Le blog de Cath

15 février 2019

Vœux d'anniversaire "années folles" !

Après avoir réalisé la "cage à sous" pour l'anniversaire de ma belle-fille, il fallait bien que j'y glisse une carte à l'intérieur ! Pas facile de trouver une idée pour coller au thème années folles... Je suis donc allée fouiner sur Pinterest qui m'a fourni l'inspiration. Quelques triturations de neurones plus tard, voici ce que j'ai réalisé.
On commence par l'enveloppe, car la carte n'ayant pas un format standard, il m'a fallu créer une pochette pour la glisser à l'intérieur....

Carte-Emeline01

Et voici la carte (avec de vraies plumes de faisan ramassées lors d'une balade autour de chez moi !)

Carte-Emeline02

Carte-Emeline03

Carte-Emeline04

Finalement, après avoir réalisé cette carte, j'ai réussi à dénicher quelques jolies matrices dans le thème des années folles. Vous verrez prochainement ce que  j'en ai fait....

 "Soyez les poètes de votre vie. Osez chaque jour mettre du bleu à votre regard, de l'orange au bout de vos doigts, un sourire dans votre écoute et surtout, surtout, de la tendresse dans chacun de vos gestes."
Jacques Salomé

Posté par Cath- à 07:00 - - Commentaires [59] - Permalien [#]


14 février 2019

Tanjung Datu

Accessible uniquement par la mer, le Tanjung Datu est un des plus petits parcs nationaux de Bornéo (14 km2) mais aussi (parait-il...), un des plus beaux, avec sa forêt luxuriante et ses plages de sable fin. Il est également un centre de préservation des tortues marines, qui viennent pondre sur la plage.
Nous avons séjourné dans ce parc trois jours et malgré les conditions très spartiates (et le trajet en bateau pour le moins agité et inconfortable !), nous n'avons pas regretté cette immersion dans la jungle*.
Voici une photo de la plage paradisiaque (et bien entendu déserte, l'accès à ce parc étant très réglementé et limité en nombre). 

Tanjung-Datu01

Tanjung-Datu02

Tanjung-Datu03

*nous vous reparlerons prochainement plus en détail de la jungle ; un article est en préparation mais nos journées n'ayant que 24h et la rédaction d'un tel article étant longue, il faudra attendre encore un peu !

"Une pirogue n’est jamais trop grande pour chavirer."
Proverbe africain
(citation clin d'oeil car le retour en bateau du Tanjung Datu est un souvenir mémorable... mais pas forcément agréable !!)

Posté par Cath- à 07:00 - - Commentaires [34] - Permalien [#]

13 février 2019

Une "cage à sous" années folles !

Espérons que Canalblog sera moins capricieux qu'hier ! Si vous n'avez pas pu le voir, je vous invite d'ailleurs à aller lire l'article consacré à notre immersion chez les Bidayuhs.

Ma belle-fille a fêté ses 30 ans le week-end dernier et, pour cette occasion, elle m'avait demandé de lui réaliser une "boit'à sous" afin que les invités puissent y déposer leur participation au cadeau commun. Le thème de la soirée étant les années folles, j'ai cherché des idées de "tirelires" originales qui soient dans cet esprit. J'ai finalement choisi de réaliser une "cage à sous", toute de plumes et de strass vêtue ! 

Cage01

Cage02

Afin que tout le monde comprenne bien que c'était là qu'il fallait déposer sa participation, j'ai ajouté un petit cadre dans le même esprit 😊

Cage03

Cage04

On ne le voit pas sur les photos mais le fond de la cage est "tapissé" avec un boa en plumes noires.

Cage05

Cage06

Edit à 8h : pour répondre à vos interrogations, oui, tous les invités étaient habillés à la mode des années folles ! Un beau festival de paillettes, strass, plumes, noeuds papillons, chapeaux....

"Le bonheur est comme un parfum. On le porte sur soi pour le faire respirer aux autres."
Malek Bensafia

Posté par Cath- à 07:00 - - Commentaires [57] - Permalien [#]

12 février 2019

Chez les Bidayuhs

Aujourd'hui, nous allons nous promener sur l'île de Bornéo, dans l'état du Sarawak, à la découverte du peuple Bidayuh, second groupe ethnique Dayak après les Ibans. Bidayuh signifie dans leur dialecte "habitant de la terre". Ce groupe indigène vit dans l'Etat du Sarawak pour la Malaisie et dans le Kalimantan côté Indonésie. Ils sont surnommés les "coupeurs de têtes" car dans le passé ils décapitaient leurs ennemis (il reste d'ailleurs des crânes pendus dans certains de leurs villages !). Aujourd'hui, ils sont à 80% chrétiens et 12% animistes. Plusieurs des 140 dialectes différents de l'île de Bornéo sont parlés par cette ethnie. 

IMG_8848

Nous avons séjourné durant deux jours dans une "long house", qui peut accueillir une vingtaine de personnes. Nous avons été chanceux car nous étions les seuls occupants durant notre immersion dans la culture bidayuh. Bien entendu, le confort de cette habitation a été revu à la hausse pour accueillir les visiteurs.

IMG_8831

La décoration de la maison, élaborée à partir de matériaux locaux, est très réussie, d'autant plus que ce n'est pas la priorité pour les habitants de cette région.

IMG_8836

IMG_8840

IMG_8846

IMG_8835

Préparons-nous pour la journée de balade

IMG_8901
Un vrai article "people" !! Vous me voyez même au saut du lit... ou presque ! Les paparazzi rodaient....

Pour visiter quelques villages aux alentours de chez Saloma,  nous allons nous promener dans les montagnes de Padawan. Les villages sont noyés au milieu d'une végétation luxuriante

IMG_8897

La plupart des maisons sont construites en bois

P9101645

P9101635

Cependant, sur les plus récentes, on voit l'apparition de parpaings utilisés par les habitants les plus fortunés.

P9101601

Leurs toits, à l'origine en bois, sont désormais en tôle.

P9101591

Ce matin, nous allons découvrir les "long houses", dont la traduction françaises est "maisons longues", terme tout à fait justifié par la taille de ces habitations rallongées au fil des naissances. Elles abritent plusieurs familles (plus d'une trentaine pour certaines) et sont construites sur pilotis.

P9101598

P9101633

P9101705

A l'extérieur, elles sont bordées d'une terrasse toute en longueur, commune aux différentes familles.

P9101604

IMG_8822

L'accès se fait par différentes portes qui correspondent aux "appartements" de chaque famille.

IMG_8827

Un "appartement" comprend trois pièces : une chambre/salle à manger commune aux trois générations de la famille, un coin cuisine, un coin toilette. Pour certaines d'entre elles, la cuisine se trouve sur la terrasse.

IMG_8824

P9101607

P9101597

Dans les villages se situant près des villes, les long houses sont alimentées en électricité. Lorsqu'on s'éloigne, elles possèdent des groupes électrogènes qui sont utilisés avec parcimonie car l'essence est chère pour ces populations et l'accès aux long houses est souvent difficile.

Les Bidayuhs aiment beaucoup les animaux.

P9101617

P9101594

D'ailleurs, d'une manière générale en Malaisie, nous avons vu énormément de chats bien traités et nourris par la population.

Le bambou est omniprésent dans les constructions. Il sert aussi à la fabrication de meubles, comme ce superbe banc construit avec des bambous de taille respectable.

P9101643

Après le repas, nous changeons de guide et allons nous promener dans la nature.

P9101619

Attention à la traversée des ponts, un peu acrobatique parfois. De l'aveu de notre guide, la connaissance de l'assemblage des bambous est en train de se perdre (là-bas aussi, le progrès est loin d'être synonyme d'efficacité !).

IMG_8860

P9101621

Cet arbre est un jacquier. Il s'agit d'un arbre fruitier qui donne des "jackfruits", surnommés les fruits du pauvre. C'est le même genre botanique que l'arbre à pain. Les fruits ont la particularité de pousser directement sur le bois du tronc et des branches. Voici un zoom de la photo précédente, pour mieux les voir....

P9101621-1

Le nom français du fruit est "pomme jacque". Il peut peser de 1 à 42 kg. C'est le plus grand fruit issu d'un arbre.

Les deux photos suivantes (que nous avions prises en Inde) vous montrent le détail (et la taille) de ce fruit.

94526657

94526683

Lorsqu'il est mûr, il a une saveur douce évoquant un mélange d'ananas et de mangue. Le bois du jacquier, de couleur jaune, est utilisé en ébénisterie. Il sert également en Indonésie pour la fabrication d'instruments de musique appelés gamelan.

Les Bidayuhs vivent d'agriculture. Tout autour des long houses, ils entretiennent des jardins potagers agrémentés de plantes fleuries.

P9101623

P9101622

P9101653

P9101630

Ici, nous voyons un pamplemoussier

P9101634

Il y a également des bananiers qui poussent un peu de partout

P9101654

Maintenant que nous sommes entraînés, nous pouvons traverser des ponts au-dessus de l'eau et sans gilet de sauvetage !!!

P9101675

C'est l'heure du goûter chez notre guide ! Au menu, pamplemousse chinois et délicieuses bananes...

IMG_8866

Nous faisons la connaissance de ses trois petits-enfants. 

IMG_8880

IMG_8886

Vous noterez que la maison est construite en dur, qu'il a des meubles et qu'il possède la télévision (donc l'électricité). C'est l'apport du tourisme qui a aidé certains Bidayuhs à améliorer leurs conditions de vie dans ces villages traditionnels.

Nous faisons connaissance également du jeune chiot adopté par la famille

IMG_8888

P9101698

Peinture traditionnelle propre à cette ethnie.

Nous nous remettons en route pour aller voir les plantations de riz. Comme tous les habitants de la forêt, les Bidayuhs pratiquent la culture sur brûlis à la saison sèche, pour replanter ensuite une variété de riz appelée "riz des montagnes", qui n'a pas besoin d'avoir les pieds dans l'eau pour pousser ; seule la mousson l'arrose.

IMG_8850

Sur la photo ci-dessous, on aperçoit quelques taches vertes ; c'est le jeune riz qui pointe ses épis.

IMG_8855

Malheureusement, ces cultures appauvrissent rapidement les sols et nécessitent l'abandon des parcelles au bout de trois ans, pour abattre et brûler une nouvelle portion de forêt. Cette pratique, vitale pour eux, participe à la déforestation de l'île car les parcelles abandonnées mettent 30 ans à se reconstituer. Cependant, cette destruction reste marginale par rapport à l'exploitation forestière et aux plantations de palmiers à huile. La déforestation de la planète se poursuit tanquillement, malgré les SOS des scientifiques qui constatent la dégradation de l'écosystème de la terre. Concernant Bornéo, les chiffres sont masqués par l'intégration des plantations de palmiers à huile à la forêt d'origine, ce qui donne 85 % de forêt encore vivante sur l'île alors qu'il n'en reste réellement que 5 % qui n'a jamais été brulée sur les 100 % qu'il y avait en 1950. Cela revient à prendre la photo suivante issue du même endroit que les précédentes pour continuer à dormir tranquille pendant la destruction de la nature.

IMG_8862

Pour terminer cette journée sur une note positive, nous allons rejoindre les enfants qui se baignent dans les cascades

P9101669

Sur le chemin du retour, nous passons par la "boutique" (à Bornéo, c'est comme dans les musées, où la sortie se fait toujours en passant par la boutique !). Ceci nous a permis de voir l'artisanat de vannerie traditionnel qui est en voie de disparition côté Malaisie. La plupart des articles présentés proviennent de l'Indonésie voisine.

P9101700

Tiens, un pont solide qui se traverse sans les mains !

P9101682

Arrivés à la long house de Saloma... 

P9101686

...où le poivre que son papa cultive est en train de sécher...

P9101680

...nous constaterons la véracité du proverbe "qui va à la chasse (aux images) perd sa place" (et surtout son lit !)

IMG_8922

IMG_8923

IMG_8916

IMG_8909

Comme dans la famille, on ne dérange pas un chat qui dort confortablement installé, nous nous replierons sur la terrasse, après quelques câlins !

IMG_8843Je vous l'avais dit que c'était un article people !!

Posté par Cath- à 07:00 - - Commentaires [55] - Permalien [#]

11 février 2019

Embarquement pour l'aventure #2

On retrouve le même papier "improbable" que sur cette page, pour une photo prise dans le même village (et une page qui ira bien sûr en vis à vis dans l'album).
Je reviendrai demain vous parler plus longuement de notre séjour chez les Bidayuhs.

Embarquement-aventure3

Embarquement-aventure4

"Le bonheur n’est pas un gros diamant, c’est une mosaïque de petites pierres harmonieusement rangées."
Aphonse Karr

Posté par Cath- à 07:00 - - Commentaires [26] - Permalien [#]


08 février 2019

Plaisirs de la table

Cela fait bien longtemps que je ne vous ai pas invités en cuisine... Alors pour varier les plaisirs, passons à table ! Tout d'abord en photos, avec une table d'automne réalisée l'année dernière (j'ai ré-utilisé certaines choses que vous avez déjà pu voir ici ou ).

Table1

Table2

Table3

Table4

Table5

Ce jour-là, j'avais fait deux verrines différentes pour l'apéritif, que je vous fais partager avec plaisir (parce que le plaisir de la table est toujours meilleur lorsqu'il est partagé... et parce qu'elles sont simplissimes à réaliser !)

Verrines1

Verrines de potimarron au foie gras : rien de plus facile à faire ! Il suffit de cuire le potimarron avec un peu de bouillon. Une fois cuit, le mixer en ajoutant un peu de crème afin qu'il soit bien lisse (mais pas trop pour que la péparation reste bien orange). Rectifier l'assaisonnement et servir en ajoutant quelques dés de foie gras sur le dessus. 

Verrines d'artichauts avec mousse à la chèvre : mixer des fonds d'artichauts déjà cuits (personnellement j'ai utilisé des fonds d'artichauts en conserve mais il est évidemment possible de le faire avec des artichauts frais) avec le jus d'un citron et un peu de crème fraîche ou de mascarpone. Assaisonner. Verser cette préparation dans des verrines. Sur le dessus, ajouter une crème faite à base de fromage de chèvre frais et de mascarpone. Parsemer de graines de sésame avant de servir.

A vous d'adapter les proportions en fonction du nombre de verrines que vous souhaitez faire (à dire vrai, je n'ai pas noté les quantités que j'avais faites ce jour-là)

Puisque nous sommes dans les verrines, en voici une autre toute simple que j'ai réalisée récemment (et là, j'ai noté les proportions) :

Verrines de carottes au lait de coco 
Pour une douzaine de petites verrines, il vous faudra :
– 1 kg de carottes
– 1 oignon
– 1 citron vert 
– 40 cl de lait de coco

Faites revenir l'oignon avec un peu d'huile d'olive puis ajoutez les carottes coupées en rondelles.Ajoutez 40 cl de lait de coco, 40 cl d'eau et le zeste d'un citron vert. Laissez cuire jusqu'à ce que les carottes soient bien fondantes puis mixez en ajoutant le jus d'un demi-citron vert, du sel et du poivre. Versez dans des verrines et réservez au fais jusqu'au moment de servir.

Et on termine par une dernière recette de saison, pour une entrée : un capuccino de butternut et lentilles corail.

Capuccino-butternut-lentilles

Pour cette recette, j'ai fait un mix de plusieurs recettes trouvées sur le net.
Vous pouvez télécharger ma version en cliquant sur la photo ci-dessus ou sur le lien suivant : Capuccino de butternut et lentilles corail

"J'adore les plaisirs simples. Ils forment le dernier refuge des âmes complexes."
Oscar Wilde

Posté par Cath- à 07:00 - - Commentaires [41] - Permalien [#]

07 février 2019

Et hop, encore un carnet !

Il me restait un bloc-notes acheté il y a plusieurs mois. Une récréation scrap plus tard, voici comment je l'ai rhabillé.

Carnet-vert1

Tout de même plus sympa que le moche bloc orange bien connu, non ?

Carnet-vert2

Vous reconnaîtrez (peut-être...) les papiers déjà utilisés pour cet ensemble, ces cartes ou encore cette page et son vis à vis. Je ne me lasse pas de ce bloc (au format 15 x 30) acheté  pour une bouchée de pain chez Action (où on trouve parfois des choses très sympas... et parfois rien du tout ou uniquement des horreurs !!)

 « Le corps grandit en prenant de la taille. L’esprit grandit en perdant de la hauteur. »
Christian Bobin

Posté par Cath- à 07:00 - - Commentaires [43] - Permalien [#]

06 février 2019

"Tout ce qui est écrit continue de vivre dans l'absence." (Louis Aragon)

-

 

La-vie-est-belle

La vie est belle et drôle à la fois (Clarisse Sabard) ♥♥♥♥

Présentation de l’éditeur :« Il me reste quelques rêves à réaliser et le moment est venu de m'y atteler. Je vous aime très fort. À très bientôt ! Maman. » 
Léna n'en revient pas. Comment sa mère, qui l'a convoquée pour passer Noël dans la maison de son enfance, a-t-elle pu disparaître en ne lui laissant que ce message sibyllin ? La voilà donc coincée dans le petit village de Vallenot au coeur des Alpes de Haute-Provence et condamnée à passer la fête qu'elle hait plus que tout, entourée de sa famille pour le moins… haute en couleur ! Mais les fêtes de famille ont le don de faire rejaillir les secrets enfouis. Les douloureux, ceux qu'on voudrait oublier, mais aussi ceux qui permettent d'avancer… 

J’avais beaucoup aimé « Les lettres de Rose », le premier roman de Clarisse Sabard , puis j’avais été déçue par le second, « La plage de la mariée ». Finalement, je me suis réconciliée avec l’auteure grâce à son troisième roman, « Le jardin de l’oubli », que j’avais trouvé très abouti.
Pour ce quatrième ouvrage, on trouve à nouveau des personnages attachants et un secret de famille, dévoilé petit à petit au fil des pages, mais qui est beaucoup moins captivant que dans les précédents romans. Qu’à cela ne tienne… Cette romance très agréable à lire, sans prise de tête, est une petite bulle de bonheur et de détente, idéale entre deux lectures plus ardues.

 

Dans-la-forêt

Dans la forêt (Jean Hegland) ♥♥♥♥

Présentation de l’éditeur :Rien n'est plus comme avant : le monde tel qu'on le connaît semble avoir vacillé, plus d'électricité ni d'essence, les trains et les avions ne circulent plus. Des rumeurs courent, les gens fuient. Nell et Eva, dix-sept et dix-huit ans, vivent depuis toujours dans leur maison familiale, au coeur de la forêt. Quand la civilisation s'effondre et que leurs parents disparaissent, elles demeurent seules, bien décidées à survivre. Il leur reste, toujours vivantes, leurs passions de la danse et de la lecture, mais face à l'inconnu, il va falloir apprendre à grandir autrement, à se battre et à faire confiance à la forêt qui les entoure, emplie d'inépuisables richesses. Considéré comme un véritable choc littéraire aux États-Unis, ce roman sensuel et puissant met en scène deux jeunes femmes qui entraînent le lecteur vers une vie nouvelle.

Ce roman m’a été conseillé par Martine, dans cette même rubrique. Le résumé et les avis d’autres lecteurs m’ont donné très envie de le découvrir. La première partie, avec de nombreux flash back, pas forcément chronologiques, m’a un peu dérangée et quelques longueurs font que j’ai eu du mal à entrer dans l’histoire. Mais je ne regrette pas d’avoir poursuivi ma lecture, qui m’a rapidement captivée. J’ai suivi avec grand intérêt le retour aux sources de Nell et Eva, deux sœurs qui vivent isolées dans la forêt et qui, par la force des choses et par instinct de survie, apprennent à vivre en autarcie. L’évolution de leur relation est très bien décrite, entre complicité et conflit.
Les problématiques écologiques et économiques à la base de ce récit sont malheureusement tristement d’actualité (et pourtant il a été écrit en 1996. Il aura fallu 20 ans pour qu’il soit enfin traduit en français !). « Dans la forêt » dénonce les dérives actuelles de notre mode de vie : surconsommation qui nous éloigne de l’essentiel, épuisement de nos ressources naturelles, pollution de notre planète…
Ce roman, que je vous conseille à mon tour, est un superbe ode à la nature, servi par une très belle écriture. Il nous porte à réfléchir à notre mode de vie mais aussi à notre capacité d’adaptation en dehors de notre monde « dit » civilisé.

 

Amie-prodigieuse

L’amie prodigieuse (Elena Ferrante) ♥♥♥♥♥

Présentation de l’éditeur : Naples, fin des années cinquante. Deux amies, Elena et Lila, vivent dans un quartier défavorisé de la ville, leurs familles sont pauvres et, bien qu'elles soient douées pour les études, ce n'est pas la voie qui leur est promise. Lila, la surdouée, abandonne rapidement l'école pour travailler avec son père et son frère dans leur échoppe de cordonnier. Elena, elle, est soutenue par son institutrice, qui pousse ses parents à l'envoyer au collège puis, plus tard, au lycée, comme les enfants des familles aisées. Durant cette période, les deux jeunes filles se transforment physiquement et psychologiquement, s'entraident ou s'en prennent l'une à l'autre. Leurs chemins parfois se croisent et d'autres fois s'écartent, avec pour toile de fond une Naples en ébullition, violente et dure. Des chemins qui les conduiront, non sans ruptures ni souffrances, à l'aube de l'âge adulte. Formidable voyage dans Naples et dans l'Italie du boom économique, L'amie prodigieuse trace le portrait de deux héroïnes inoubliables, qu'Elena Ferrante traque avec passion et tendresse jusqu'au plus profond de leur âme.

Voilà un live qui était depuis bien longtemps dans la file d’attente de ma liseuse. Un roman qui a suscité beaucoup d’engouement au moment de sa sortie (et encore maintenant) mais personnellement, je suis beaucoup moins enthousiaste. Je ne me suis pas passionnée pour cette histoire d’amitié et de rivalité entre deux adolescentes qui essaient, chacune à sa manière, de se libérer de leur milieu. J’ai eu du mal à rentrer dans l’histoire et j’ai été parfois perdue parmi la flopée de personnages ! Par ailleurs, j’ai trouvé pas mal de longueurs à ce livre.
Par contre, j’ai beaucoup aimé l’écriture d’Elena Ferrante, qui m’a évité d’abandonner le livre en cours de route quand il menaçait de me tomber des mains lors des passages ennuyeux ! Et j’ai beaucoup aimé l’atmosphère de cette Naples de la fin des années 50. C’est une région que je connais bien pour y être très souvent allée dans une « autre vie »  et finalement, je n’ai pas trouvé de gros changements par rapport à l’Italie que j’ai connue dans les années 80 !
Mon avis est donc mitigé... Pour moi c’est un bon roman mais pas un « chef d’œuvre » comme je l’ai lu quelquefois. Je pense que je vais tout de même essayer de lire le second tome de cette saga en quatre volumes

 

Adieu-femme-rougeL’adieu à la femme rouge (Vénus Khoury-Ghata) ♥♥♥♥

Présentation de l’éditeur : Le photographe ne voyait que la mère qui lavait ses cheveux rouges puis les nattait sous l'oeil de verre qui suivait ses bras nus levés haut pour fixer la masse de tresses au sommet du crâne. Clic clac malgré les regards désapprobateurs des voisins. Ne voyait qu'elle et ses cheveux mélangés à l'argile rouge. La boîte noire retombée sur la poitrine de l'homme, la mère n'aurait pas dû sourire mais rentrer chez elle, refermer sa porte, dérouler sa natte. Après le passage d'un photographe occidental, la femme aux cheveux rouges disparaît brutalement de la palmeraie où elle vivait, laissant derrière elle ses deux enfants bouleversés. Le mari et les enfants suivront les traces de la mère de ville en ville, et la retrouveront des mois plus tard sur les murs de Séville, devenue top model célèbre grâce au photographe. Ascension rapide suivie d'une chute brutale : l'engouement de l'Occident pour l'étrangère est de courte durée ; les mannequins noirs ne sont plus à la mode, remplacés par les Slaves éthérées... Misère et maladie rattrapent la reine d'hier. Avec son incroyable talent de romancière, Vénus Khoury-Ghata nous entraîne dans les rues et les faubourgs de Séville, et livre un roman tragique et drôle sur l'exil, la famille et la condition des migrants.

Voilà un livre qui ne peut pas laisser indifférent. Pour tout vous avouer, lors de sa lecture, mon ressenti était mitigé et j’avais du mal à dire s’il me plaisait ou non... Il m’a fallu le « digérer » pour finalement l’apprécier à sa juste valeur.
Ce livre court mais très intense, servi par une très belle écriture, pourrait ressembler à un conte mais aborde de nombreux sujets graves. Avec beaucoup de sensibilité et sans aucun voyeurisme ni manichéisme, l’auteure porte un regard très particulier sur l’exil, les migrants, l’amour (sous toutes ses formes), la foi (et l’extrémisme religieux), la famille. J’ai trouvé saisissant le contraste entre la réalité sordide contée dans cet ouvrage et la plume très poétique de Vénus Khoury-Ghata.
Au final, c’est un roman que je vous recommande de lire, pour son côté atypique et la beauté de l’écriture.

 

barre-livres

J'ai terminé...

 

lus

 

Et je suis en train de lire...

 

Une-bonne-intention

 

Posté par Cath- à 07:00 - - Commentaires [29] - Permalien [#]

05 février 2019

Instant capturé

Mêmes papiers et même esprit pour le vis à vis de cette page, avec une autre photo de cette série que j'aime beaucoup !

Instant-capturé(1)

Instant-capturé(2)

 "Il y a des êtres qui font d'un soleil une simple tache jaune, mais il y en a aussi qui font d'une simple tache jaune un véritable soleil."
Pablo Picasso

Posté par Cath- à 07:00 - - Commentaires [40] - Permalien [#]

04 février 2019

Une gagnante et des kits !

Il est temps de vous donner le résultat du tirage au sort du petit jeu que je vous ai proposé pour l'anniversaire de mon blog. Vous avez été 126 à participer dans les temps. J'ai donc mis mon ami Random à contribution, qui a désigné le numéro 7

Tirage1

C'est Saajap qui se cache derrière ce nombre et qui recevra donc le lot de matrices accompagné de la carte que je vous avais montrée.

7

Et ma générosité n'ayant pas de limite (humour !!), j'ai fait un second tirage qui a désigné le n° 65

Tirage2

Cette fois, c'est Mimiclaps qui recevra un lot de matrices (avec une autre carte).

65

Bravo à vous deux... il ne me manque que vos adresses postales pour pouvoir vous envoyer votre petit cadeau (adresse que vous pouvez me communiquer soit par mail, soit via le lien "contactez l'auteur" de ce blog)

82059932_p

Je profite de ce court message pour vous informer qu'il me reste encore des kits de l'album "Une explosion de douceur" que vous pouvez revoir dans son intégralité ici (avec toutes les infos concernant le contenu du kit et les modalités d'achat).

--

Posté par Cath- à 07:00 - Commentaires [24] - Permalien [#]