Le blog de Cath

26 janvier 2015

Ma peluche des neiges dans un album !

Vous aviez vu l'album sans photo ici...
Vous aviez vu la série de photos ici et ...
Voici maintenant les deux réunis ! A croire que l'album n'attendait que ces clichés de ma peluche des neiges

J'ai juste apporté quelques petites modifications au niveau des décos (notamment remplacé certaines étiquettes qui ne correspondaient pas du tout aux photos... même si j'en ai laissé d'autres qui ne sont pas idéales mais on fera avec !!).

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Le tutoriel de cet album est toujours en vente sur ma p'tite boutique, ici exactement ! 

 

Mon blog fête ses 9 ans aujourd'hui ! Cette année, contrairement aux années précédentes, pas de  cadeau à gagner... mais que cela ne vous empêche pas de laisser un petit message

 

"Si vous pensez que l'aventure est dangereuse, je vous propose d'essayer la routine... Elle est mortelle."
Paul Coelho

 

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24 janvier 2015

Opération liquidation + encore des cartes reçues !

Dans le cadre de mon opération "j'essaie de liquider mes chutes de papiers" (ou du moins une partie !!), voici quelques cartes réalisées avec les reste des papiers Kaisercraft utilisés (entre autres) pour cette page. Difficile de faire plus simples, n'est-ce pas ?

Kaisercraft-Matriochka01

Kaisercraft-Matriochka02

Kaisercraft-Matriochka03

Kaisercraft-Matriochka04

Kaisercraft-Matriochka05

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Et voici encore quelques cartes reçues ces derniers jours...

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Voeux4

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Merci à vous toutes !

"Le sage n'est pas celui qui prêche le bien, mais celui qui le fait."
Mocharrafoddin Saadi

 

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23 janvier 2015

Boite "relookées"

Ces trois boites (à l'origine des boites de maroquinerie, tout comme celle que je vous ai montrée ici mais dans un format un peu plus petit) ont été "rhabillées" avant d'être déposées sous le sapin avec un petit cadeau à l'intérieur.

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"“L'enfer c'est les autres”, écrivait Sartre. Je suis intimement convaincu du contraire. L'enfer, c'est soi-même coupé des autres."
Abbé Pierre

 

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22 janvier 2015

Quatre bonnets, une écharpe et du magic loop !

Vite tricotés (et aussitôt offerts), voici deux bonnets tout simples réalisés d'après ce tutoriel. Comme les précédents que j'ai réalisés, ils ont été tricotés en rond, selon la technique du magic loop*. Exit les coutures !  

Beanie1

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Beanie3

 

J'ai aussi déposé sous le sapin le bonnet suivant, réalisé d'après un modèle de Phildar.

Bonnet-twist

 

Et voici enfin un ensemble bonnet + écharpe pour mon homme qui voulait une GROSSE (et longue !) écharpe pour les rudes journées hivernales !

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Echarpe-bonnet3

Le bonnet est un modèle "perso" (tout bête !) et l'écharpe a été faite selon le même modèle que celle-ci, tricotée il y a déjà 3 ans, mais sans les franges, selon les desiderata de M. Cath, qui a aussi choisi le coloris. J'ai utilisé le fil Andes de chez Drops (mélange d'alpaga et de laine), coloris vert océan.

*J'en entends certaines qui disent : magic loop, kezako ??? La technique du magic loop (ou boucle magique pour les non anglophones) permet de tricoter en rond des petits diamètres, avec une aiguille circulaire à la place des aiguilles doubles-pointes. Résumée en images, voilà en quoi elle consiste :

Magic-loop

Et pour tout savoir dans le détail, un clic ici ou encore .

"Une terrasse de neuf étages commence par un tas de terre."
Lao Tseu

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21 janvier 2015

Indigestion en vue !

Et hop, une nouvelle série de cartes de voeux ! J'essaie d'étaler la publication de mes cartes afin de vous éviter l'indigestion mais je ne suis pas certaine d'y parvenir !

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"L'espérance, c'est croire que la vie a un sens."
Abbé Pierre

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20 janvier 2015

"La lecture, une porte ouverte sur un monde enchanté" (François Mauriac)

Un petit passage dans le coin lecture, où vos commentaires* sont toujours les bienvenus...

Lectures-decembre

Dora Bruder

Présentation de l'éditeur :
Dans un vieux Paris-Soir daté du 31 décembre 1941, l'œil de Patrick Modiano est attiré par l'annonce suivante: "On recherche une jeune fille, Dora Bruder, 15 ans, 1 m 55, visage ovale, yeux gris-marrons, manteau sport gris, pull-over bordeaux, chaussures sport marron. Adresser toutes indications à M. et Mme Bruder, 41, boulevard Ornano, Paris ".
Cet entrefilet amène l'auteur à enquêter sur cette fille et ses parents envoyés à Auschwitz en 1942. Il essaie de redonner vie à leur existence qu'il traque sur des papiers administratifs, sur des photos. Le texte se présente comme un chassé-croisé dans Paris entre présent et passé, des souvenirs de l'auteur s'entremêlant à ce qu'il découvre de la jeune fugueuse, de sa famille et des personnes qui l'ont côtoyée. 
Mais aucun document officiel ne peut restituer les occupations de Dora pendant ses fugues qui ainsi demeurent le secret de ce destin tragique décrit tout en subtilité par Patrick Modiano.

Lorsque Modiano a reçu le prix Nobel de littérature, j'ai regardé la liste de tous les livres qu'il avait écrit et je crois n'avoir lu de lui que "Rue des boutiques obscures" (probablement lorsque j'étais au lycée puisque ce livre est sorti l'année où j'étais en première littéraire...) dont  je ne me souviens plus du tout ! Pour mon anniversaire, on m'a offert deux de ses livres : son dernier, "Pour que tu ne te perdes pas dans le quartier" et Dora Bruder. J'ai commencé par lire Dora Bruder mais dès le début, cette "enquête" (ou cette "quête" ?) m'a paru bien ennuyeuse. J'ai tenu bon, ne voulant pas passer à côté de quelque chose, certaines des critiques que j'avais lues étant plutôt élogieuses à l'égard de cet ouvrage. Mais plus j'avançais dans le livre et plus je m'ennuyais. Au 2/3, je l'avoue, je l'ai refermé définitivement ! Et du coup, me voilà peu motivée à commencer la lecture de "Pour que tu ne te perdes pas dans le quartier".

 

Le plus bel endroit du monde est ici

Présentation de l'éditeur :
Iris, âgée de trente-six ans, est bouleversée par la mort de ses parents dans un accident de voiture. Par un après-midi froid et gris où rien ne semble plus avoir de sens, elle songe à commettre l'irréparable. Quand soudain, elle découvre un petit café auquel elle n'avait jamais prêté attention. Son nom étrange, Le plus bel endroit du monde est ici, ayant éveillé sa curiosité, elle décide de pousser la porte et d'aller s'asseoir à une table. Un jeune Italien vient bientôt l'y rejoindre, il se prénomme Luca. Ensemble, ils commencent à évoquer la vie d'Iris. Pendant six jours d'affilée, ils se retrouvent au même endroit et, progressivement, Iris semble sortir la tête de l'eau. Mais au septième jour, Luca demeure introuvable. Iris comprend qu'elle ne le reverra plus. Ce qu'elle ignore en revanche ce sont les raisons de sa disparition. Mais une chose est certaine, la semaine qui vient de s'écouler avait quelque chose de magique... Au sens propre du terme.


J'ai été charmée par ce petit conte moderne, écrit à quatre mains, qui se lit très facilement. Une histoire "positive",  pleine de charme et joliment écrite, de l'espoir, de la légèreté, de la sérénité.... tout ce que j'aime est réuni dans ce petit livre que j'ai eu du mal à lâcher avant d'avoir tourné la dernière page ! Je lui ai même trouvé un léger parfum de "Petit Prince" ("Le Petit Prince" que j'ai d'ailleurs relu juste après. Comme le dit une des mes Amies, voilà un livre qu'il faudrait lire au moins une fois par an....).

Abandonne le passé et le présent démarrera. 

On ne peut comprendre la vie qu'en regardant en arrière, mais on ne peut la vivre qu'en regardant vers l'avant 


Le jour où j'ai appris à vivre

Présentation de l'éditeur :
Et si tout commençait aujourd'hui?

Imaginez: vous vous baladez sur les quais de San Francisco un dimanche, quand soudain une bohémienne vous saisit la main pour y lire votre avenir. Amusé, vous vous laissez faire, mais dans l’instant son regard se fige, elle devient livide. Ce qu’elle va finalement vous dire… vous auriez préféré ne pas l’entendre. À partir de là, rien ne sera plus comme avant, et il vous sera impossible de rester sur les rails de la routine habituelle.
C'est ce qui va arriver à Jonathan dans ce nouveau roman de Laurent Gounelle. À la suite de cette rencontre troublante, il va se retrouver embarqué dans une aventure de découverte de soi ponctuée d’expériences qui vont changer radicalement sa vision de sa vie, de la vie. Ce roman, dont l’intrigue est basée sur des expériences scientifiques réelles, éclaire d’une lumière nouvelle notre existence et nos relations aux autres, et apporte un souffle d’air pur dans notre vie.


Je suis restée sur ma faim avec ce dernier roman de Gounelle. Si le fond est intéressant, l'écriture n'a rien d'exceptionnel et l'intrigue n'est qu'un prétexte à faire passer un message moralisateur. J'ai aimé la partie où Jonathan discute avec sa tante Margie et c'était à mon avis la seule partie intéressante du livre, le reste n'étant que remplissage ! Si j'avais aimé les deux premiers romans de l'auteur ("l'homme qui voulait être heureux" et  "les dieux voyagent toujours incognito"), j'avais déjà été très déçue par le troisième ("le philosophe qui n'était pas sage") et ma déception se confirme avec ce dernier roman. Je crois que je ferai l'impasse sur le prochain !

 

Pars avec lui

Présentation de l'éditeur :
On retrouve dans Pars avec lui l'univers tendre et attachant d'Agnès Ledig, avec ses personnages un peu fragiles, qui souvent nous ressemblent. L'auteur de Juste avant le bonheur sait tendre la main aux accidentés de la vie, à ceux qui sont meurtris, à bout de souffle. Mais aussi nous enseigner qu'envers et contre tout, l'amour doit triompher, et qu'être heureux, c'est regarder où l'on va, non d'où l'on vient.

Voilà encore un roman que l'on pourrait classer dans la catégorie des "romans qui font du bien"... et moi, je l'avoue, j'aime ça ! Il est rempli d'amour, d'espoir, de bons sentiments et est écrit avec beaucoup de justesse et de délicatesse. Bref, je suis une fois de plus tombée sous le charme de la plume simple et efficace d'Agnès Ledig et j'ai retrouvé à la lecture de ce livre le même plaisir qu'avec "Juste avant le bonheur".

Nous sommes la somme de nos choix mais aussi de nos non-choix. Il faut assumer, et les regrets ne changent pas le passé. Par contre ils ternissent le présent.

On ne réalise la valeur de la vie que lorsqu’elle est menacée.

Nous sommes des êtres complets et la nature nous amène à le ressentir profondément, alors que la société crée en nous le manque. Elle sait nous faire croire et nous faire ressentir qu'il nous manque quelque chose pour être heureux. Elle nous interdit d'être satisfaits de ce que nous avons, de ce que nous sommes. Elle ne cesse de nous faire croire que nous sommes incomplets.


Glacé

Présentation de l'éditeur :
Décembre 2008, dans une vallée encaissée des Pyrénées. Au petit matin, les ouvriers d'une centrale hydroélectrique découvrent le cadavre d'un cheval sans tête, accroché à la falaise glacée.
Le même jour, une jeune psychologue prend son premier poste dans le centre psychiatrique de haute sécurité qui surplombe la vallée.

Le commandant Servaz, 40 ans, flic hypocondriaque et intuitif, se voit confier cette enquête, la plus étrange de toute sa carrière.
Pourquoi avoir tué ce cheval à 2 000 mètres d'altitude? Serait-ce, pour Servaz, le début du cauchemar?
Une atmosphère oppressante, une intrigue tendue à l'extrême, une plongée implacable dans nos peurs les plus secrètes, ce premier roman est une révélation!
Bernard Minier a grandi au pied des Pyrénées. 
Primé à l'issue de plusieurs concours de nouvelles, il publie avec Glacé son premier roman.

Voilà plus d'un an que ce livre attendait dans ma pile de livres à lire... M. Cath m'en avait dit beaucoup de bien ; le titre était aussi revenu plusieurs fois dans les commentaires de cette rubrique. Courant décembre, je me suis donc décidée à commencer ce pavé (730 pages dans la version poche) mais j'ai eu du mal à rentrer dans l'histoire (dont l'ambiance m'a dès le début fait penser aux Rivières pourpres). La première partie du livre m'a paru si longue que j'ai été tentée d'abandonner la lecture, rendue parfois soporifique par des descriptions à n'en plus finir. Heureusement, j'ai tenu bon et j'ai pris davantage de plaisir dans la seconde partie, où le suspense est enfin là ! 

 

Petits crimes conjugaux

Présentation de l'éditeur :
Lorsque, à la suite d'un accident, Gilles perd la mémoire, il lui faut tout réapprendre, redécouvrir sa vie. Sa femme Lisa lui raconte leur intimité, son charme fou, leur complicité. Mais chacun doute peu à peu de l'autre et le marivaudage prend peu à peu l'allure d'un affrontement sans merci.

 J'ai lu avec plaisir cette pièce théâtre qui m'avait été conseillée par une personne que j'apprécie beaucoup (bisou à toi si tu passes par ici !). E.E. Schmitt porte un regard à la fois cynique et tendre sur le couple et je pense que l'on retrouve tous une part de nous-mêmes dans ses personnages !
Mon seul regret : ne pas avoir eu l'occasion de voir cette pièce jouée par Charlotte Rampling et Bernard Giraudeau !

 

*Cette rubrique n'est pas celle qui engendre le plus de commentaires de votre part (tout le monde n'est pas amateur de lecture !) mais je sais que certaines personnes l'apprécient et de mon côté j'ai fait grâce à elle de jolies découvertes. Je la continue donc avec plaisir, un plaisir que j'espère partagé par une minorité !

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19 janvier 2015

Rice nursery

J'ai choisi un titre en anglais sur cette page car je le préférais à sa traduction française : pépinière de riz.
Une "pépinière de riz", Kezako ? Il s'agit d'une parcelle de taille réduite, enrichie et irriguée, où des grains de riz germés sont semés "à la volée". Au bout de 21 à 30 jours, les jeunes plants sont ensuite regroupés en petites bottes pour être transportés puis repiqués un à un, en petites touffes de 2 à 10 brins.

Rice-nursery1Si cette photo vous a un air de "déjà vu", c'est parce qu'elle figure aussi, en petit format, dans cet album.

Rice-nursery2

"Nous avons toujous tendance à valoriser ce qui vient de loin, sans jamais reconnaître toute la beauté qui nous entoure."
Paul Coelho
(personnellement, si je me délecte de la beauté de "ce qui vient de loin", j'essaie AUSSI de voir la beauté qui m'entoure !)

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17 janvier 2015

Crop au Mans... un aperçu des kits !

Dimanche dernier, je vous annonçais ma venue au Mans pour deux journées d'ateliers.A défaut de pouvoir déjà vous montrer un aperçu des projets (c'est un peu tôt !! Patience, patience....), voici une photo de la base de mes deux kits (cela permettra à certaines personnes de choisir leur jour).

Voici le kit pour l'album du samedi (il y aura peut-être quelques petites bricoles en plus mais vous avez déjà une idée de l'ensemble et surtout des couleurs)

Kit-samedi(1)

Kit-samedi(2)

Et voici le kit pour l'album du dimanche.

Kit-dimanche(1)

Kit-dimanche(2)

Alors une préférence ? Si vous hésitez, venez donc les deux journées !!!

Affiche-LeMans

 

Ces deux kits seront aussi ceux que je proposerai à Nîmes mi-juin  

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16 janvier 2015

Niki de Saint Phalle (suite et fin !)

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En 1961, 4 ans avant les premières Nanas, Niki de Saint Phalle entame la série des tirs à la carabine sur des panneaux où sont fixés des objets symboliques et des sacs de couleurs liquides, le tout recouvert de plâtre blanc. Prenant du recul, l'artiste tire à la carabine sur ces panneaux, répandant ainsi les couleurs de manière aléatoire.

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"J'imaginais la peinture se mettant à saigner. Blessée de la manière dont les gens peuvent être blessés. Pour moi, la peinture devenait une personne avec des sentiments et des sensations."

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Les tableaux-autels explosés à coups de fusil entre 1964-1965 dénoncent avec violence le pouvoir religieux, sa morale hypocrite et intrusive particulièrement dans la vie des femmes (ses œuvres sont contemporaines des débats sur la contraception et l’avortement).
Encore 
accusée de sacrilège quelques années plus tard, elle s’en défend en disant : « Je n’ai jamais tiré sur Dieu (…), je tire sur l’Eglise ».*

51King Kong - 1963
Tableau prémonitoire d'une attaque aérienne contre les tours d'une grande ville.

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"En tirant sur moi, je tirais sur la société et ses injustices. En tirant sur ma propre violence, je tirais sur la violence du temps."

57Le rêve de Diane (1970). On retrouve tout l'imaginaire de l'artiste dans ce grand ensemble.

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Skull - meditation room (1990).
Ce crâne est inspiré des fêtes des morts mexicaines. Il a été réalisé pour le dernier engagement de l'artiste, contre le  sida.

La photo ne rend pas les dimensions impressionnantes de l’œuvre : c’est une sculpture dans laquelle deux personnes peuvent tenir debout ! À l’arrière, une porte ferme l’entrée de cette Méditation Room afin de permettre à l’usager de s’isoler de l’extérieur.*

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Comme d'autres artistes de sa génération, Niki s'est emparée de matières nouvelles : le polyester, la résine et les colles plastiques. L'usage régulier de ces produits et de leurs solvants manipulés sans protection contribue à affaiblir sa santé. En crise, elle écrit et dessine pour surmonter la douleur.*

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En 2010, elle s’est penchée sur la légende de la Reine Califia, princesse indienne des contrées de l’ouest américain et du Nouveau Mexique. En 1510, à Madrid, le comte Garcia Ordoñez de Montalvo publie un livre intitulé Les exploits d’Esplandian. Il y raconte l’histoire de la prise de Constantinople et fait intervenir une reine guerrière du nom de Califia. Femme très belle et très puissante, elle régnait sur une île à l’ouest des Indes, peuplée d’amazones noires, resplendissantes de perles et d’or. Dans cette île, on pouvait trouver une grande quantité de métaux précieux et toutes sortes de bêtes fabuleuses. Le roman donna naissance à la légende des 7 cités d’or de Cibola et fut une des motivations de l’expédition de Francisco de Coronado en 1540. Niki de Saint Phalle s’est inspirée du conte pour réaliser des sérigraphies et lithographies charmeuses et colorées. Elle érige les Totems majestueux aux formes massives recouvertes de galets et de pierres chatoyantes, figurant des aigles ou des oiseaux exotiques aux ailes déployées et au bec impérieux, ou sinueux comme les serpents du désert. La variété des matériaux, pierres polies comme les cabochons des bijoux mérovingiens, récupérées patiemment dans les contrées arides de l’Arizona et du Nevada offre le potentiel à créer des stèles précieuses, reflets d’un légendaire enfoui dans la mémoire collective de ces peuplades autrefois condamnées à disparaître qu’elle participe à ranimer.*

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En 1985,  conseillée par des médecins, elle écrit-dessine un petit ouvrage d’information sur le SIDA. Son objectif est simple : renseigner de façon pédagogique sur une très vaste échelle et récolter des fonds pour la recherche médicale. Vive l’amour est présenté au cœur de la seconde édition en 1990 qui est dédiée à son assistant Ricardo Menon tout juste décédé de la maladie.*

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83Black is different. Sérigraphie de 1994

L'artiste a réalisé une longue série d'oeuvres en hommage aux femmes noires, doublement victimes, selon elle, d'être femmes et d'être noires.

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L'artiste a réalisé environ 3500 oeuvres en 50 ans de carrière. Sa création la plus gigantesque est située en Toscane. Il s'agit du Jardin des Tarots (1978-1996) où Niki de Saint Phalle s'est inspirée du Parc Güell à Barcelone et du Palais Idéal du Facteur Cheval à Hauterives pour créer son jardin fantastique. Niki de Saint Phalle a appris l'italien pour communiquer avec les équipes de construction de son parc. Elle a vécu et dormi sur le chantier et veillé à l'intendance. Le jardin, à forte composante ésotérique, comprend les vingt-deux arcanes majeures du jeu de tarot. Ces « cartes » sont traduites en de très colorées et imposantes sculptures, dont certaines atteignent quinze mètres (et sont habitables), recouvertes de céramiques polychromes, de mosaïques de miroir, de verres précieux, réalisés avec l'aide d'artisans locaux. Les sculptures ont été construites en béton recouvrant une armature métallique soudée à la main. Ceci rend, entre autres, ces maisons-sculptures antisismiques. L'auteur ainsi que son mari y ont vécu une longue période et les ont expérimentées.*

"Devant le parc Güell, j'ai senti des frissons, des éclairs. Je tremblais de partout. Ce jour-là, mon destin était clair. Un jour, moi aussi, à ma manière, je ferais un jardin fantastique."

Scoop de fin: ce parc est ouvert au public. Il est d'ailleurs le prolongement naturel de l'exposition du Grand Palais. Selon la volonté de Niki de Saint Phalle, peu de publicité est faite afin d'éviter l'afflux du tourisme de masse. Le mur d'enceinte a été conçu pour séparer la réalité de tous les jours de la fascinante magie intemporelle du jardin.

"Je ferai les plus grandes sculptures de ma génération. Les plus grandes et plus puissantes, comme celles des hommes"

*les textes en italiques sont extraits du dossier pédagogique de l'exposition ou de wikipedia.

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15 janvier 2015

Niki de Saint Phalle

Pour commencer l'année culturelle, nous vous emmenons visiter aujourd'hui et demain l'exposition consacrée à Niki de Saint Phalle, qui se tient à Paris, au Grand Palais, jusqu'au 2 février.

Niki de St Phalle (1930-2002) est l'une des artistes les plus populaires du milieu du 20ème siècle, à la fois plasticienne, peintre, sculptrice et réalisatrice de films. Elle est surtout connue du grand public pour ses célèbres "Nanas". Son oeuvre s'impose aussi par son engagement politique et féministe. L'expo du Grand Palais est la plus importante consacrée à l'artiste durant les 20 dernières années.

A travers les 200 oeuvres et archives présentées, Niki de Saint Phalle apparaît comme une créatrice mondiale et avant-gardiste, dénonçant violemment la société patriarcale, la religion ou le racisme.

02Photo en noir et blanc réhaussée de couleurs, extraite du film Daddy (1972).

01L'arbre aux serpents, sculpture-fontaine.

Le serpent est un symbole récurrent dans l'oeuvre de Niki de Saint Phalle. L'animal a une double signification pour l'artiste : il incarne les angoisses tout autant que les possibilités de les transcender.

 

03Monkey (1960)

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La femme est au cœur de sa création. Les premières, façonnées grossièrement avec du plâtre sur du grillage, sont rigides et blanches, comme exsangues (série des Mariées).*

08La mariée à cheval (1963) - Tissu et objets divers

Le cheval, solide, presque goguenard avec ses fleurs en plastique, porte une mariée maigre et raide. Quel contraste ! La couleur blanche renvoie à un statut « honorable » mais l’effet fantomatique dérange. L’artiste exprime son rejet du mariage, mode de vie qui lui était destiné. « Le mariage, c’est la mort de l’individu »*

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À partir de 1965, Niki de Saint Phalle se constitue toute une famille de Nanas au corps épanoui et plantureux. Les couleurs sont éclatantes comme on peut imaginer une farandole de maillots de bain multicolores sur une plage en été.

Balayés tous les canons de beauté féminine de l’histoire des arts ! Niki de Saint Phalle renoue avec les Vénus de la préhistoire, des déesses ! L’artiste au physique dit « idéal » (elle a été quelques mois mannequin) pose la question de la place de la femme dans la société du XXe siècle et dans l’histoire de l’art. 
Elle appelle affectueusement chaque sculpture par un prénom, et nomme l’ensemble ses « Nanas ». Nana évoque les premiers mots de l’enfance, comme la position jambes écartées est celle d’une peluche ou d’un baigneur assis. Dans le langage courant des sixties, une nana est un fille joyeuse et sans tabou. L’artiste adore parler argot, surtout en contraste avec ses effets de toilette et de chapeaux ! *

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"Le communisme et le capitalisme ont échoué. Je pense que le temps est venu d’une nouvelle société matriarcale : vous croyez que les gens continueraient à mourir de faim si les femmes s’en mêlaient ? Ces femmes qui mettent au monde ont cette fonction de donner vie. Je ne peux pas m'empêcher de penser qu'elles pourraient faire un monde dans lequel je serais heureuse de vivre."

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"Pour moi, mes sculptures représentent le monde de la femme amplifié, la folie des grandeurs des femmes, la femme dans le monde d'aujourd'hui, la femme au pouvoir."

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J’aime le rond.
J’aime le rond, les courbes, l’ondulation,
le monde est rond, le monde est un sein.
Je n’aime pas l’angle droit, il me fait peur.
L’angle droit veut me tuer, l’angle droit
est un assassin.
L’angle droit est un couteau,
l’angle droit c’est l’enfer.
Je n’aime pas la symétrie.
J’aime l’imperfection.
Mes cercles ne sont jamais tout à fait ronds.
C’est un choix, la perfection est froide.
L’imperfection donne la vie, j’aime la vie.
J’aime l’imaginaire comme un moine
peut aimer Dieu.
L’imaginaire c’est mon refuge, mon palais
l’imaginaire est une promenade à
l’intérieur du carré et du rond.
Je suis une aveugle, mes sculptures
sont mes yeux.
L’imaginaire est l’arc-en-ciel,
le bonheur est l’imaginaire, l’imaginaire existe

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34My heart belongs to Rosy (1965) - Sculpture faisant référence à Rosa Parks, figure emblématique de la lutte contre la ségrégation raciale aux Etats-Unis.

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36Dolores (1966) - 5,5 m de haut

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42Silver Nana (1999)

Les Nanas sont des femmes-déesses, géantes, fortes mais légères puisque libérées de tout carcan, fantaisistes et joyeuses.*

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44Le thé chez Angelina - 1971

En 1970, l'artiste commence une série qu'elle appelle : les mères dévorantes.

"Lorsque je fis la série de sculptures que j’appelai « Les mères dévorantes », Maman m’interrogea : « Chérie, j’espère que ce n’est pas moi ? » Je lui répondis par un mensonge : « Oh, non pas du tout ! Puis je commençais à réfléchir : nous sommes toutes des mères dévorantes. Maman m’a dévorée et moi à mon tour je dévore mes enfants".

45La promenade du dimanche - 1971

46La toilette - 1978

47Les funérailles du père - 1971

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Niki de St Phalle a été impressionnée par les oeuvres de Gaudi à Barcelone et par le palais du facteur Cheval à Hauterives, dans la Drôme (auquel j'avais consacré un mini-album à revoir ). Sa première oeuvre dans le même esprit date de 1966, avec la réalisation de Hon, une femme de 28 mètres de long, exposée au musée d'art moderne de Stockholm. Les visiteurs pouvaient entrer dans la sculpture par son sexe pour découvrir d'autres oeuvres à l'intérieur. 

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*les textes en italiques sont extraits du dossier pédagogique de l'exposition.

A suivre demain....

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