Image3

 

femme-qui-ne-viellissait-pas

La femme qui ne vieillissait pas (Grégoire Delacourt) ♥♥♥♥
Présentation de l’éditeur : « À quarante-sept ans, je n’avais toujours aucune ride du lion, du front, aucune patte d’oie ni ride du sillon nasogénien, d’amertume ou du décolleté ; aucun cheveu blanc, aucun cerne ; j’avais trente ans, désespérément. »
Il y a celle qui ne vieillira pas, car elle a été emportée trop tôt. Celle qui prend de l’âge sans s’en soucier, parce qu’elle a d’autres problèmes. Celle qui cherche à paraître plus jeune pour garder son mari, et qui finit par tout perdre. Et il y a Betty. Ce qui est arrivé à Betty est le rêve de toutes les femmes. Et pourtant.

Ce court roman de Grégoire Delacourt est un conte sur la jeunesse éternelle. Nous vivons dans une société qui prône le « jeunisme » et par conséquent, il n’est pas facile d’accepter de vieillir, de voir dans le miroir les traces du temps qui passe. Chacune des femmes que nous suivons (outre le personnage principal) affronte ce passage du temps de manière différente. Mais ne pas vieillir (du moins en apparence), est-ce vraiment un rêve ? Ce supposé rêve ne virerait-il pas au cauchemar très rapidement ?
La morale de ce roman est justement que le secret du bonheur est de s’accepter tel que l’on est (puisque de toute façon, nous n’avons pas le choix !). Vieillir est une chance que certains n’ont pas ; acceptons cette chance et savourons la vie.
J’ai beaucoup aimé l’écriture de Grégoire Delacourt et j’ai été surprise qu’il arrive à se mettre dans la peau des femmes avec autant de sensibilité et de justesse. Si je ne l’avais pas su, jamais je n’aurais pensé qu’un homme puisse être l’auteur de cette histoire (et voilà... encore un préjugé !!!). Cette « femme qui ne vieillissait pas » m’a touchée du début à la fin… une fin que j’ai beaucoup aimée, à laquelle je n’aurais jamais pensée et qui est pourtant le point final logique de ce conte !

 

poussiere-d-homme

Poussière d’homme (David Lelait-Helo) ♥♥♥♥
Présentation de l’éditeur : Ce dimanche soir, tes jours d'homme m'ont filé entre les doigts. Au presque-commencement de ma vie, je t'ai perdu, toi avec qui je voulais la finir.
La voix blanche et la colère noire, j'ai eu beau t'appeler, tu étais déjà parti, loin. Ta vie, minuscule tourbillon de quelques lunes et soleils, cessait là de tournoyer, sur le rivage carrelé blanc et glacé d'un hôpital.
Je fais le rêve que l'on nous redonne une poignée d'heures, ravies entre le tomber d'un jour et le lever d'un autre. Ce ne sera qu'un tout petit montent, le temps de refermer les portes de notre vie ensemble. Rien qu'une escale pour rattraper ce temps arraché, et te dire l'après-toi, le sans-toi, la béance à chaque seconde de mes jours depuis ta vie suspendue...
Poussière d'homme est une parole d'amour, d'homme à homme, dans un océan de perte et de chagrin.
Ce récit est le rêve fou de ces adieux, la mise en mots de l'insoutenable absence, comme un supplément d'amour lorsqu'on craint que la douleur nous précipite dans la folie.

Depuis sa sortie, j’avais sur ma liseuse un roman de David Lelait-Helo : « quand je serai grand, je serai Nana Mouskouri ». Avant de me décider (enfin !) à le commencer, j’ai voulu en savoir un peu plus sur son auteur et c’est ainsi que j’ai découvert ce témoignage écrit il y a quelques années, après la mort de son compagnon, le grand amour de sa vie. Suite à plusieurs avis dithyrambiques à son sujet, j’ai eu très envie de le lire ! Et comme j’ai bien fait…
Ce court roman (court par son nombre de pages mais tellement grand par son contenu) est une magnifique déclaration d’amour à l’être aimé, prématurément emporté par la maladie. L’histoire de cet amour infini est bouleversante. L’écriture est très belle, plein de poésie, de douceur et de sensibilité. Chaque mot semble avoir été choisi avec soin pour nous toucher en plein cœur… à tel point que l’on se sent parfois comme un intrus dans cette histoire d’amour fusionnel.

« La douleur, ce sont tous ces mots que l'on accroche entre eux pour trouver un sens à une absence qui n'en a aucun. »

« Où que tu sois, ailleurs ou nulle part, tu vibres à jamais en moi, cours dans mon sang, palpites dans mes veines. Tu t'écoules en moi comme l'eau de pluie ravine, lente et délicieuse, une terre asséchée. Je te porterai haut tant qu'un peu d'air me gonflera la poitrine. Je ne serai plus jamais moi, je suis nous . »

« Mais l'absence se rit du temps, elle déchire les calendriers, dérègle les horloges, rend folles leurs aiguilles. L'absence est un compagnon fidèle qui ourle désormais mes chemins d'exilé. »

 

quand-je-serai-grand5

Quand je serai grand, je serai Nana Mouskouri (David Lelait-Helo) ♥♥♥♥
Présentation de l’éditeur : Dès l’enfance, Milou a des ambitions qui ont de quoi surprendre. Dans la cour de récréation, ce drôle de petit garçon aime jouer à la princesse, et faire de ses copines ses soldats. Il s’imaginera aussi un destin dans la peau d’un monstre orange, le Casimir de L’île aux enfants, avant de se mettre en tête qu’il est la plus puissante des reines d’Égypte.
Mais quand il a treize ans, une voix fait chavirer tous ses projets. Celle de Nana Mouskouri. C’est décidé : il sera cette femme-là !
Que d’embûches… Car Milou n’est pas grec, il ne porte ni lunettes ni longue robe pailletée, il ne sait pas chanter et, pire que tout, il découvre, effaré, qu’il est un garçon. Pourtant, Milou a plus d’un tour dans son sac…
Son truc à lui, au fil des années, jusqu’au soir de ses quarante ans, c’est de défier le réel pour suivre son rêve. Un rêve qui le mènera bien plus loin qu’il ne l’avait imaginé…
Le récit d’un homme qu’un rêve d’enfance a guidé et sauvé de tout. David Lelait-Helo pose la question de la construction de soi au fil de l’enfance et de l’adolescence. Il nous parle de notre quête d’idéal, de notre part de rêve, de la complexité de notre identité, mais aussi du jeu trouble de l’identification du fan avec la star.

Voilà un petit moment que ce livre attendait sur ma liseuse ! Malgré les bonnes critiques lues à son sujet, je ne me décidais pas à le commencer... peut-être à cause de ce titre improbable ! Et pourtant, maintenant que je l’ai lu, je me dis que ce titre est parfaitement choisi !
Ce court roman est un très bel hymne à la tolérance et au respect des différences. Malgré des moments difficiles (l’auteur a vécu beaucoup de brimades durant son enfance et son adolescence, à cause justement de sa « différence »... et dans notre société, si on ne rentre pas dans le moule, on est très facilement jugé et montré du doigt !), ce livre est plein d’espoir et surtout très émouvant. La ténacité de Milou à poursuivre son rêve (ce rêve qui lui permettra de se construire, de s’accepter et de devenir l’homme qu’il est aujourd’hui), à le transformer au fil des années sans jamais l’abandonner vraiment, est une belle leçon de vie. Vous l’aurez compris, j’ai été très touchée par ce roman où j’ai retrouvé avec plaisir la plume sensible découverte dans « Poussière d’homme »

 « Ça meurt un rêve ? 
Ça arrive parfois et c’est terrible.
Ton rêve meurt et tu n’as plus qu’à mourir avec lui. 
À petit feu le plus souvent. 
Mais par miracle, dans les braises, poussent parfois des rêves tout neufs… »

« Ça fait comment quand on rêve ? 
C’est comme vivre sans rien devant, sans rien derrière, juste en équilibre au-dessus d’un improbable désir. Sans craindre jamais de tomber, en se sentant protégé. »

 

November9

November 9 (Colleen Hoover) 

Présentation de l’éditeur : Quand l'amour s'écrit au futur...
Fallon et Ben se rencontrent par hasard alors que leur vie est en train de changer. 
La jeune femme est sur le point d'aller s'installer à New York où elle espère poursuivre une carrière d'actrice au théâtre. Ben veut devenir écrivain. 
Ils se croisent comme des étoiles filantes mais l'intensité de ce qu'ils partagent les pousse à se fixer un rendez-vous annuel, le neuf novembre. 
Fallon devient alors la source d'inspiration du roman de Ben. Chaque rendez-vous est unemine d'informations pour lui et, pour tous les deux, c'est le moyen de faire le point sur leur vie. 
Jusqu'au jour, un neuf novembre évidemment, où Fallon se met à douter de ce que Ben lui raconte sur lui-même. Peut-il avoir inventé sa vie comme un roman ? Et pourquoi ferait-il une chose pareille
?

Ce roman est le quatrième de Colleen Hoover que je lis et avec cette auteure, il semblerait que ce soit un coup oui un coup non !!!! J'avais beaucoup aimé "Maybe Someday", avais été déçue par  "Ugly" puis de nouveau conquise par "Confess

Cette fois, c’est une nouvelle déception. Ce roman se lit très facilement mais je l’ai trouvé mièvre, absolument pas crédible, avec un florilège de rebondissements totalement improbables et plein de clichés du début à la fin (une fin à l’image de tout le roman, sans aucune vraisemblance !!). J’aime les bons sentiments, à condition qu’ils soient distillés à une juste dose. Ici, c’est trop et on tombe dans une caricature de roman à l’eau de rose !

 

 

barre-livres

J'ai terminé...

 

lus

 

Je suis en train de lire....

 

Tout-ce-que-tu-vas-vivre