc pour les harmoniser avec les papiers. L'ensemble me sembant un peu tristounet, j'ai ajouté une petite pointe de saumon pour réchauffer tout ça. Et au final, le résultat me plaît bien.
L'album contient une bonne trentaine de photos, dont les plus grandes mesurent 13 x 18 cm.
C'est parti pour la visite guidée !

Album-dentelle01

La couverture est en skivertex dentelle, dont le rendu est très beau (ben oui, j'aime bien donc je le dis !).

Album-dentelle02

L'album s'ouvre en trois parties

Album-dentelle04

On commence par feuilleter l'album principal...

Album-dentelle05

Album-dentelle06

Album-dentelle07

Album-dentelle08

Le tag glissé dans la pochette

Album-dentelle09

Album-dentelle10

Album-dentelle11

Album-dentelle12

Album-dentelle13

Album-dentelle14

Album-dentelle15

Album-dentelle16

On déplie le livret de la page de droite....

Album-dentelle18

Album-dentelle20

Album-dentelle21

Sur le fond de l'album, deux pochettes abritent des photos supplémentaires

Album-dentelle22

Album-dentelle23

On passe ensuite au livret de la droite de l'album, qui se déplie dans tous les sens.

Album-dentelle24

On ouvre une première fois...

Album-dentelle25

On déplie à gauche....

Album-dentelle26

...puis à droite...

Album-dentelle27

...puis en haut....

Album-dentelle28

 ...et enfin en bas !

Album-dentelle29

Au fond se trouve une pochette avec deux tags pour mettre des photos supplémentaires.

Album-dentelle30

Album-dentelle31

On termine par quelques zooms....

Album-dentelle32

Album-dentelle33

Album-dentelle34

Album-dentelle36

Album-dentelle37

Album-dentelle41

Album-dentelle42

Et pour celles qui seraient intéressées par le kit, voici toutes les infos !

Le kit contient : 

- 12 papiers imprimés recto/verso 
- 5 cardstocks A4 noirs texture cuir
- 10 feuilles de papier aquarelle 24 x 32 cm
- 1 Bazzill saumon
- cartonnette
- 1 morceau de skivertex dentelle 25 x 70 cm
- 2 planches d'étiquettes assorties aux papiers
- 2 mètres de dentelle
- 11 découpes (étiquettes, tag, ronds...) + 5 impressions tampons
- 1 flipette + brad

L'album peut contenir  une trentaine de photos (format maximum 13 x 18 cm)

Le kit est vendu 35 euros auxquels il convient d'ajouter 8 euros de frais d'envoi (pour la France Métropolitaine. Pour l'étranger, me consulter). Le tutoriel est envoyé par mail sous forme de fichier PDF (ou lien pour le télécharger).  

Si vous êtes intéressées, merci de faire vos demandes par mail ou via les commentaires de cet article afin que je vous envoie un bon de commande à me retourner dans les 7 jours pour valider votre réservation. Les chèques ne seront encaissés qu'au moment de l'expédition des kits. 

Je tiens à préciser que si ce kit est fourni avec les tamponnades (découpées à l'aide de matrices pour certaines), c'est uniquement parce que j'ai utilisé des tampons anciens, issus d'une marque qui n'existe plus depuis des années....

Edit à 10h : Il semblerait que mon album ait été victime de son succès (et j'en suis ravie !). Tous les kits ont été vendus en moins de deux heures.... Par conséquent, afin de satisfaire davantage de demandes, j'envisage de faire une seconde série en pré-commande (livraison à partir du 20 janvier environ).
N.B. : ces kits  ne contiendront pas les 2 mètres de dentelle ancienne ! J'avais en effet chiné de grandes longueurs de dentelle mais j'ai tout utilisé pour la première série. Ceci dit, je suis certaine que vous avez quelques morceaux de dentelle en stock ! Et vous pouvez aussi la remplacer par du simple ruban ou de l'organza... Tout le reste sera exactement identique (papiers, étiquettes et planches d'étiquettes assorties aux papiers, skivertex dentelle, découpes, tamponnades....).
Le prix de ces kits sans dentelle sera donc de 33 € au lieu de 35 (frais d'envoi inchangés).

Si vous êtes intéressés par cette nouvelle série, merci de bien vouloir faire vos demande par mail ou via les commentaires de cet article avant vendredi 12 janvier, afin que je vous envoie un bon de réservation à me retourner avec votre règlement.

Posté par Cath- à 07:00 - - Commentaires [81] - Permalien [#]